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Séminaire Philosophie/Éducation

Micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives françaises (de 1945 à 1980)

Catherine PERRET et Manuel RUBIO

dateDate : 15/02/2021 heure Début : 20h -> Fin : 22h  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/86517384611

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


Semestre 1
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a permis à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle de voir le jour.
Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Bonnafé et Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Oury, ou encore de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques des uns et des autres sont portées par une production théorique de grande importance. Traversées par un même rapport artistique à la folie, leurs œuvres, dernières utopies concrètes du XXe siècle, ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment repenser le lien social depuis cet écart qui fait qu’entre sujets il n’y a ni commune mesure, ni même langue commune ? Le foyer de ces expérimentations est la mise en question de l’équivalence entre « les Uns » (pour reprendre la formule de La Boétie), et de l’évidence reçue qui veut qu’il y ait du rapport social en soi, venant instituer un sujet social « en tant que tel ». Dans les lieux qui en procèdent, le lien n’est pas supposé. Il est construit « avec » la précarité même de toute construction.
Qu’il soit possible de faire lien sur la base d’une altérité fondatrice, telle est l’hypothèse commune. Après l’expérience inaugurale de l’hôpital de St Alban, les référents de cette construction diffèrent ainsi que ses modalités.
Notre séminaire s’intéressera aussi bien à l’hypothèse commune, qui situe ces expériences à distance de l’antipsychiatrie, qu’aux points de débat nombreux, politiques et philosophiques qui traversent, de 1945 à la fin des années soixante-dix, la conception que les uns et les autres se font de ce lien a-social sans lequel il n’est pas de lien social.

Semestre 2
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a donné le jour à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Lucien Bonnafé et François Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Fernand Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Jean Oury, ou de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques de cette époque sont portées par une production théorique soutenue par un engagement autant critique qu’expérimental. Elles ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment rendre justice à la singularité du fou, à ce qu’elle enseigne de la singularité de chacun et se laisser, individuellement et collectivement, altérer, diviser par cette singularité ?
Pour éviter que cette ou plutôt ces histoires ne se figent en légendes ou ne soient classées au milieu des dossiers historiographiques en attente, nous nous intéresserons, avec nos intervenants, à l’histoire du temps présent, aux effets de continuité et de discontinuité que le travail quotidien en institution permet d’expérimenter entre le passé récent, à échelle d’une mémoire d’homme, et notre actualité la plus immédiate.
Des traces des aventures diverses, parfois contradictoires, qui aujourd’hui font retour au nom d’une autre psychiatrie, nous irons aux affects, aux gestes, aux modes d’actions et d’inscription qui ont donné à ces mouvements une autonomie politique telle qu’au-delà d’un échec peut-être nécessaire, elles ont produit des formes stables qui, aujourd’hui encore, peuvent servir de lignes d’organisation. Le point de vue de l’histoire est ici stratégique : il permet de rester au plus près de la vie du matériau, du terrain, c’est-à-dire des pratiques. Et, pourquoi pas, d’en libérer l’utopie. La folie.

Semestre 1
Intervenants :
- Lundi 16 novembre :
Laure Murat, essayiste, historienne, est professeure à UCLA. Elle s'intéresse à l'histoire du genre, de la littérature et de la psychiatrie. Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche. Histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (2001, Goncourt de la biographie), La Loi du genre. Une histoire culturelle du « troisième sexe » (2006), L'Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (2011, Femina essai) et, plus récemment, Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l'après-Weinstein (2018). Elle prépare actuellement un livre provisoirement intitulé : La Folie à l'œuvre ou ces femmes qui font symptôme.

- Lundi 14 décembre :
Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste, ancien chef de service de l'intersecteur infanto-juvénile du sud de l'Essonne, élève et compagnon de route de Bonnafé. Il élabore une critique post-foucaldienne de la pédopsychiatrie, de la psychothérapie, tout en proposant une pratique originale de l'institution comme lieu de mise en discussion de la question de la valeur. Ferreri, R. (2016). Des dispositifs d'appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l'autre. Sud/Nord, 27(2), 205-222. https://doi.org/10.3917/sn.027.0205 Ferreri, R. (2019). Folie en partage ou d'un commun qui serait du vrai semblable. Chimères, 95(2), 54-64. https://doi.org/10.3917/chime.095.0054

et Michaël Guyader, psychiatre des hôpitaux honoraire. Ancien chef de service d'un secteur de psychiatrie générale de l'Essonne. Auteur avec Serge Chollet de l'avant propos du livre « Le miroir ensorcelé » de Lucien Bonnafé aux éditions Syllepse, préfacier du livre de Armand Ajzenberg : « L'abandon à la mort de 76000 fous par le régime de Vichy » chez l'Harmattan. Co direction avec J.F. Reverzy du volume 55 numéro 8 d'octobre 1979 de l'Information psychiatrique : « Qu'est devenue l'antipsychiatrie ? ».

- Lundi 18 janvier : ANNULÉ
Franck Chaumon, psychanalyste, psychiatre.Psychanalyste à Paris, praticien de la folie à Evry (lieu de l'utopie d'Evry et Corbei). Il a toujours mené de front l'acte analytique et l'engagement dans les « pratiques de la folie ». Il s'agissait pour lui de maintenir en tension ces deux axes, sans céder sur la rigueur éthique de l'un et de l'autre. La difficulté à cet endroit est connue : la psychanalyse avec les enfants ne cesse de verser dans l'ornière psychologique. D'une confrontation à la question du droit est issu un livre, critique des positions de Pierre Legendre : Lacan, la loi, le sujet et la jouissance. Michalon éditeur. Dans la dispute ouverte au champ psychiatrique, un livre collectif : Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique éd. Il a en outre animé l'association du même nom et sa collection aux éditions de l'Harmattan.

