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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut la poésie à l'âge du Capital ? Réserves pour une praxis de l'écriture

Yoann LOIR

dateDate : 01/12/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://univlyon3.webex.com/meet/yoann.loir

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


L’insistance sur la conjonction Poésie et Révolution a laissé dans l’ombre la question fondamentale du rapport antithétique de la Poésie au Capital. Depuis les nouvelles modalités du lyrisme inventées par Baudelaire à l’apogée du capitalisme jusqu’aux supermarchés de Houellebecq, en passant par le scandale de Panama chez Mallarmé et par les stratégies de Debord, quelques figures exemplaires et isolées ont pourtant hérité de cette antithèse criarde et senti la nécessité d’en faire l’objet d’une construction poétique. En situant leur poème à l’âge du Capital au risque d’être accusés de duplicité ou de trahison, ces écrivains ont interdit d’acter l’existence d’une société sans poème – sinon à l’état latent, comme la négation d’un ordre existant. Ce geste visant l’appropriation de la situation historique trahit une écriture qui ne jouit ni de perspectives politiques préalablement déterminées ni d’une assise théorique pouvant l’assurer de l’orientation de l’histoire sociale. En recueillant ces tentatives, le séminaire cherchera à montrer que la poésie s’enquiert des ambiguïtés réellement constitutives qui éclairent sa situation dans la « société productrice de marchandises » et offrent en retour un aperçu sur le principe de sociabilité qui régit cette société.
La crise de l’expérience poétique diagnostiquée par Walter Benjamin sera abordée en articulant les conditions matérielles de production du poème avec ses enjeux symboliques. Comprendre l’actualité de la poésie dans le cadre d’une théorie matérialiste ne revient pas seulement à interroger les effets de l’infrastructure, c’est établir ses coordonnées dans le champ symbolique où « Capital », « Marchandise », « Argent », « Travail » deviennent des noms. En quoi le pouvoir de nomination, la forme, le rythme et les images poétiques sont-ils en mesure de contrebalancer le discours englobant de l’économie ? Quelle efficacité pragmatique accorder à la poésie ? Quelles réserves offre-t-elle pour constituer une praxis de l’écriture ?
Séances avec intervenants :
- Jeudi 17 novembre : Bertrand Marchal, professeur émérite de littérature française du XIXe siècle à l'Université Paris Sorbonne
- Jeudi 1er décembre : Stéphane Zagdanski, romancier et essayiste
- Jeudi 12 janvier : David Jérôme, docteur en philosophie, enseignant au lycée du Val-de-Saône de Trévoux

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut la poésie à l'âge du Capital ? Réserves pour une praxis de l'écriture

Yoann LOIR

dateDate : 15/12/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://univlyon3.webex.com/meet/yoann.loir

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


L’insistance sur la conjonction Poésie et Révolution a laissé dans l’ombre la question fondamentale du rapport antithétique de la Poésie au Capital. Depuis les nouvelles modalités du lyrisme inventées par Baudelaire à l’apogée du capitalisme jusqu’aux supermarchés de Houellebecq, en passant par le scandale de Panama chez Mallarmé et par les stratégies de Debord, quelques figures exemplaires et isolées ont pourtant hérité de cette antithèse criarde et senti la nécessité d’en faire l’objet d’une construction poétique. En situant leur poème à l’âge du Capital au risque d’être accusés de duplicité ou de trahison, ces écrivains ont interdit d’acter l’existence d’une société sans poème – sinon à l’état latent, comme la négation d’un ordre existant. Ce geste visant l’appropriation de la situation historique trahit une écriture qui ne jouit ni de perspectives politiques préalablement déterminées ni d’une assise théorique pouvant l’assurer de l’orientation de l’histoire sociale. En recueillant ces tentatives, le séminaire cherchera à montrer que la poésie s’enquiert des ambiguïtés réellement constitutives qui éclairent sa situation dans la « société productrice de marchandises » et offrent en retour un aperçu sur le principe de sociabilité qui régit cette société.
La crise de l’expérience poétique diagnostiquée par Walter Benjamin sera abordée en articulant les conditions matérielles de production du poème avec ses enjeux symboliques. Comprendre l’actualité de la poésie dans le cadre d’une théorie matérialiste ne revient pas seulement à interroger les effets de l’infrastructure, c’est établir ses coordonnées dans le champ symbolique où « Capital », « Marchandise », « Argent », « Travail » deviennent des noms. En quoi le pouvoir de nomination, la forme, le rythme et les images poétiques sont-ils en mesure de contrebalancer le discours englobant de l’économie ? Quelle efficacité pragmatique accorder à la poésie ? Quelles réserves offre-t-elle pour constituer une praxis de l’écriture ?
Séances avec intervenants :
- Jeudi 17 novembre : Bertrand Marchal, professeur émérite de littérature française du XIXe siècle à l'Université Paris Sorbonne
- Jeudi 1er décembre : Stéphane Zagdanski, romancier et essayiste
- Jeudi 12 janvier : David Jérôme, docteur en philosophie, enseignant au lycée du Val-de-Saône de Trévoux

