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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 23/10/2020 heure Début : 18h30 -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 29/10/2020 heure Début : 18h30 -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 30/10/2020 heure Début : 11h -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Mucem, 201 Quai du Port (entrée fort Saint-Jean), 13002 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 27/11/2020 heure Début : 18h30 -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Librairie L'hydre aux mille têtes, 6 Rue Saint-Savournin, 13001 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 28/11/2020 heure Début : 11h -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Mucem, 201 Quai du Port (entrée fort Saint-Jean), 13002 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 17/12/2020 heure Début : 21h -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Cinéma La Baleine, 59 Cours Julien, 13006 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Que peut le récit ?

Vanessa BRITO

dateDate : 18/12/2020 heure Début : 11h -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Mucem, 201 Quai du Port (entrée fort Saint-Jean), 13002 Marseille

Résumé : Séminaire organisé avec le Mucem, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Beaux-Arts de Marseille.


Dans sa leçon inaugurale du Collège de France, Patrick Boucheron nous rappelait ceci : « ce que peut l’histoire, c’est aussi de faire droit aux futurs non advenus, à leurs potentialités inabouties ». Faire l’histoire des futurs non advenus reviendrait en quelque sorte à « désévidentialiser l’histoire » mais aussi à se résoudre à « discriminer l’héritage ». Nombre d’artistes et de cinéastes travaillent aujourd’hui à partir d’archives pour déployer les potentialités de projets inaboutis, abandonnés ou censurés. En cherchant à activer les récits potentiels contenus dans des images d’archive ou dans des notes pour des œuvres à venir, ils s’attachent à imaginer les suites possibles d’un projet interrompu, récupérant toute une gamme de présences spectrales, de voix et d’aspirations que l’histoire de l’art ou du cinéma n’a pas pu prendre en charge. Ainsi, nous avons vu dans le séminaire de l’année dernière comment Éric Baudelaire reprend les annotations d’Antonioni pour dépayser l’imaginaire lié à son cinéma, ou encore comment Silvia Maglioni et Graeme Thompson reprennent un scénario non tourné de Félix Guattari pour tenter d’épuiser les possibles de ce film potentiel, c’est-à-dire d’explorer sa résistance à devenir œuvre, à être autre chose qu’un processus de désœuvrement. Leur démarche nous donne à penser philosophiquement le geste de la reprise qui sera, cette année, au centre de notre réflexion sur les potentialités narratives. Ce geste traverse l’histoire de l’art et du cinéma selon différentes modalités qu’il nous faudra relever pour mieux saisir les enjeux des démarches mises en œuvre par certains artistes. Si l’on pense aux cadavres-exquis, aux tableaux peints à plusieurs mains ou aux démarches scriptologiques que nous venons de citer, on s’aperçoit que reprendre un projet, c’est aussi détourner un élan initial, y introduire des bifurcations et des discontinuités qui le réinventent et lui donnent une nouvelle orientation. Étant donné que nous sommes dans une période de reprise, ce séminaire cherchera à penser la signification et les implications de ce geste, qui n’est pas une simple répétition du passé mais une réinvention de l’avenir.
Intervenants :
- Vendredi 23 octobre : Vanessa Brito, CIPh
- Jeudi 29 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 30 octobre : Uriel Orlow, artiste, professeur au Royal College of Art et à la Haute école d’art de Zurich
- Vendredi 27 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Samedi 28 novembre : Romain Bertrand, historien, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po-CNRS)
- Jeudi 17 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative  »
- Vendredi 18 décembre : Fabrizio Terranova, cinéaste, professeur à l’École de Recherche Graphique à Bruxelles, responsable du Master « Récits et Expérimentation/Narration Spéculative »

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