Semestre 2
Intervenants :
- Lundi 15 février : Sophie Legrain, philosophe, fondatrice des Éditions D'une et membre du Centre de recherches sur le travail et le développement (CNAM). Elle a édité et publié les cinq premiers volumes des « Actes du GTPSI », Trait-d'union, journal de Saint-Alban 1950-1962, Psychopathologie et matérialisme dialectique (conférence inédite de F. Tosquelles à l'ENS en 1947) et le cours de psychopathologie de Jean Oury à Jussieu autour des Symptômes primaires de la schizophrénie (1984-1986).

- Lundi 15 mars : Pierre Delion, professeur émérite des universités, pédopsychiatre, psychanalyste est un militant de la psychothérapie institutionnelle et de la psychiatrie de secteur. Il a consacré de nombreux travaux cliniques, psychopathologiques et théoriques à la prise en charge institutionnelle des enfants autistes et psychotiques.  Derniers ouvrages publiés : Fonction phorique, holding et institutions, Éditions Erès, 2018, Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?, Conversation avec Yasuo Miwaki, Éditions D’une, 2018, Éloge de la psychiatrie de secteur, Éditions D’une, 2019.

- Lundi 19 avril : Olivier Apprill est psychanalyste à Paris, formé au CNAM en psychopathologie du travail. Auteur de Une avant-garde psychiatrique – Le moment GTPSI (1960-1966), Éditions Epel, 2013. A codirigé (avec J.-C. Polack) la revue Chimères, numéro 84 : « Avec Jean Oury » (2014). Il dirige aux Éditions D'une la collection des « Actes du GTPSY ». Articles : « Le concept de collectif chez Jean Oury » (in Le Collectif à venir, Éditions Érès, 2018) ; « François Tosquelles et la psychiatrie concrète » (in François Tosquelles et le travail, Éditions D'une, 2018). 

et Pierre-Johann Laffitte, sémiologue, travaille en compagnonnage avec différentes praxis, pédagogiques, psychiatriques, artistiques et critiques. Intervenant au DU de psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur de Paris VII, il collabore également à La Tuché, organisme de formation en art-thérapie, sémiotique et psychothérapie institutionnelle. Ouvrages : Pédagogie et Langage. La pédagogie institutionnelle, à la rencontre des sciences humaines et de l'homme, Éditions L'Harmattan, 2020. Le Langage en deçà des mots. Rencontre à l'aube du langage entre sémiotique peircienne et psychothérapie institutionnelle, Éditions D'une, 2020.

- Lundi 17 mai : Marlon Miguel est docteur en philosophie, chercheur au Centro de Filosofia das Ciências da Universidade de Lisboa, et affilié à l’ICI de Berlin. Publications récentes : « Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny » in La Part de l’œil, 2019/2020 ; « Representing the World, Weathering Its End. Arthur Bispo do Rosário’s Ecology of the Ship » in Weathering: Ecologies of Exposures; « Psychiatric Power Exclusion and Segregation in the Brazilian Mental Health System » in Democracy and Brazil Collapse and Regression, Routledge, 2020.

- Lundi 21 juin : Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, chef de pôle, directeur du Centre Antonin Artaud et des publications de la Criée. Parmi ses publications : « Sacrifice / Enjeux cliniques », Éditions L’Harmattan,1970, ainsi que de nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés et édités aux Éditions Très, depuis Asile ? 1999, et tout récemment L’Imaginaire dans la clinique, septembre 2020. Les enjeux du travail menés par Patrick Chemla sont à l’entrecroisement du politique et de la psychanalyse, avec la psychothérapie institutionnelle. 

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Séminaire Philosophie/Éducation

Micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives françaises (de 1945 à 1980)

Catherine PERRET et Manuel RUBIO

dateDate : 15/03/2021 heure Début : 20h -> Fin : 22h  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/86517384611

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


Semestre 1
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a permis à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle de voir le jour.
Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Bonnafé et Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Oury, ou encore de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques des uns et des autres sont portées par une production théorique de grande importance. Traversées par un même rapport artistique à la folie, leurs œuvres, dernières utopies concrètes du XXe siècle, ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment repenser le lien social depuis cet écart qui fait qu’entre sujets il n’y a ni commune mesure, ni même langue commune ? Le foyer de ces expérimentations est la mise en question de l’équivalence entre « les Uns » (pour reprendre la formule de La Boétie), et de l’évidence reçue qui veut qu’il y ait du rapport social en soi, venant instituer un sujet social « en tant que tel ». Dans les lieux qui en procèdent, le lien n’est pas supposé. Il est construit « avec » la précarité même de toute construction.
Qu’il soit possible de faire lien sur la base d’une altérité fondatrice, telle est l’hypothèse commune. Après l’expérience inaugurale de l’hôpital de St Alban, les référents de cette construction diffèrent ainsi que ses modalités.
Notre séminaire s’intéressera aussi bien à l’hypothèse commune, qui situe ces expériences à distance de l’antipsychiatrie, qu’aux points de débat nombreux, politiques et philosophiques qui traversent, de 1945 à la fin des années soixante-dix, la conception que les uns et les autres se font de ce lien a-social sans lequel il n’est pas de lien social.

Semestre 2
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a donné le jour à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Lucien Bonnafé et François Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Fernand Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Jean Oury, ou de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques de cette époque sont portées par une production théorique soutenue par un engagement autant critique qu’expérimental. Elles ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment rendre justice à la singularité du fou, à ce qu’elle enseigne de la singularité de chacun et se laisser, individuellement et collectivement, altérer, diviser par cette singularité ?
Pour éviter que cette ou plutôt ces histoires ne se figent en légendes ou ne soient classées au milieu des dossiers historiographiques en attente, nous nous intéresserons, avec nos intervenants, à l’histoire du temps présent, aux effets de continuité et de discontinuité que le travail quotidien en institution permet d’expérimenter entre le passé récent, à échelle d’une mémoire d’homme, et notre actualité la plus immédiate.
Des traces des aventures diverses, parfois contradictoires, qui aujourd’hui font retour au nom d’une autre psychiatrie, nous irons aux affects, aux gestes, aux modes d’actions et d’inscription qui ont donné à ces mouvements une autonomie politique telle qu’au-delà d’un échec peut-être nécessaire, elles ont produit des formes stables qui, aujourd’hui encore, peuvent servir de lignes d’organisation. Le point de vue de l’histoire est ici stratégique : il permet de rester au plus près de la vie du matériau, du terrain, c’est-à-dire des pratiques. Et, pourquoi pas, d’en libérer l’utopie. La folie.