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut la poésie à l'âge du Capital ? Réserves pour une praxis de l'écriture

Yoann LOIR

dateDate : 12/01/2023 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

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lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


L’insistance sur la conjonction Poésie et Révolution a laissé dans l’ombre la question fondamentale du rapport antithétique de la Poésie au Capital. Depuis les nouvelles modalités du lyrisme inventées par Baudelaire à l’apogée du capitalisme jusqu’aux supermarchés de Houellebecq, en passant par le scandale de Panama chez Mallarmé et par les stratégies de Debord, quelques figures exemplaires et isolées ont pourtant hérité de cette antithèse criarde et senti la nécessité d’en faire l’objet d’une construction poétique. En situant leur poème à l’âge du Capital au risque d’être accusés de duplicité ou de trahison, ces écrivains ont interdit d’acter l’existence d’une société sans poème – sinon à l’état latent, comme la négation d’un ordre existant. Ce geste visant l’appropriation de la situation historique trahit une écriture qui ne jouit ni de perspectives politiques préalablement déterminées ni d’une assise théorique pouvant l’assurer de l’orientation de l’histoire sociale. En recueillant ces tentatives, le séminaire cherchera à montrer que la poésie s’enquiert des ambiguïtés réellement constitutives qui éclairent sa situation dans la « société productrice de marchandises » et offrent en retour un aperçu sur le principe de sociabilité qui régit cette société.
La crise de l’expérience poétique diagnostiquée par Walter Benjamin sera abordée en articulant les conditions matérielles de production du poème avec ses enjeux symboliques. Comprendre l’actualité de la poésie dans le cadre d’une théorie matérialiste ne revient pas seulement à interroger les effets de l’infrastructure, c’est établir ses coordonnées dans le champ symbolique où « Capital », « Marchandise », « Argent », « Travail » deviennent des noms. En quoi le pouvoir de nomination, la forme, le rythme et les images poétiques sont-ils en mesure de contrebalancer le discours englobant de l’économie ? Quelle efficacité pragmatique accorder à la poésie ? Quelles réserves offre-t-elle pour constituer une praxis de l’écriture ?
Séances avec intervenants :
- Jeudi 17 novembre : Bertrand Marchal, professeur émérite de littérature française du XIXe siècle à l'Université Paris Sorbonne
- Jeudi 1er décembre : Stéphane Zagdanski, romancier et essayiste
- Jeudi 12 janvier : David Jérôme, docteur en philosophie, enseignant au lycée du Val-de-Saône de Trévoux

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Que peut la poésie à l'âge du Capital ? Réserves pour une praxis de l'écriture

Yoann LOIR

dateDate : 26/01/2023 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://univlyon3.webex.com/meet/yoann.loir

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


L’insistance sur la conjonction Poésie et Révolution a laissé dans l’ombre la question fondamentale du rapport antithétique de la Poésie au Capital. Depuis les nouvelles modalités du lyrisme inventées par Baudelaire à l’apogée du capitalisme jusqu’aux supermarchés de Houellebecq, en passant par le scandale de Panama chez Mallarmé et par les stratégies de Debord, quelques figures exemplaires et isolées ont pourtant hérité de cette antithèse criarde et senti la nécessité d’en faire l’objet d’une construction poétique. En situant leur poème à l’âge du Capital au risque d’être accusés de duplicité ou de trahison, ces écrivains ont interdit d’acter l’existence d’une société sans poème – sinon à l’état latent, comme la négation d’un ordre existant. Ce geste visant l’appropriation de la situation historique trahit une écriture qui ne jouit ni de perspectives politiques préalablement déterminées ni d’une assise théorique pouvant l’assurer de l’orientation de l’histoire sociale. En recueillant ces tentatives, le séminaire cherchera à montrer que la poésie s’enquiert des ambiguïtés réellement constitutives qui éclairent sa situation dans la « société productrice de marchandises » et offrent en retour un aperçu sur le principe de sociabilité qui régit cette société.
La crise de l’expérience poétique diagnostiquée par Walter Benjamin sera abordée en articulant les conditions matérielles de production du poème avec ses enjeux symboliques. Comprendre l’actualité de la poésie dans le cadre d’une théorie matérialiste ne revient pas seulement à interroger les effets de l’infrastructure, c’est établir ses coordonnées dans le champ symbolique où « Capital », « Marchandise », « Argent », « Travail » deviennent des noms. En quoi le pouvoir de nomination, la forme, le rythme et les images poétiques sont-ils en mesure de contrebalancer le discours englobant de l’économie ? Quelle efficacité pragmatique accorder à la poésie ? Quelles réserves offre-t-elle pour constituer une praxis de l’écriture ?
Séances avec intervenants :
- Jeudi 17 novembre : Bertrand Marchal, professeur émérite de littérature française du XIXe siècle à l'Université Paris Sorbonne
- Jeudi 1er décembre : Stéphane Zagdanski, romancier et essayiste
- Jeudi 12 janvier : David Jérôme, docteur en philosophie, enseignant au lycée du Val-de-Saône de Trévoux

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