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Séminaire Philosophie/Philosophies

L'amour de l'Autre et la politique de l'amitié. Lacan/La pensée islamique

Anoush GANJIPOUR

dateDate : 10/12/2018 heure Début : 17h -> Fin : 19h  O.K.

lieu Adresse : Salle 888C, Université Paris Diderot, Campus Les Grands Moulins - Bâtiment C, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Résumé :


Dans le séminaire de cette année, le croisement de la théorie lacanienne et de la pensée islamique se fait à partir de deux foyers thématiques principaux pour les deux discours, à savoir l’amour et l’Autre. Dans les deux cas, ces deux foyers sont mobilisés pour penser la subjectivité. Leur problème initial à résoudre est la coprésence conflictuelle de deux dimensions de cette subjectivité : d’une part, la singularité qui en est constitutive et, de l’autre, la socialité qui la conditionne. C’est dans la figure de l’Autre, dérivée directement du « bon vieux Dieu de l’histoire de la métaphysique », que Lacan identifie le levier désarticulant les deux dimensions du sujet. Celui-ci peut par ce levier s’émanciper enfin du lien social (illusoire par définition) pour devenir une pure singularité, corrélat de la jouissance.
C’est dans la figure du mystique, cet amoureux de Dieu, que Lacan reconnaît celui qui a déjà « éprouvé l’idée d’une telle jouissance » (Encore, p. 97). Or, cette figure du mystique trouve son pendant dans l’idéal du mystique musulman et dans l’Homme idéal (« le Grand homme ») dont la pensée islamique n’a cessé d’élaborer la théorie. La convergence avec le schéma lacanien va encore plus loin : la pensée islamique, elle aussi, devait à sa façon tenir compte du fait que l’Autre est en même temps là où s’inscrit la fonction du Père ou de Dieu en tant que Législateur.
À ceci près qu’en combinant ces deux visages de l’Autre-Dieu, la pensée islamique s’est vu obligée, par la structure de la foi islamique, de faire un pas de côté : elle a fait de l’amour de l’Autre le support d’un type différent de socialité fondant la société des amis de Dieu. Ainsi, l’amour de l’Autre vient s’articuler à une « politique de l’amitié ». Tel est le paradoxe que nous nous efforcerons d’expliquer avec et contre le discours lacanien.
Le travail de ce séminaire rejoint la réflexion collective autour du rapport de la religion et de la psychanalyse qui s’entame cette année dans le cadre du projet « Religions monothéistes et mouvements sociaux d’émancipation », coordonné par Bruno Karsenti à l’EHESS.

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Séminaire Philosophie/Philosophies

L'amour de l'Autre et la politique de l'amitié. Lacan/La pensée islamique

Anoush GANJIPOUR

dateDate : 14/01/2019 heure Début : 17h -> Fin : 19h  O.K.

lieu Adresse : Salle 888C, Université Paris Diderot, Campus Les Grands Moulins - Bâtiment C, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Résumé :


Dans le séminaire de cette année, le croisement de la théorie lacanienne et de la pensée islamique se fait à partir de deux foyers thématiques principaux pour les deux discours, à savoir l’amour et l’Autre. Dans les deux cas, ces deux foyers sont mobilisés pour penser la subjectivité. Leur problème initial à résoudre est la coprésence conflictuelle de deux dimensions de cette subjectivité : d’une part, la singularité qui en est constitutive et, de l’autre, la socialité qui la conditionne. C’est dans la figure de l’Autre, dérivée directement du « bon vieux Dieu de l’histoire de la métaphysique », que Lacan identifie le levier désarticulant les deux dimensions du sujet. Celui-ci peut par ce levier s’émanciper enfin du lien social (illusoire par définition) pour devenir une pure singularité, corrélat de la jouissance.
C’est dans la figure du mystique, cet amoureux de Dieu, que Lacan reconnaît celui qui a déjà « éprouvé l’idée d’une telle jouissance » (Encore, p. 97). Or, cette figure du mystique trouve son pendant dans l’idéal du mystique musulman et dans l’Homme idéal (« le Grand homme ») dont la pensée islamique n’a cessé d’élaborer la théorie. La convergence avec le schéma lacanien va encore plus loin : la pensée islamique, elle aussi, devait à sa façon tenir compte du fait que l’Autre est en même temps là où s’inscrit la fonction du Père ou de Dieu en tant que Législateur.
À ceci près qu’en combinant ces deux visages de l’Autre-Dieu, la pensée islamique s’est vu obligée, par la structure de la foi islamique, de faire un pas de côté : elle a fait de l’amour de l’Autre le support d’un type différent de socialité fondant la société des amis de Dieu. Ainsi, l’amour de l’Autre vient s’articuler à une « politique de l’amitié ». Tel est le paradoxe que nous nous efforcerons d’expliquer avec et contre le discours lacanien.
Le travail de ce séminaire rejoint la réflexion collective autour du rapport de la religion et de la psychanalyse qui s’entame cette année dans le cadre du projet « Religions monothéistes et mouvements sociaux d’émancipation », coordonné par Bruno Karsenti à l’EHESS.

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