Semestre 1
Intervenants :
- Lundi 16 novembre :
Laure Murat, essayiste, historienne, est professeure à UCLA. Elle s'intéresse à l'histoire du genre, de la littérature et de la psychiatrie. Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche. Histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (2001, Goncourt de la biographie), La Loi du genre. Une histoire culturelle du « troisième sexe » (2006), L'Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (2011, Femina essai) et, plus récemment, Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l'après-Weinstein (2018). Elle prépare actuellement un livre provisoirement intitulé : La Folie à l'œuvre ou ces femmes qui font symptôme.

- Lundi 14 décembre :
Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste, ancien chef de service de l'intersecteur infanto-juvénile du sud de l'Essonne, élève et compagnon de route de Bonnafé. Il élabore une critique post-foucaldienne de la pédopsychiatrie, de la psychothérapie, tout en proposant une pratique originale de l'institution comme lieu de mise en discussion de la question de la valeur. Ferreri, R. (2016). Des dispositifs d'appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l'autre. Sud/Nord, 27(2), 205-222. https://doi.org/10.3917/sn.027.0205 Ferreri, R. (2019). Folie en partage ou d'un commun qui serait du vrai semblable. Chimères, 95(2), 54-64. https://doi.org/10.3917/chime.095.0054

et Michaël Guyader, psychiatre des hôpitaux honoraire. Ancien chef de service d'un secteur de psychiatrie générale de l'Essonne. Auteur avec Serge Chollet de l'avant propos du livre « Le miroir ensorcelé » de Lucien Bonnafé aux éditions Syllepse, préfacier du livre de Armand Ajzenberg : « L'abandon à la mort de 76000 fous par le régime de Vichy » chez l'Harmattan. Co direction avec J.F. Reverzy du volume 55 numéro 8 d'octobre 1979 de l'Information psychiatrique : « Qu'est devenue l'antipsychiatrie ? ».

- Lundi 18 janvier : ANNULÉ
Franck Chaumon, psychanalyste, psychiatre.Psychanalyste à Paris, praticien de la folie à Evry (lieu de l'utopie d'Evry et Corbei). Il a toujours mené de front l'acte analytique et l'engagement dans les « pratiques de la folie ». Il s'agissait pour lui de maintenir en tension ces deux axes, sans céder sur la rigueur éthique de l'un et de l'autre. La difficulté à cet endroit est connue : la psychanalyse avec les enfants ne cesse de verser dans l'ornière psychologique. D'une confrontation à la question du droit est issu un livre, critique des positions de Pierre Legendre : Lacan, la loi, le sujet et la jouissance. Michalon éditeur. Dans la dispute ouverte au champ psychiatrique, un livre collectif : Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique éd. Il a en outre animé l'association du même nom et sa collection aux éditions de l'Harmattan.

Semestre 2
Intervenants :
- Lundi 15 février : Sophie Legrain, philosophe, fondatrice des Éditions D'une et membre du Centre de recherches sur le travail et le développement (CNAM). Elle a édité et publié les cinq premiers volumes des « Actes du GTPSI », Trait-d'union, journal de Saint-Alban 1950-1962, Psychopathologie et matérialisme dialectique (conférence inédite de F. Tosquelles à l'ENS en 1947) et le cours de psychopathologie de Jean Oury à Jussieu autour des Symptômes primaires de la schizophrénie (1984-1986).

- Lundi 15 mars : Pierre Delion, professeur émérite des universités, pédopsychiatre, psychanalyste est un militant de la psychothérapie institutionnelle et de la psychiatrie de secteur. Il a consacré de nombreux travaux cliniques, psychopathologiques et théoriques à la prise en charge institutionnelle des enfants autistes et psychotiques.  Derniers ouvrages publiés : Fonction phorique, holding et institutions, Éditions Erès, 2018, Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?, Conversation avec Yasuo Miwaki, Éditions D’une, 2018, Éloge de la psychiatrie de secteur, Éditions D’une, 2019.

- Lundi 19 avril : Olivier Apprill est psychanalyste à Paris, formé au CNAM en psychopathologie du travail. Auteur de Une avant-garde psychiatrique – Le moment GTPSI (1960-1966), Éditions Epel, 2013. A codirigé (avec J.-C. Polack) la revue Chimères, numéro 84 : « Avec Jean Oury » (2014). Il dirige aux Éditions D'une la collection des « Actes du GTPSY ». Articles : « Le concept de collectif chez Jean Oury » (in Le Collectif à venir, Éditions Érès, 2018) ; « François Tosquelles et la psychiatrie concrète » (in François Tosquelles et le travail, Éditions D'une, 2018). 

et Pierre-Johann Laffitte, sémiologue, travaille en compagnonnage avec différentes praxis, pédagogiques, psychiatriques, artistiques et critiques. Intervenant au DU de psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur de Paris VII, il collabore également à La Tuché, organisme de formation en art-thérapie, sémiotique et psychothérapie institutionnelle. Ouvrages : Pédagogie et Langage. La pédagogie institutionnelle, à la rencontre des sciences humaines et de l'homme, Éditions L'Harmattan, 2020. Le Langage en deçà des mots. Rencontre à l'aube du langage entre sémiotique peircienne et psychothérapie institutionnelle, Éditions D'une, 2020.

