AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Le parc humain. Enclave et vulnérabilité d'Alfred Kubin à Westworld

Julien JEUSETTE et Ezio PUGLIA

dateDate : 02/12/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us06web.zoom.us/j/83963311141?pwd=NnhOUzJhbzZ3SjFsek4vMmoxcE9VZz09 ID de réunion : 839 6331 1141, Code secret : 888854

lieu Adresse : Salle des Mariages, Mairie Paris Centre, 2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Mairie Paris Centre.


Les enclaves foisonnent dans la fiction contemporaine. Parallèlement aux murs qui sont érigés à travers le monde, d’innombrables romans, films et séries présentent aujourd’hui des espaces clos dans lesquels des populations confinées sont séparées les unes des autres – constituées en tant qu’autres par le fait même de cet enclavement. Ces espaces peuvent être interprétés comme des « parcs humains », à savoir des lieux fermés qui promettent aux uns l’invulnérabilité, tandis que d’autres sont repoussés à l’extérieur et réduits au statut de spectres menaçants. Si Peter Sloterdijk, dans Règles pour le parc humain (1999), défend la thèse anthropologique selon laquelle « les hommes sont des créatures qui se soignent et se protègent elles-mêmes, des créatures qui, où qu’elles vivent, créent autour d’elles un espace en forme de parc », nous voudrions, à l’inverse, historiciser cette spatialisation du politique, inséparable selon nous de l’ère des masses. Des premiers parcs à thème, au début du XXe siècle, jusqu’aux communautés fermées, en passant par toutes les formes de zoning, la modernité architecturale a fait de l’enclave un habitat désirable. Et pourtant, cette utopie d’un espace protégé qui exclut l’imprévisible a immédiatement été saisie par les écrivains (à commencer par Alfred Kubin dans L’Autre Côté) comme une fiction certes séduisante, mais mortifère.
En étudiant les modalités esthétiques selon lesquelles la littérature et le cinéma reconfigurent les parcs humains et pensent leur ambivalence, ce séminaire proposera une archéologie de la tentation contemporaine de l’enclavement, et examinera le caractère inséparable de l’espace et de l’éthique – comment, en d’autres termes, un type d’architecture fait faire, induit des comportements, organise tacitement la praxis humaine. Peut-être serons-nous alors en mesure d’envisager pour notre monde ce que Jean-Luc Nancy nomme la déclosion, à savoir « l’ouverture d’un enclos, la levée d’une clôture ».

Intervenants :
– Vendredi 18 novembre : Julien Jeusette, LSRS Luxembourg, et Ezio Puglia, chercheur indépendant, introduction
– Vendredi 2 décembre : Bruce Bégout, Université Bordeaux Montaigne
– Vendredi 16 décembre : Bernard E. Harcourt, Columbia University/EHESS 
– Vendredi 20 janvier : Yves Citton, Université Paris 8
– Vendredi 27 janvier : Julien Jeusette et Ezio Puglia

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Le parc humain. Enclave et vulnérabilité d'Alfred Kubin à Westworld

Julien JEUSETTE et Ezio PUGLIA

dateDate : 16/12/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us06web.zoom.us/j/83963311141?pwd=NnhOUzJhbzZ3SjFsek4vMmoxcE9VZz09 ID de réunion : 839 6331 1141, Code secret : 888854

lieu Adresse : Salle des Mariages, Mairie Paris Centre, 2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Mairie Paris Centre.


