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Didier VAUDENE

Ancien(ne) Directeur de programme du 01/07/1992  au 30/06/1998

Direction de programme : La question des fondements

Résumé : Le mot fondement dit-il encore quelque chose aujourd'hui? Suffit-il, en imaginant que fondement est une manière de socle, d'avoir renoncé à tout socle ultime ou premier pour affirmer “qu'il n'y a pas de fondement”?
Rouvrir aujourd'hui la question des fondements, c'est comprendre que la question se pose “parce que” il est impossible de fonder “absolument”, et c'est regarder cette impossibilité comme une manière de certitude : la fermeté superlative est l'envers de l'ouvert. Fonder n'est donc pas arrimer un discours à quelque roc massif et immuable, car c'est référer sans cesse le discours à cette certitude que quelque chose échappe, nécessairement. Rétroactivement, on comprendra donc que toutes les entreprises qui ont visé (ou qui visent encore), implicitement ou explicitement, la détermination d'un fondement ultime auront d'autant plus sûrement sauvé l'ouvert en elles, à leur insu, qu'elles auront oeuvré à forger son anéantissement.