- Lundi 17 mai : Marlon Miguel est docteur en philosophie, chercheur au Centro de Filosofia das Ciências da Universidade de Lisboa, et affilié à l’ICI de Berlin. Publications récentes : « Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny » in La Part de l’œil, 2019/2020 ; « Representing the World, Weathering Its End. Arthur Bispo do Rosário’s Ecology of the Ship » in Weathering: Ecologies of Exposures; « Psychiatric Power Exclusion and Segregation in the Brazilian Mental Health System » in Democracy and Brazil Collapse and Regression, Routledge, 2020.

- Lundi 21 juin : Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, chef de pôle, directeur du Centre Antonin Artaud et des publications de la Criée. Parmi ses publications : « Sacrifice / Enjeux cliniques », Éditions L’Harmattan,1970, ainsi que de nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés et édités aux Éditions Très, depuis Asile ? 1999, et tout récemment L’Imaginaire dans la clinique, septembre 2020. Les enjeux du travail menés par Patrick Chemla sont à l’entrecroisement du politique et de la psychanalyse, avec la psychothérapie institutionnelle. 

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Séminaire Philosophie/Éducation

Micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives françaises (de 1945 à 1980)

Catherine PERRET et Manuel RUBIO

dateDate : 19/04/2021 heure Début : 20h -> Fin : 22h  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/86517384611

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Résumé :


Semestre 1
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a permis à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle de voir le jour.
Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Bonnafé et Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Oury, ou encore de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques des uns et des autres sont portées par une production théorique de grande importance. Traversées par un même rapport artistique à la folie, leurs œuvres, dernières utopies concrètes du XXe siècle, ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment repenser le lien social depuis cet écart qui fait qu’entre sujets il n’y a ni commune mesure, ni même langue commune ? Le foyer de ces expérimentations est la mise en question de l’équivalence entre « les Uns » (pour reprendre la formule de La Boétie), et de l’évidence reçue qui veut qu’il y ait du rapport social en soi, venant instituer un sujet social « en tant que tel ». Dans les lieux qui en procèdent, le lien n’est pas supposé. Il est construit « avec » la précarité même de toute construction.
Qu’il soit possible de faire lien sur la base d’une altérité fondatrice, telle est l’hypothèse commune. Après l’expérience inaugurale de l’hôpital de St Alban, les référents de cette construction diffèrent ainsi que ses modalités.
Notre séminaire s’intéressera aussi bien à l’hypothèse commune, qui situe ces expériences à distance de l’antipsychiatrie, qu’aux points de débat nombreux, politiques et philosophiques qui traversent, de 1945 à la fin des années soixante-dix, la conception que les uns et les autres se font de ce lien a-social sans lequel il n’est pas de lien social.

Semestre 2
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a donné le jour à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Lucien Bonnafé et François Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Fernand Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Jean Oury, ou de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques de cette époque sont portées par une production théorique soutenue par un engagement autant critique qu’expérimental. Elles ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment rendre justice à la singularité du fou, à ce qu’elle enseigne de la singularité de chacun et se laisser, individuellement et collectivement, altérer, diviser par cette singularité ?
Pour éviter que cette ou plutôt ces histoires ne se figent en légendes ou ne soient classées au milieu des dossiers historiographiques en attente, nous nous intéresserons, avec nos intervenants, à l’histoire du temps présent, aux effets de continuité et de discontinuité que le travail quotidien en institution permet d’expérimenter entre le passé récent, à échelle d’une mémoire d’homme, et notre actualité la plus immédiate.
Des traces des aventures diverses, parfois contradictoires, qui aujourd’hui font retour au nom d’une autre psychiatrie, nous irons aux affects, aux gestes, aux modes d’actions et d’inscription qui ont donné à ces mouvements une autonomie politique telle qu’au-delà d’un échec peut-être nécessaire, elles ont produit des formes stables qui, aujourd’hui encore, peuvent servir de lignes d’organisation. Le point de vue de l’histoire est ici stratégique : il permet de rester au plus près de la vie du matériau, du terrain, c’est-à-dire des pratiques. Et, pourquoi pas, d’en libérer l’utopie. La folie.

Semestre 1
Intervenants :
- Lundi 16 novembre :
Laure Murat, essayiste, historienne, est professeure à UCLA. Elle s'intéresse à l'histoire du genre, de la littérature et de la psychiatrie. Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche. Histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (2001, Goncourt de la biographie), La Loi du genre. Une histoire culturelle du « troisième sexe » (2006), L'Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (2011, Femina essai) et, plus récemment, Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l'après-Weinstein (2018). Elle prépare actuellement un livre provisoirement intitulé : La Folie à l'œuvre ou ces femmes qui font symptôme.

- Lundi 14 décembre :
Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste, ancien chef de service de l'intersecteur infanto-juvénile du sud de l'Essonne, élève et compagnon de route de Bonnafé. Il élabore une critique post-foucaldienne de la pédopsychiatrie, de la psychothérapie, tout en proposant une pratique originale de l'institution comme lieu de mise en discussion de la question de la valeur. Ferreri, R. (2016). Des dispositifs d'appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l'autre. Sud/Nord, 27(2), 205-222. https://doi.org/10.3917/sn.027.0205 Ferreri, R. (2019). Folie en partage ou d'un commun qui serait du vrai semblable. Chimères, 95(2), 54-64. https://doi.org/10.3917/chime.095.0054

et Michaël Guyader, psychiatre des hôpitaux honoraire. Ancien chef de service d'un secteur de psychiatrie générale de l'Essonne. Auteur avec Serge Chollet de l'avant propos du livre « Le miroir ensorcelé » de Lucien Bonnafé aux éditions Syllepse, préfacier du livre de Armand Ajzenberg : « L'abandon à la mort de 76000 fous par le régime de Vichy » chez l'Harmattan. Co direction avec J.F. Reverzy du volume 55 numéro 8 d'octobre 1979 de l'Information psychiatrique : « Qu'est devenue l'antipsychiatrie ? ».