Les enclaves foisonnent dans la fiction contemporaine. Parallèlement aux murs qui sont érigés à travers le monde, d’innombrables romans, films et séries présentent aujourd’hui des espaces clos dans lesquels des populations confinées sont séparées les unes des autres – constituées en tant qu’autres par le fait même de cet enclavement. Ces espaces peuvent être interprétés comme des « parcs humains », à savoir des lieux fermés qui promettent aux uns l’invulnérabilité, tandis que d’autres sont repoussés à l’extérieur et réduits au statut de spectres menaçants. Si Peter Sloterdijk, dans Règles pour le parc humain (1999), défend la thèse anthropologique selon laquelle « les hommes sont des créatures qui se soignent et se protègent elles-mêmes, des créatures qui, où qu’elles vivent, créent autour d’elles un espace en forme de parc », nous voudrions, à l’inverse, historiciser cette spatialisation du politique, inséparable selon nous de l’ère des masses. Des premiers parcs à thème, au début du XXe siècle, jusqu’aux communautés fermées, en passant par toutes les formes de zoning, la modernité architecturale a fait de l’enclave un habitat désirable. Et pourtant, cette utopie d’un espace protégé qui exclut l’imprévisible a immédiatement été saisie par les écrivains (à commencer par Alfred Kubin dans L’Autre Côté) comme une fiction certes séduisante, mais mortifère.
En étudiant les modalités esthétiques selon lesquelles la littérature et le cinéma reconfigurent les parcs humains et pensent leur ambivalence, ce séminaire proposera une archéologie de la tentation contemporaine de l’enclavement, et examinera le caractère inséparable de l’espace et de l’éthique – comment, en d’autres termes, un type d’architecture fait faire, induit des comportements, organise tacitement la praxis humaine. Peut-être serons-nous alors en mesure d’envisager pour notre monde ce que Jean-Luc Nancy nomme la déclosion, à savoir « l’ouverture d’un enclos, la levée d’une clôture ».

Intervenants :
– Vendredi 18 novembre : Julien Jeusette, LSRS Luxembourg, et Ezio Puglia, chercheur indépendant, introduction
– Vendredi 2 décembre : Bruce Bégout, Université Bordeaux Montaigne
– Vendredi 16 décembre : Bernard E. Harcourt, Columbia University/EHESS 
– Vendredi 20 janvier : Yves Citton, Université Paris 8
– Vendredi 27 janvier : Julien Jeusette et Ezio Puglia

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Le parc humain. Enclave et vulnérabilité d'Alfred Kubin à Westworld

Julien JEUSETTE et Ezio PUGLIA

dateDate : 20/01/2023 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us06web.zoom.us/j/83963311141?pwd=NnhOUzJhbzZ3SjFsek4vMmoxcE9VZz09 ID de réunion : 839 6331 1141, Code secret : 888854

lieu Adresse : Salle des Mariages, Mairie Paris Centre, 2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Mairie Paris Centre.


Les enclaves foisonnent dans la fiction contemporaine. Parallèlement aux murs qui sont érigés à travers le monde, d’innombrables romans, films et séries présentent aujourd’hui des espaces clos dans lesquels des populations confinées sont séparées les unes des autres – constituées en tant qu’autres par le fait même de cet enclavement. Ces espaces peuvent être interprétés comme des « parcs humains », à savoir des lieux fermés qui promettent aux uns l’invulnérabilité, tandis que d’autres sont repoussés à l’extérieur et réduits au statut de spectres menaçants. Si Peter Sloterdijk, dans Règles pour le parc humain (1999), défend la thèse anthropologique selon laquelle « les hommes sont des créatures qui se soignent et se protègent elles-mêmes, des créatures qui, où qu’elles vivent, créent autour d’elles un espace en forme de parc », nous voudrions, à l’inverse, historiciser cette spatialisation du politique, inséparable selon nous de l’ère des masses. Des premiers parcs à thème, au début du XXe siècle, jusqu’aux communautés fermées, en passant par toutes les formes de zoning, la modernité architecturale a fait de l’enclave un habitat désirable. Et pourtant, cette utopie d’un espace protégé qui exclut l’imprévisible a immédiatement été saisie par les écrivains (à commencer par Alfred Kubin dans L’Autre Côté) comme une fiction certes séduisante, mais mortifère.
En étudiant les modalités esthétiques selon lesquelles la littérature et le cinéma reconfigurent les parcs humains et pensent leur ambivalence, ce séminaire proposera une archéologie de la tentation contemporaine de l’enclavement, et examinera le caractère inséparable de l’espace et de l’éthique – comment, en d’autres termes, un type d’architecture fait faire, induit des comportements, organise tacitement la praxis humaine. Peut-être serons-nous alors en mesure d’envisager pour notre monde ce que Jean-Luc Nancy nomme la déclosion, à savoir « l’ouverture d’un enclos, la levée d’une clôture ».

