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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Donner à voir l'inexistant : politiques du visible, de Paul Celan aux arts visuels (III)

Vicky SKOUMBI

dateDate : 17/05/2022 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Hybride

nota beneCopier le lien dans votre navigateur : https://us02web.zoom.us/my/vicky.skoumbi

lieu Adresse : Salle non accessible aux personnes à mobilité réduite, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la revue grecque αληthεια.


À l’intersection du poème et des arts visuels, nous aimerions questionner les modes d’apparition de l’inexistant dans l’art, poésie comprise. Face au déluge d’images qui sature notre vue, des poètes et des artistes tentent de mettre en lumière ce qui hante les interstices et les marges d’une visibilité supposée sans reste. À l’hypervisibilité du flux continu d’images qui multiplie sans cesse les angles morts et les taches aveugles, plusieurs artistes contemporains opposent des stratégies novatrices pour donner à voir le plus inapparent.
Dans un premier temps, nous avons examiné les modes d’inscription de l’inexistant dans les poèmes de P. Celan. Nous avons essayé de cerner le rapport entre le regard et la voix dans son œuvre. Cette année nous allons reprendre l’exploration des procédés adoptés par des artistes contemporains afin de mettre en évidence ce qui paraît condamné à l’invisibilité. Pour arracher l’inexistant à son inapparence, des artistes ont recours à des procédures de soustraction et de temporalisation de l’image. Les écarts introduits au sein de celles-ci opèrent une ouverture vers une temporalité différée et décalée, au contre-pied de l’immédiateté de l’instantané. En les travaillant par prélèvement et soustraction, des images peuvent être transformées en instances d’interruption du flux.
À l’inflation envahissante des images, des artistes opposent le battement apparition/disparition. Ainsi arrivent-ils à faire vaciller l’évidence de l’identité vers des zones d’indiscernabilité qui élargissent le champ des possibles. En même temps, l’effet de dé-complétude, induit par une mise en œuvre en partie suspendue, leur permet d’enclencher un processus de dé-création. Ils inventent ainsi des modalités d’inscription dans le visible d’un « moins », qui s’avère le site d’émergence d’un « plus ». Ce sont justement celles-ci qui constituent l’objet de notre travail de recherche.

Intervenants :
- Lundi 7 mars : la séance sera consacrée à un débat autour de l'exposition  d'Anselm Kiefer : Pour Paul Celan.
Intervenant : Bertrand Badiou, responsable de l'Unité de Recherche Paul Celan à l'Ens (rue d'Ulm)
Discutant : Didier Sicard, professeur émérite à l'Université de Paris

La liste des autres intervenants sera précisée ultérieurement.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Donner à voir l'inexistant : politiques du visible, de Paul Celan aux arts visuels (III)

Vicky SKOUMBI

dateDate : 31/05/2022 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Hybride

nota beneCopier le lien dans votre navigateur : https://us02web.zoom.us/my/vicky.skoumbi

lieu Adresse : Salle non accessible aux personnes à mobilité réduite, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la revue grecque αληthεια.


À l’intersection du poème et des arts visuels, nous aimerions questionner les modes d’apparition de l’inexistant dans l’art, poésie comprise. Face au déluge d’images qui sature notre vue, des poètes et des artistes tentent de mettre en lumière ce qui hante les interstices et les marges d’une visibilité supposée sans reste. À l’hypervisibilité du flux continu d’images qui multiplie sans cesse les angles morts et les taches aveugles, plusieurs artistes contemporains opposent des stratégies novatrices pour donner à voir le plus inapparent.
Dans un premier temps, nous avons examiné les modes d’inscription de l’inexistant dans les poèmes de P. Celan. Nous avons essayé de cerner le rapport entre le regard et la voix dans son œuvre. Cette année nous allons reprendre l’exploration des procédés adoptés par des artistes contemporains afin de mettre en évidence ce qui paraît condamné à l’invisibilité. Pour arracher l’inexistant à son inapparence, des artistes ont recours à des procédures de soustraction et de temporalisation de l’image. Les écarts introduits au sein de celles-ci opèrent une ouverture vers une temporalité différée et décalée, au contre-pied de l’immédiateté de l’instantané. En les travaillant par prélèvement et soustraction, des images peuvent être transformées en instances d’interruption du flux.
À l’inflation envahissante des images, des artistes opposent le battement apparition/disparition. Ainsi arrivent-ils à faire vaciller l’évidence de l’identité vers des zones d’indiscernabilité qui élargissent le champ des possibles. En même temps, l’effet de dé-complétude, induit par une mise en œuvre en partie suspendue, leur permet d’enclencher un processus de dé-création. Ils inventent ainsi des modalités d’inscription dans le visible d’un « moins », qui s’avère le site d’émergence d’un « plus ». Ce sont justement celles-ci qui constituent l’objet de notre travail de recherche.

Intervenants :
- Lundi 7 mars : la séance sera consacrée à un débat autour de l'exposition  d'Anselm Kiefer : Pour Paul Celan.
Intervenant : Bertrand Badiou, responsable de l'Unité de Recherche Paul Celan à l'Ens (rue d'Ulm)
Discutant : Didier Sicard, professeur émérite à l'Université de Paris

La liste des autres intervenants sera précisée ultérieurement.

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