- Lundi 18 janvier : ANNULÉ
Franck Chaumon, psychanalyste, psychiatre.Psychanalyste à Paris, praticien de la folie à Evry (lieu de l'utopie d'Evry et Corbei). Il a toujours mené de front l'acte analytique et l'engagement dans les « pratiques de la folie ». Il s'agissait pour lui de maintenir en tension ces deux axes, sans céder sur la rigueur éthique de l'un et de l'autre. La difficulté à cet endroit est connue : la psychanalyse avec les enfants ne cesse de verser dans l'ornière psychologique. D'une confrontation à la question du droit est issu un livre, critique des positions de Pierre Legendre : Lacan, la loi, le sujet et la jouissance. Michalon éditeur. Dans la dispute ouverte au champ psychiatrique, un livre collectif : Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique éd. Il a en outre animé l'association du même nom et sa collection aux éditions de l'Harmattan.

Semestre 2
Intervenants :
- Lundi 15 février : Sophie Legrain, philosophe, fondatrice des Éditions D'une et membre du Centre de recherches sur le travail et le développement (CNAM). Elle a édité et publié les cinq premiers volumes des « Actes du GTPSI », Trait-d'union, journal de Saint-Alban 1950-1962, Psychopathologie et matérialisme dialectique (conférence inédite de F. Tosquelles à l'ENS en 1947) et le cours de psychopathologie de Jean Oury à Jussieu autour des Symptômes primaires de la schizophrénie (1984-1986).

- Lundi 15 mars : Pierre Delion, professeur émérite des universités, pédopsychiatre, psychanalyste est un militant de la psychothérapie institutionnelle et de la psychiatrie de secteur. Il a consacré de nombreux travaux cliniques, psychopathologiques et théoriques à la prise en charge institutionnelle des enfants autistes et psychotiques.  Derniers ouvrages publiés : Fonction phorique, holding et institutions, Éditions Erès, 2018, Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?, Conversation avec Yasuo Miwaki, Éditions D’une, 2018, Éloge de la psychiatrie de secteur, Éditions D’une, 2019.

- Lundi 19 avril : Olivier Apprill est psychanalyste à Paris, formé au CNAM en psychopathologie du travail. Auteur de Une avant-garde psychiatrique – Le moment GTPSI (1960-1966), Éditions Epel, 2013. A codirigé (avec J.-C. Polack) la revue Chimères, numéro 84 : « Avec Jean Oury » (2014). Il dirige aux Éditions D'une la collection des « Actes du GTPSY ». Articles : « Le concept de collectif chez Jean Oury » (in Le Collectif à venir, Éditions Érès, 2018) ; « François Tosquelles et la psychiatrie concrète » (in François Tosquelles et le travail, Éditions D'une, 2018). 

et Pierre-Johann Laffitte, sémiologue, travaille en compagnonnage avec différentes praxis, pédagogiques, psychiatriques, artistiques et critiques. Intervenant au DU de psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur de Paris VII, il collabore également à La Tuché, organisme de formation en art-thérapie, sémiotique et psychothérapie institutionnelle. Ouvrages : Pédagogie et Langage. La pédagogie institutionnelle, à la rencontre des sciences humaines et de l'homme, Éditions L'Harmattan, 2020. Le Langage en deçà des mots. Rencontre à l'aube du langage entre sémiotique peircienne et psychothérapie institutionnelle, Éditions D'une, 2020.

- Lundi 17 mai : Marlon Miguel est docteur en philosophie, chercheur au Centro de Filosofia das Ciências da Universidade de Lisboa, et affilié à l’ICI de Berlin. Publications récentes : « Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny » in La Part de l’œil, 2019/2020 ; « Representing the World, Weathering Its End. Arthur Bispo do Rosário’s Ecology of the Ship » in Weathering: Ecologies of Exposures; « Psychiatric Power Exclusion and Segregation in the Brazilian Mental Health System » in Democracy and Brazil Collapse and Regression, Routledge, 2020.

- Lundi 21 juin : Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, chef de pôle, directeur du Centre Antonin Artaud et des publications de la Criée. Parmi ses publications : « Sacrifice / Enjeux cliniques », Éditions L’Harmattan,1970, ainsi que de nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés et édités aux Éditions Très, depuis Asile ? 1999, et tout récemment L’Imaginaire dans la clinique, septembre 2020. Les enjeux du travail menés par Patrick Chemla sont à l’entrecroisement du politique et de la psychanalyse, avec la psychothérapie institutionnelle. 

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Séminaire Philosophie/Éducation

Micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives françaises (de 1945 à 1980)

Catherine PERRET et Manuel RUBIO

dateDate : 17/05/2021 heure Début : 20h -> Fin : 22h  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/86517384611

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


Semestre 1
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a permis à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle de voir le jour.
Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Bonnafé et Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Oury, ou encore de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques des uns et des autres sont portées par une production théorique de grande importance. Traversées par un même rapport artistique à la folie, leurs œuvres, dernières utopies concrètes du XXe siècle, ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment repenser le lien social depuis cet écart qui fait qu’entre sujets il n’y a ni commune mesure, ni même langue commune ? Le foyer de ces expérimentations est la mise en question de l’équivalence entre « les Uns » (pour reprendre la formule de La Boétie), et de l’évidence reçue qui veut qu’il y ait du rapport social en soi, venant instituer un sujet social « en tant que tel ». Dans les lieux qui en procèdent, le lien n’est pas supposé. Il est construit « avec » la précarité même de toute construction.
Qu’il soit possible de faire lien sur la base d’une altérité fondatrice, telle est l’hypothèse commune. Après l’expérience inaugurale de l’hôpital de St Alban, les référents de cette construction diffèrent ainsi que ses modalités.
Notre séminaire s’intéressera aussi bien à l’hypothèse commune, qui situe ces expériences à distance de l’antipsychiatrie, qu’aux points de débat nombreux, politiques et philosophiques qui traversent, de 1945 à la fin des années soixante-dix, la conception que les uns et les autres se font de ce lien a-social sans lequel il n’est pas de lien social.

