AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Colloque Philosophie/Philosophies

Adorno et la scène philosophique, dialectique et métaphysique

Marc GOLDSCHMIT

dateDate : 24/06/2022 heure Début : 9h30 -> Fin : 18h  Hybride

lieu Adresse : Salle Alfred Grosser, Fondation de l'Allemagne - Maison Heinrich Heine, Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), 27C boulevard Jourdan, 75014 Paris

Résumé : Colloque organisé avec le soutien de l'Université Federico II de Naples (Italie) et de la Fondation de l'Allemagne - Maison Heinrich Heine.


Le présent colloque voudrait mettre en lumière le travail des concepts dans la philosophie d’Adorno, dont la rigueur, la force et l’originalité proviennent d’un rapport intense et approfondi à l’histoire de la philosophie. L’inscription historique et textuelle de ce travail conceptuel sera l’occasion de donner à entendre l’actualité de cette philosophie et sa réserve d’avenir.
Cette mise en perspective historique pourra s’intéresser à l’affinité de la philosophie politique d’Adorno avec ses positions esthétiques et reviendra sur la mise en crise de la métaphysique occidentale articulée à un renouvellement inédit de la dialectique. En plaçant la philosophie devant une loi tragique : « penser et agir en sorte qu’Auschwitz ne se répète pas, que rien de semblable n’arrive » (Dialectique négative, p. 286), Adorno lie le sort de la métaphysique à celui de la dialectique : la critique de la métaphysique s’accompagne en effet de la contestation de la philosophie hégélienne de l’identité, de la totalité et d’une mise en cause de sa teneur spéculative.
La dialectique, entraînée dans la chute de la métaphysique et de la culture, oblige la philosophie à un renouvellement du rapport au logos. Dans cette chute, la dialectique est atteinte par la dislocation venue du réel et de la catastrophe historique, et entre alors dans un rapport de constellation avec l’expérience métaphysique qui anime les micrologies. La dialectique ne peut plus procéder d’un mouvement de relève ordonné à la réconciliation et à l’unité spéculative des déterminations opposées, et elle fait surgir une négativité qui ne se convertit plus en positif.
C’est l’expérience métaphysique qui contraint la dialectique à renoncer à la construction d’un savoir absolu et oblige le concept à penser le non conceptuel en inventant la méthode de la constellation. Cette méthode est inséparable du sauvetage critique de la métaphysique qui émigre dans la micrologie. La dialectique négative donne lieu aux micrologies et forme des constellations lorsqu’elle est « solidaire de la métaphysique à l’instant de sa chute » (ibid., p. 317).
Intervenants : Isabelle Alfandary, ancienne directrice de programme et ancienne présidente de l’Assemblée collégiale du CIPh, professeure de littérature américaine, Université Sorbonne Nouvelle ; Christian Berner, professeur à l’Université Paris Nanterre ; Jacques-Olivier Bégot, professeur à l’Université de Rennes 1 ; Raffaele Carbone, professeur à l’Université Federico II de Naples et CIPh ; Julia Christ, chargée de recherche CNRS EHESS ; Michèle Cohen-Halimi, professeur à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis ; Marc Goldschmit, directeur de programme au CIPh, ancien directeur et ancien président de son Assemblée collégiale ; Alain-Patrick Olivier, professeur à l’Université de Nantes ; Claire Pagès, maître de conférences, Université de Tours et ancienne directrice de programme et vice-présidente du CIPh ; Emmanuel Renault, professeur à l’Université Paris Nanterre ; Inga Roemer, professeur à l’Université de Grenoble ; Patrick Savidan, professeur à l’Université de Paris II Panthéon-Assas ; Alban Stuckel, doctorant, normalien et agregé de philosophie.

Ce colloque fera l'objet d'un programme détaillé.

>> Partager

    image philosophie

Colloque Philosophie/Philosophies

Adorno et la scène philosophique, dialectique et métaphysique

Marc GOLDSCHMIT

dateDate : 25/06/2022 heure Début : 9h30 -> Fin : 18h  Hybride

lieu Adresse : Salle Alfred Grosser, Fondation de l'Allemagne - Maison Heinrich Heine, Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), 27C boulevard Jourdan, 75014 Paris

Résumé : Colloque organisé avec le soutien de l'Université Federico II de Naples (Italie) et de la Fondation de l'Allemagne - Maison Heinrich Heine.


Le présent colloque voudrait mettre en lumière le travail des concepts dans la philosophie d’Adorno, dont la rigueur, la force et l’originalité proviennent d’un rapport intense et approfondi à l’histoire de la philosophie. L’inscription historique et textuelle de ce travail conceptuel sera l’occasion de donner à entendre l’actualité de cette philosophie et sa réserve d’avenir.
Cette mise en perspective historique pourra s’intéresser à l’affinité de la philosophie politique d’Adorno avec ses positions esthétiques et reviendra sur la mise en crise de la métaphysique occidentale articulée à un renouvellement inédit de la dialectique. En plaçant la philosophie devant une loi tragique : « penser et agir en sorte qu’Auschwitz ne se répète pas, que rien de semblable n’arrive » (Dialectique négative, p. 286), Adorno lie le sort de la métaphysique à celui de la dialectique : la critique de la métaphysique s’accompagne en effet de la contestation de la philosophie hégélienne de l’identité, de la totalité et d’une mise en cause de sa teneur spéculative.
La dialectique, entraînée dans la chute de la métaphysique et de la culture, oblige la philosophie à un renouvellement du rapport au logos. Dans cette chute, la dialectique est atteinte par la dislocation venue du réel et de la catastrophe historique, et entre alors dans un rapport de constellation avec l’expérience métaphysique qui anime les micrologies. La dialectique ne peut plus procéder d’un mouvement de relève ordonné à la réconciliation et à l’unité spéculative des déterminations opposées, et elle fait surgir une négativité qui ne se convertit plus en positif.
C’est l’expérience métaphysique qui contraint la dialectique à renoncer à la construction d’un savoir absolu et oblige le concept à penser le non conceptuel en inventant la méthode de la constellation. Cette méthode est inséparable du sauvetage critique de la métaphysique qui émigre dans la micrologie. La dialectique négative donne lieu aux micrologies et forme des constellations lorsqu’elle est « solidaire de la métaphysique à l’instant de sa chute » (ibid., p. 317).
Intervenants : Isabelle Alfandary, ancienne directrice de programme et ancienne présidente de l’Assemblée collégiale du CIPh, professeure de littérature américaine, Université Sorbonne Nouvelle ; Christian Berner, professeur à l’Université Paris Nanterre ; Jacques-Olivier Bégot, professeur à l’Université de Rennes 1 ; Raffaele Carbone, professeur à l’Université Federico II de Naples et CIPh ; Julia Christ, chargée de recherche CNRS EHESS ; Michèle Cohen-Halimi, professeur à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis ; Marc Goldschmit, directeur de programme au CIPh, ancien directeur et ancien président de son Assemblée collégiale ; Alain-Patrick Olivier, professeur à l’Université de Nantes ; Claire Pagès, maître de conférences, Université de Tours et ancienne directrice de programme et vice-présidente du CIPh ; Emmanuel Renault, professeur à l’Université Paris Nanterre ; Inga Roemer, professeur à l’Université de Grenoble ; Patrick Savidan, professeur à l’Université de Paris II Panthéon-Assas ; Alban Stuckel, doctorant, normalien et agregé de philosophie.

Ce colloque fera l'objet d'un programme détaillé.

>> Partager

    image philosophie