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Séminaire Philosophie/Politique et société

La possibilité d'un « Nous ». Philosophie de la parole politique

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 15/11/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s1_2018-19

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Nous avons eu l’occasion de montrer les années passées, à propos du Contrat Social de Rousseau, que l’usage politique du pronom « nous » est la quintessence de l’usage performatif du langage. À la différence des performatifs classiques relevés par la philosophie anglaise du XXe siècle (« Je vous marie », « je promets », « je pardonne », etc.), dire nous n’est pas seulement un faire : avant tout, cet acte de parole crée le sujet qui fait. Ce sujet est un être collectif qui ne se résume pas à la collection de ceux et celles qui disent nous, et partant le composent. C’est bien ce sujet collectif, non les individus qui le constituent, qui revendique, refuse, manifeste, etc. : le sujet politique agissant est toujours, en droit mais aussi en fait, un sujet collectif.
Pourtant, ce sujet collectif ne préexiste ni chronologiquement ni logiquement à l’acte de son énonciation. L’acte de dire nous crée à la fois un être (le collectif) et l'acte propre de cet être (la parole politique agissante). Ce trait proprement performatif invite à examiner les « conditions de réussite » de l’usage politique de la première personne du pluriel. C’est dans le détail de ces « conditions de réussite » que gît la vraie question : quand un dire nous réussit, que s’est-il passé en amont pour que la parole politique agissante puisse se formuler par tant de bouches au même moment, et (parfois au moins) aboutir ?
À l’intersection de la philosophie politique, de la philosophie du langage et de l’histoire, nous tenterons une analyse de quelques figures marquantes de l’acte de « dire nous » : déclarations des Droits de 1789 et de 1793, cycle révolutionnaire 1792-1793 en France, révolutions russes de 1905 et 1917, grèves de mai 1968 notamment : autant d’épisodes où le nous fut dit et constitué dans toute sa puissance, et où il induisit des effets plus que réels : chacun de ces usages neufs posa une nouvelle subjectivité politique.
 
Chaque séance est composée d’un exposé d’une heure environ, suivi d’une heure de discussion.

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Séminaire Philosophie/Politique et société

La possibilité d'un « Nous ». Philosophie de la parole politique

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 29/11/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s1_2018-19

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Nous avons eu l’occasion de montrer les années passées, à propos du Contrat Social de Rousseau, que l’usage politique du pronom « nous » est la quintessence de l’usage performatif du langage. À la différence des performatifs classiques relevés par la philosophie anglaise du XXe siècle (« Je vous marie », « je promets », « je pardonne », etc.), dire nous n’est pas seulement un faire : avant tout, cet acte de parole crée le sujet qui fait. Ce sujet est un être collectif qui ne se résume pas à la collection de ceux et celles qui disent nous, et partant le composent. C’est bien ce sujet collectif, non les individus qui le constituent, qui revendique, refuse, manifeste, etc. : le sujet politique agissant est toujours, en droit mais aussi en fait, un sujet collectif.
Pourtant, ce sujet collectif ne préexiste ni chronologiquement ni logiquement à l’acte de son énonciation. L’acte de dire nous crée à la fois un être (le collectif) et l'acte propre de cet être (la parole politique agissante). Ce trait proprement performatif invite à examiner les « conditions de réussite » de l’usage politique de la première personne du pluriel. C’est dans le détail de ces « conditions de réussite » que gît la vraie question : quand un dire nous réussit, que s’est-il passé en amont pour que la parole politique agissante puisse se formuler par tant de bouches au même moment, et (parfois au moins) aboutir ?
À l’intersection de la philosophie politique, de la philosophie du langage et de l’histoire, nous tenterons une analyse de quelques figures marquantes de l’acte de « dire nous » : déclarations des Droits de 1789 et de 1793, cycle révolutionnaire 1792-1793 en France, révolutions russes de 1905 et 1917, grèves de mai 1968 notamment : autant d’épisodes où le nous fut dit et constitué dans toute sa puissance, et où il induisit des effets plus que réels : chacun de ces usages neufs posa une nouvelle subjectivité politique.
 
Chaque séance est composée d’un exposé d’une heure environ, suivi d’une heure de discussion.

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