Semestre 2
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a donné le jour à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Lucien Bonnafé et François Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Fernand Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Jean Oury, ou de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques de cette époque sont portées par une production théorique soutenue par un engagement autant critique qu’expérimental. Elles ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment rendre justice à la singularité du fou, à ce qu’elle enseigne de la singularité de chacun et se laisser, individuellement et collectivement, altérer, diviser par cette singularité ?
Pour éviter que cette ou plutôt ces histoires ne se figent en légendes ou ne soient classées au milieu des dossiers historiographiques en attente, nous nous intéresserons, avec nos intervenants, à l’histoire du temps présent, aux effets de continuité et de discontinuité que le travail quotidien en institution permet d’expérimenter entre le passé récent, à échelle d’une mémoire d’homme, et notre actualité la plus immédiate.
Des traces des aventures diverses, parfois contradictoires, qui aujourd’hui font retour au nom d’une autre psychiatrie, nous irons aux affects, aux gestes, aux modes d’actions et d’inscription qui ont donné à ces mouvements une autonomie politique telle qu’au-delà d’un échec peut-être nécessaire, elles ont produit des formes stables qui, aujourd’hui encore, peuvent servir de lignes d’organisation. Le point de vue de l’histoire est ici stratégique : il permet de rester au plus près de la vie du matériau, du terrain, c’est-à-dire des pratiques. Et, pourquoi pas, d’en libérer l’utopie. La folie.

Semestre 1
Intervenants :
- Lundi 16 novembre :
Laure Murat, essayiste, historienne, est professeure à UCLA. Elle s'intéresse à l'histoire du genre, de la littérature et de la psychiatrie. Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche. Histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (2001, Goncourt de la biographie), La Loi du genre. Une histoire culturelle du « troisième sexe » (2006), L'Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (2011, Femina essai) et, plus récemment, Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l'après-Weinstein (2018). Elle prépare actuellement un livre provisoirement intitulé : La Folie à l'œuvre ou ces femmes qui font symptôme.

- Lundi 14 décembre :
Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste, ancien chef de service de l'intersecteur infanto-juvénile du sud de l'Essonne, élève et compagnon de route de Bonnafé. Il élabore une critique post-foucaldienne de la pédopsychiatrie, de la psychothérapie, tout en proposant une pratique originale de l'institution comme lieu de mise en discussion de la question de la valeur. Ferreri, R. (2016). Des dispositifs d'appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l'autre. Sud/Nord, 27(2), 205-222. https://doi.org/10.3917/sn.027.0205 Ferreri, R. (2019). Folie en partage ou d'un commun qui serait du vrai semblable. Chimères, 95(2), 54-64. https://doi.org/10.3917/chime.095.0054

et Michaël Guyader, psychiatre des hôpitaux honoraire. Ancien chef de service d'un secteur de psychiatrie générale de l'Essonne. Auteur avec Serge Chollet de l'avant propos du livre « Le miroir ensorcelé » de Lucien Bonnafé aux éditions Syllepse, préfacier du livre de Armand Ajzenberg : « L'abandon à la mort de 76000 fous par le régime de Vichy » chez l'Harmattan. Co direction avec J.F. Reverzy du volume 55 numéro 8 d'octobre 1979 de l'Information psychiatrique : « Qu'est devenue l'antipsychiatrie ? ».

- Lundi 18 janvier : ANNULÉ
Franck Chaumon, psychanalyste, psychiatre.Psychanalyste à Paris, praticien de la folie à Evry (lieu de l'utopie d'Evry et Corbei). Il a toujours mené de front l'acte analytique et l'engagement dans les « pratiques de la folie ». Il s'agissait pour lui de maintenir en tension ces deux axes, sans céder sur la rigueur éthique de l'un et de l'autre. La difficulté à cet endroit est connue : la psychanalyse avec les enfants ne cesse de verser dans l'ornière psychologique. D'une confrontation à la question du droit est issu un livre, critique des positions de Pierre Legendre : Lacan, la loi, le sujet et la jouissance. Michalon éditeur. Dans la dispute ouverte au champ psychiatrique, un livre collectif : Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique éd. Il a en outre animé l'association du même nom et sa collection aux éditions de l'Harmattan.

Semestre 2
Intervenants :
- Lundi 15 février : Sophie Legrain, philosophe, fondatrice des Éditions D'une et membre du Centre de recherches sur le travail et le développement (CNAM). Elle a édité et publié les cinq premiers volumes des « Actes du GTPSI », Trait-d'union, journal de Saint-Alban 1950-1962, Psychopathologie et matérialisme dialectique (conférence inédite de F. Tosquelles à l'ENS en 1947) et le cours de psychopathologie de Jean Oury à Jussieu autour des Symptômes primaires de la schizophrénie (1984-1986).

- Lundi 15 mars : Pierre Delion, professeur émérite des universités, pédopsychiatre, psychanalyste est un militant de la psychothérapie institutionnelle et de la psychiatrie de secteur. Il a consacré de nombreux travaux cliniques, psychopathologiques et théoriques à la prise en charge institutionnelle des enfants autistes et psychotiques.  Derniers ouvrages publiés : Fonction phorique, holding et institutions, Éditions Erès, 2018, Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?, Conversation avec Yasuo Miwaki, Éditions D’une, 2018, Éloge de la psychiatrie de secteur, Éditions D’une, 2019.

