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Patrick JUIGNET

Ancien(ne) Directeur de programme du 1/07/2007  au 30/06/2013

Direction de programme : Vers une nouvelle anthropologie

Résumé : « Qu’est ce que l’homme ? » La quatrième des grandes interrogations philosophiques notées par Kant, reste et restera incessamment d’actualité. Nous reprendrons la question sous la forme suivante : qu’est-ce que les sciences de l’homme contemporaines disent de l’homme ? Notre réflexion philosophique, qui est celle d’un praticien, ne se situera pas en surplomb des connaissances, mais à l’intérieur, cherchant à les faire avancer en proposant de nouvelles perspectives de travail.
Après un examen de la scientificité classique, et du schisme culturel qu’elle a entraîné, nous reprendrons le paradigme de la complexité tout en maintenant une position néo kantienne inspirée du réel voilé. Nous mettrons en avant le concept d’organisation. Il s’ensuivra une critique du substantialisme et remplacement par une vision organisationnelle du réel. C’est le point clé du projet car, le concept d’organisation s’appliquant au monde comme à l’homme, il apporte la possibilité d’une vision positive sans clivage, ni réduction.
Nous examinerons les méthodologies utilisées dans la psychanalyse, les neurosciences, la linguistique, le cognitivisme, l’anthropologie culturelle. À la suite de cet examen, il apparaîtra que, le propre de l’homme, sous réserve de ne pas réduire le concept, est de traiter et de transmettre de l’information. Du coup le concept d’information peut faire lien entre les différentes sciences traitant de l’homme. Mais désigner la capacité informative de l’homme aboutit à un constat d’insuffisance : les connaissances actuelles n’en donnent aucune explication satisfaisante. À partir de là, nous allons tenterons d’indiquer la nécessité de nouveaux objets de la connaissance.
Il y a derrière ce travail la volonté de donner les conditions d’une étude positive de l’homme tout en évitant les visions parcellaires et réductrices, hélas, toujours renaissantes. Les concepts avancés permettent de concevoir une continuité du biologique au symbolique et rendent envisageable l’articulation des connaissances correspondantes. Les différents champs d’étude positive de l’homme trouvent ainsi une cohérence sur laquelle une anthropologie peut se fonder. Nous en verrons les conséquences le plan de la morale et de l’éthique.