AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Donner à voir l'inexistant : politiques du visible, de Paul Celan aux arts visuels (IV)

Vicky SKOUMBI

dateDate : 23/11/2022 heure Début : 20h15 -> Fin : 22h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us02web.zoom.us/j/88603090594?pwd=VXZKQUZLcG5wOVdWS2RrMEEvWUI2Zz09 - Meeting ID: 886 0309 0594 - Passcode : 542899

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la revue grecque αληthεια.


À l’intersection du poème et des arts visuels, nous aimerions questionner les modes d’apparition de l’inexistant dans l’art, poésie comprise. Face au déluge d’images qui sature notre vue, des poètes et des artistes tentent de mettre en lumière ce qui hante les interstices et les marges d’une visibilité supposée sans reste. À l’hypervisibilité du flux continu d’images qui multiplie sans cesse les angles morts et les taches aveugles, plusieurs artistes contemporains opposent des stratégies novatrices pour donner à voir le plus inapparent.
Dans un premier temps, nous avons examiné les modes d’inscription de l’inexistant dans la poésie de Paul Celan. Nous avons essayé de cerner le rapport entre le regard et la voix dans son œuvre. Par la suite, nous avons entrepris l’exploration des procédés adoptés par des artistes contemporains afin de mettre en évidence ce qui paraît condamné à l’invisibilité. Pour arracher l’inexistant à son inapparence, des artistes ont recours à des procédures de soustraction et de temporalisation de l’image. Les écarts introduits au sein de celles-ci opèrent une ouverture vers une temporalité différée et décalée, à l’encontre de l’immédiateté de l’instantané. Par des procédés de prélèvement et de soustraction, des images peuvent être transformées en instances d’interruption du flux.
Jouant sur le battement apparition/disparition, des artistes arrivent à faire vaciller l’évidence de l’identité vers des zones d’indiscernabilité qui élargissent le champ des possibles. De même, une mise en œuvre en partie suspendue leur permet d’enclencher un processus de dé-création. Ils inventent ainsi des modalités d’inscription dans le visible d’un « moins », qui s’avère le site d’émergence d’un « plus ». Ce sont justement celles-ci qui constituent l’objet de notre travail de recherche.
En cheminant toujours entre poésie et arts visuels, nous allons continuer cette année notre exploration des modes d’émergence de l’inexistant au sein du régime actuel d’hypervisibilité.

Intervenants :
– Mercredi 9 novembre : séance consacrée au poème de Paul Celan Fugue de mort [Todesfuge] et à sa réception en Allemagne.
Intervenant : Jean-Pierre Lefebvre, professeur émérite à l'ENS et membre de la Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung

– Mercredi 23 novembre : séance consacrée au  Caillou blanc pour Paul Celan de Colette Brunschwig
Intervenants :
Valérie Grais de la Galerie Convergences
et Robert Lévy, professeur honoraire de philosophie 

– Mercredi 30 novembre : séance consacrée à l'œuvre photographique de Bruno Serralongue et plus particulièrement sur Calais.Témoigner de la Jungle 
Intervenants : 
Isabelle Renard, cheffe de collections au Musée Nationale de l'Histoire de l'Immigration
et Bruno Serralongue, photographe 

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Donner à voir l'inexistant : politiques du visible, de Paul Celan aux arts visuels (IV)

Vicky SKOUMBI

dateDate : 30/11/2022 heure Début : 20h15 -> Fin : 22h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us02web.zoom.us/j/88603090594?pwd=VXZKQUZLcG5wOVdWS2RrMEEvWUI2Zz09 - Meeting ID: 886 0309 0594 - Passcode : 542899

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la revue grecque αληthεια.


À l’intersection du poème et des arts visuels, nous aimerions questionner les modes d’apparition de l’inexistant dans l’art, poésie comprise. Face au déluge d’images qui sature notre vue, des poètes et des artistes tentent de mettre en lumière ce qui hante les interstices et les marges d’une visibilité supposée sans reste. À l’hypervisibilité du flux continu d’images qui multiplie sans cesse les angles morts et les taches aveugles, plusieurs artistes contemporains opposent des stratégies novatrices pour donner à voir le plus inapparent.
Dans un premier temps, nous avons examiné les modes d’inscription de l’inexistant dans la poésie de Paul Celan. Nous avons essayé de cerner le rapport entre le regard et la voix dans son œuvre. Par la suite, nous avons entrepris l’exploration des procédés adoptés par des artistes contemporains afin de mettre en évidence ce qui paraît condamné à l’invisibilité. Pour arracher l’inexistant à son inapparence, des artistes ont recours à des procédures de soustraction et de temporalisation de l’image. Les écarts introduits au sein de celles-ci opèrent une ouverture vers une temporalité différée et décalée, à l’encontre de l’immédiateté de l’instantané. Par des procédés de prélèvement et de soustraction, des images peuvent être transformées en instances d’interruption du flux.
Jouant sur le battement apparition/disparition, des artistes arrivent à faire vaciller l’évidence de l’identité vers des zones d’indiscernabilité qui élargissent le champ des possibles. De même, une mise en œuvre en partie suspendue leur permet d’enclencher un processus de dé-création. Ils inventent ainsi des modalités d’inscription dans le visible d’un « moins », qui s’avère le site d’émergence d’un « plus ». Ce sont justement celles-ci qui constituent l’objet de notre travail de recherche.
En cheminant toujours entre poésie et arts visuels, nous allons continuer cette année notre exploration des modes d’émergence de l’inexistant au sein du régime actuel d’hypervisibilité.

Intervenants :
– Mercredi 9 novembre : séance consacrée au poème de Paul Celan Fugue de mort [Todesfuge] et à sa réception en Allemagne.
Intervenant : Jean-Pierre Lefebvre, professeur émérite à l'ENS et membre de la Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung

– Mercredi 23 novembre : séance consacrée au  Caillou blanc pour Paul Celan de Colette Brunschwig
Intervenants :
Valérie Grais de la Galerie Convergences
et Robert Lévy, professeur honoraire de philosophie 

– Mercredi 30 novembre : séance consacrée à l'œuvre photographique de Bruno Serralongue et plus particulièrement sur Calais.Témoigner de la Jungle 
Intervenants : 
Isabelle Renard, cheffe de collections au Musée Nationale de l'Histoire de l'Immigration
et Bruno Serralongue, photographe 

>> Partager

    image philosophie