- Lundi 19 avril : Olivier Apprill est psychanalyste à Paris, formé au CNAM en psychopathologie du travail. Auteur de Une avant-garde psychiatrique – Le moment GTPSI (1960-1966), Éditions Epel, 2013. A codirigé (avec J.-C. Polack) la revue Chimères, numéro 84 : « Avec Jean Oury » (2014). Il dirige aux Éditions D'une la collection des « Actes du GTPSY ». Articles : « Le concept de collectif chez Jean Oury » (in Le Collectif à venir, Éditions Érès, 2018) ; « François Tosquelles et la psychiatrie concrète » (in François Tosquelles et le travail, Éditions D'une, 2018). 

et Pierre-Johann Laffitte, sémiologue, travaille en compagnonnage avec différentes praxis, pédagogiques, psychiatriques, artistiques et critiques. Intervenant au DU de psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur de Paris VII, il collabore également à La Tuché, organisme de formation en art-thérapie, sémiotique et psychothérapie institutionnelle. Ouvrages : Pédagogie et Langage. La pédagogie institutionnelle, à la rencontre des sciences humaines et de l'homme, Éditions L'Harmattan, 2020. Le Langage en deçà des mots. Rencontre à l'aube du langage entre sémiotique peircienne et psychothérapie institutionnelle, Éditions D'une, 2020.

- Lundi 17 mai : Marlon Miguel est docteur en philosophie, chercheur au Centro de Filosofia das Ciências da Universidade de Lisboa, et affilié à l’ICI de Berlin. Publications récentes : « Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny » in La Part de l’œil, 2019/2020 ; « Representing the World, Weathering Its End. Arthur Bispo do Rosário’s Ecology of the Ship » in Weathering: Ecologies of Exposures; « Psychiatric Power Exclusion and Segregation in the Brazilian Mental Health System » in Democracy and Brazil Collapse and Regression, Routledge, 2020.

- Lundi 21 juin : Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, chef de pôle, directeur du Centre Antonin Artaud et des publications de la Criée. Parmi ses publications : « Sacrifice / Enjeux cliniques », Éditions L’Harmattan,1970, ainsi que de nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés et édités aux Éditions Très, depuis Asile ? 1999, et tout récemment L’Imaginaire dans la clinique, septembre 2020. Les enjeux du travail menés par Patrick Chemla sont à l’entrecroisement du politique et de la psychanalyse, avec la psychothérapie institutionnelle. 

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Séminaire Philosophie/Éducation

Micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives françaises (de 1945 à 1980)

Catherine PERRET et Manuel RUBIO

dateDate : 21/06/2021 heure Début : 20h -> Fin : 22h  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/86517384611

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


Semestre 1
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a permis à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle de voir le jour.
Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Bonnafé et Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Oury, ou encore de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques des uns et des autres sont portées par une production théorique de grande importance. Traversées par un même rapport artistique à la folie, leurs œuvres, dernières utopies concrètes du XXe siècle, ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment repenser le lien social depuis cet écart qui fait qu’entre sujets il n’y a ni commune mesure, ni même langue commune ? Le foyer de ces expérimentations est la mise en question de l’équivalence entre « les Uns » (pour reprendre la formule de La Boétie), et de l’évidence reçue qui veut qu’il y ait du rapport social en soi, venant instituer un sujet social « en tant que tel ». Dans les lieux qui en procèdent, le lien n’est pas supposé. Il est construit « avec » la précarité même de toute construction.
Qu’il soit possible de faire lien sur la base d’une altérité fondatrice, telle est l’hypothèse commune. Après l’expérience inaugurale de l’hôpital de St Alban, les référents de cette construction diffèrent ainsi que ses modalités.
Notre séminaire s’intéressera aussi bien à l’hypothèse commune, qui situe ces expériences à distance de l’antipsychiatrie, qu’aux points de débat nombreux, politiques et philosophiques qui traversent, de 1945 à la fin des années soixante-dix, la conception que les uns et les autres se font de ce lien a-social sans lequel il n’est pas de lien social.

Semestre 2
« L’extermination douce » de dizaines de milliers de malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques durant le régime de Vichy a donné le jour à quelques-unes des hétérotopies les plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Qu’il s’agisse de l’hôpital psychiatrique de Saint Alban dirigé à partir de 1943 par Lucien Bonnafé et François Tosquelles, de La Grande Cordée créée par Fernand Deligny en 1947, de la clinique de La Borde fondée en 1953 par Jean Oury, ou de l’organisation de la psychiatrie en secteurs à partir de 1960, les expérimentations socio-thérapeutiques de cette époque sont portées par une production théorique soutenue par un engagement autant critique qu’expérimental. Elles ont donné lieu à des micro-révolutions décisives au sein d’institutions dominées par l’aliénisme et l’idéologie de l’enfance.
Comment rendre justice à la singularité du fou, à ce qu’elle enseigne de la singularité de chacun et se laisser, individuellement et collectivement, altérer, diviser par cette singularité ?
Pour éviter que cette ou plutôt ces histoires ne se figent en légendes ou ne soient classées au milieu des dossiers historiographiques en attente, nous nous intéresserons, avec nos intervenants, à l’histoire du temps présent, aux effets de continuité et de discontinuité que le travail quotidien en institution permet d’expérimenter entre le passé récent, à échelle d’une mémoire d’homme, et notre actualité la plus immédiate.
Des traces des aventures diverses, parfois contradictoires, qui aujourd’hui font retour au nom d’une autre psychiatrie, nous irons aux affects, aux gestes, aux modes d’actions et d’inscription qui ont donné à ces mouvements une autonomie politique telle qu’au-delà d’un échec peut-être nécessaire, elles ont produit des formes stables qui, aujourd’hui encore, peuvent servir de lignes d’organisation. Le point de vue de l’histoire est ici stratégique : il permet de rester au plus près de la vie du matériau, du terrain, c’est-à-dire des pratiques. Et, pourquoi pas, d’en libérer l’utopie. La folie.

Semestre 1
Intervenants :
- Lundi 16 novembre :
Laure Murat, essayiste, historienne, est professeure à UCLA. Elle s'intéresse à l'histoire du genre, de la littérature et de la psychiatrie. Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche. Histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (2001, Goncourt de la biographie), La Loi du genre. Une histoire culturelle du « troisième sexe » (2006), L'Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (2011, Femina essai) et, plus récemment, Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l'après-Weinstein (2018). Elle prépare actuellement un livre provisoirement intitulé : La Folie à l'œuvre ou ces femmes qui font symptôme.