Intervenants :
– Vendredi 18 novembre : Julien Jeusette, LSRS Luxembourg, et Ezio Puglia, chercheur indépendant, introduction
– Vendredi 2 décembre : Bruce Bégout, Université Bordeaux Montaigne
– Vendredi 16 décembre : Bernard E. Harcourt, Columbia University/EHESS 
– Vendredi 20 janvier : Yves Citton, Université Paris 8
– Vendredi 27 janvier : Julien Jeusette et Ezio Puglia

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Le parc humain. Enclave et vulnérabilité d'Alfred Kubin à Westworld

Julien JEUSETTE et Ezio PUGLIA

dateDate : 27/01/2023 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us06web.zoom.us/j/83963311141?pwd=NnhOUzJhbzZ3SjFsek4vMmoxcE9VZz09 ID de réunion : 839 6331 1141, Code secret : 888854

lieu Adresse : Salle des Mariages, Mairie Paris Centre, 2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Mairie Paris Centre.


Les enclaves foisonnent dans la fiction contemporaine. Parallèlement aux murs qui sont érigés à travers le monde, d’innombrables romans, films et séries présentent aujourd’hui des espaces clos dans lesquels des populations confinées sont séparées les unes des autres – constituées en tant qu’autres par le fait même de cet enclavement. Ces espaces peuvent être interprétés comme des « parcs humains », à savoir des lieux fermés qui promettent aux uns l’invulnérabilité, tandis que d’autres sont repoussés à l’extérieur et réduits au statut de spectres menaçants. Si Peter Sloterdijk, dans Règles pour le parc humain (1999), défend la thèse anthropologique selon laquelle « les hommes sont des créatures qui se soignent et se protègent elles-mêmes, des créatures qui, où qu’elles vivent, créent autour d’elles un espace en forme de parc », nous voudrions, à l’inverse, historiciser cette spatialisation du politique, inséparable selon nous de l’ère des masses. Des premiers parcs à thème, au début du XXe siècle, jusqu’aux communautés fermées, en passant par toutes les formes de zoning, la modernité architecturale a fait de l’enclave un habitat désirable. Et pourtant, cette utopie d’un espace protégé qui exclut l’imprévisible a immédiatement été saisie par les écrivains (à commencer par Alfred Kubin dans L’Autre Côté) comme une fiction certes séduisante, mais mortifère.
En étudiant les modalités esthétiques selon lesquelles la littérature et le cinéma reconfigurent les parcs humains et pensent leur ambivalence, ce séminaire proposera une archéologie de la tentation contemporaine de l’enclavement, et examinera le caractère inséparable de l’espace et de l’éthique – comment, en d’autres termes, un type d’architecture fait faire, induit des comportements, organise tacitement la praxis humaine. Peut-être serons-nous alors en mesure d’envisager pour notre monde ce que Jean-Luc Nancy nomme la déclosion, à savoir « l’ouverture d’un enclos, la levée d’une clôture ».

Intervenants :
– Vendredi 18 novembre : Julien Jeusette, LSRS Luxembourg, et Ezio Puglia, chercheur indépendant, introduction
– Vendredi 2 décembre : Bruce Bégout, Université Bordeaux Montaigne
– Vendredi 16 décembre : Bernard E. Harcourt, Columbia University/EHESS 
– Vendredi 20 janvier : Yves Citton, Université Paris 8
– Vendredi 27 janvier : Julien Jeusette et Ezio Puglia

>> Partager

    image philosophie