- Lundi 14 décembre :
Roger Ferreri, psychiatre ou psychanalyste, ancien chef de service de l'intersecteur infanto-juvénile du sud de l'Essonne, élève et compagnon de route de Bonnafé. Il élabore une critique post-foucaldienne de la pédopsychiatrie, de la psychothérapie, tout en proposant une pratique originale de l'institution comme lieu de mise en discussion de la question de la valeur. Ferreri, R. (2016). Des dispositifs d'appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l'autre. Sud/Nord, 27(2), 205-222. https://doi.org/10.3917/sn.027.0205 Ferreri, R. (2019). Folie en partage ou d'un commun qui serait du vrai semblable. Chimères, 95(2), 54-64. https://doi.org/10.3917/chime.095.0054

et Michaël Guyader, psychiatre des hôpitaux honoraire. Ancien chef de service d'un secteur de psychiatrie générale de l'Essonne. Auteur avec Serge Chollet de l'avant propos du livre « Le miroir ensorcelé » de Lucien Bonnafé aux éditions Syllepse, préfacier du livre de Armand Ajzenberg : « L'abandon à la mort de 76000 fous par le régime de Vichy » chez l'Harmattan. Co direction avec J.F. Reverzy du volume 55 numéro 8 d'octobre 1979 de l'Information psychiatrique : « Qu'est devenue l'antipsychiatrie ? ».

- Lundi 18 janvier : ANNULÉ
Franck Chaumon, psychanalyste, psychiatre.Psychanalyste à Paris, praticien de la folie à Evry (lieu de l'utopie d'Evry et Corbei). Il a toujours mené de front l'acte analytique et l'engagement dans les « pratiques de la folie ». Il s'agissait pour lui de maintenir en tension ces deux axes, sans céder sur la rigueur éthique de l'un et de l'autre. La difficulté à cet endroit est connue : la psychanalyse avec les enfants ne cesse de verser dans l'ornière psychologique. D'une confrontation à la question du droit est issu un livre, critique des positions de Pierre Legendre : Lacan, la loi, le sujet et la jouissance. Michalon éditeur. Dans la dispute ouverte au champ psychiatrique, un livre collectif : Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique éd. Il a en outre animé l'association du même nom et sa collection aux éditions de l'Harmattan.

Semestre 2
Intervenants :
- Lundi 15 février : Sophie Legrain, philosophe, fondatrice des Éditions D'une et membre du Centre de recherches sur le travail et le développement (CNAM). Elle a édité et publié les cinq premiers volumes des « Actes du GTPSI », Trait-d'union, journal de Saint-Alban 1950-1962, Psychopathologie et matérialisme dialectique (conférence inédite de F. Tosquelles à l'ENS en 1947) et le cours de psychopathologie de Jean Oury à Jussieu autour des Symptômes primaires de la schizophrénie (1984-1986).

- Lundi 15 mars : Pierre Delion, professeur émérite des universités, pédopsychiatre, psychanalyste est un militant de la psychothérapie institutionnelle et de la psychiatrie de secteur. Il a consacré de nombreux travaux cliniques, psychopathologiques et théoriques à la prise en charge institutionnelle des enfants autistes et psychotiques.  Derniers ouvrages publiés : Fonction phorique, holding et institutions, Éditions Erès, 2018, Qu’est-ce que la psychothérapie institutionnelle ?, Conversation avec Yasuo Miwaki, Éditions D’une, 2018, Éloge de la psychiatrie de secteur, Éditions D’une, 2019.

- Lundi 19 avril : Olivier Apprill est psychanalyste à Paris, formé au CNAM en psychopathologie du travail. Auteur de Une avant-garde psychiatrique – Le moment GTPSI (1960-1966), Éditions Epel, 2013. A codirigé (avec J.-C. Polack) la revue Chimères, numéro 84 : « Avec Jean Oury » (2014). Il dirige aux Éditions D'une la collection des « Actes du GTPSY ». Articles : « Le concept de collectif chez Jean Oury » (in Le Collectif à venir, Éditions Érès, 2018) ; « François Tosquelles et la psychiatrie concrète » (in François Tosquelles et le travail, Éditions D'une, 2018). 

et Pierre-Johann Laffitte, sémiologue, travaille en compagnonnage avec différentes praxis, pédagogiques, psychiatriques, artistiques et critiques. Intervenant au DU de psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur de Paris VII, il collabore également à La Tuché, organisme de formation en art-thérapie, sémiotique et psychothérapie institutionnelle. Ouvrages : Pédagogie et Langage. La pédagogie institutionnelle, à la rencontre des sciences humaines et de l'homme, Éditions L'Harmattan, 2020. Le Langage en deçà des mots. Rencontre à l'aube du langage entre sémiotique peircienne et psychothérapie institutionnelle, Éditions D'une, 2020.

- Lundi 17 mai : Marlon Miguel est docteur en philosophie, chercheur au Centro de Filosofia das Ciências da Universidade de Lisboa, et affilié à l’ICI de Berlin. Publications récentes : « Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny » in La Part de l’œil, 2019/2020 ; « Representing the World, Weathering Its End. Arthur Bispo do Rosário’s Ecology of the Ship » in Weathering: Ecologies of Exposures; « Psychiatric Power Exclusion and Segregation in the Brazilian Mental Health System » in Democracy and Brazil Collapse and Regression, Routledge, 2020.

- Lundi 21 juin : Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, chef de pôle, directeur du Centre Antonin Artaud et des publications de la Criée. Parmi ses publications : « Sacrifice / Enjeux cliniques », Éditions L’Harmattan,1970, ainsi que de nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés et édités aux Éditions Très, depuis Asile ? 1999, et tout récemment L’Imaginaire dans la clinique, septembre 2020. Les enjeux du travail menés par Patrick Chemla sont à l’entrecroisement du politique et de la psychanalyse, avec la psychothérapie institutionnelle. 

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