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Rencontre 

Écrans philosophiques

dateDate : 14/02/2019 heure Début : 20h30 -> Fin : 23h30  O.K.

lieu Adresse : Cinéma Le Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Résumé : Cycle conçu par la Maison populaire et organisé avec le Collège international de philosophie en collaboration avec le cinéma Le Méliès (Montreuil) dans le cadre de la convention liant ces trois institutions.


En coopération avec la Maison populaire de Montreuil et le cinéma « Le Méliès » à Montreuil, le Collège international de philosophie donne carte blanche à un(e) philosophe pour proposer et présenter un film, qui a pour elle ou lui une résonance singulière en raison de ses recherches ou de ses préoccupations actuelles. Chaque film, diffusé au Méliès, est suivi d’une courte conférence dont l’enjeu est l’approche d’un problème philosophique, et d'un débat avec le public.

Programme des séances :

Jeudi 14 février :
Habiter le monde aujourd'hui
Film : Holy Motors de Léos Carax (France, 2012, 1h55) avec Denis Lavant, Édith Scob, Élise Lhomeau, Eva Mendes, Kylie Minogue, Michel Piccoli, Jeanne Disson, Leos Carax, Jean-François Balmer.
Présenté par Bamchade Pourvali, Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

Cinquième long métrage de Léos Carax, Holy Motors se présente comme une journée de Monsieur Oscar à travers une multitude de personnages interprétés par Denis Lavant. Film mutant sur une époque mutante, le film pose la question de comment habiter le monde aujourd'hui et quel regard porter sur les autres comme autres nous-mêmes. Fable métaphysique autant que film d'action, Holy Motors est une œuvre profondément contemporaine. 

Jeudi 14 mars :
Émietter Rome : L’Éclipse, crise des émotions ou libération du sens ?
Film : L’Éclipse  (L’Eclisse) de Michelangelo Antonioni (Italie / France, 1962, 2h06) avec Alain Delon,  Monica Vitti,  Francisco Rabal,  Lilla Brignone,  Rossana Rory, Mirella Ricciardi,  Louis Seigner.
Présenté par Olivier Gaudin, École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois

Avec L’Éclipse (1962), Antonioni poursuit sa recherche sur les ressources expressives du cinéma : composition architecturale des cadrages statiques et angles de vue picturaux, fragmentation des lieux et des corps, épuisement des plans. Renversant les codes narratifs, la soustraction ou l’évidement – l’éclipse de l’histoire – ouvre sur une libération du sens. L’usage critique du montage, le mouvement ralenti jusqu’à la panne, les discontinuités et les ellipses, le morcellement des corps et la réduction de la visibilité sont autant de procédés qui troublent nos habitudes de perception et esquissent un cinéma des atmosphères. La caméra explore les espaces inachevés de la périphérie romaine, saturés de lumière. Les chantiers de l’EUR, entre ville et campagne, sont des milieux perceptifs fragmentés mais en devenir : des ambiances incertaines où disparaissent les figures humaines, plutôt que des paysages habitables. Sous l’indétermination silencieuse de la matière, frémit peut-être la promesse d’un renouvellement des formes de vie. 

Jeudi 16 mai :
Une maison, microcosme du monde social : l’imaginaire de la violence au Brésil
Film : Les Bruits de Recife  (O Som ao Redor) de Kleber Mendonça Filho (Brésil, 2012, 2h11) avec Irandhir Santos, Gustavo Jahn, Maeve Jinkings.
Présenté par Camila Gui Rosatti, Université de São Paulo

J’ai une idée sur la classe moyenne brésilienne qui est la suivante : ses pieds ne touchent jamais le sol. Ses membres sont toujours ou chez eux, ou dans la voiture avec la clim’, à leur travail avec la clim’. Ils voient en permanence la ville de haut, à travers une vitre. Ils ne marchent pas dans la ville affirme Kleber Mendonça Filho à propos des Bruits de Recife. On cherchera à montrer comment le réalisateur inscrit son film dans une tradition de pensée politique typiquement brésilienne. En effet, depuis l’œuvre fondatrice du sociologue Gilberto Freyre, Casa-Grande e Senzala (1933), l’analyse du fonctionnement de la maison de la classe dominante a été une façon de penser l’ensemble de la société, notamment son antagonisme de classe. La classe aisée aime bien s’isoler, voire se barricader : la peur d’être submergé, envahi par l’autre, le pauvre, participe d’un imaginaire de la violence que développe habilement le film. Un imaginaire qui est malheureusement plus que jamais d’actualité au Brésil.

Cinéma Le Méliès, Montreuil  - Tél. 01 83 74 58 20
Prix de la séance, conférence comprise :
• Plein tarif : 6 euros ;
• Tarif réduit : 4 euros (moins de 26 ans, allocataires des minima sociaux, demandeurs d’emploi, retraités, porteurs d’un handicap (+ place gratuite pour un accompagnateur) ;
• Tarif abonnés : 5 euros.

Programmation coordonnée par Vincent Jacques.

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Rencontre 

Écrans philosophiques

dateDate : 14/03/2019 heure Début : 20h30 -> Fin : 23h30  O.K.

lieu Adresse : Cinéma Le Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Résumé : Cycle conçu par la Maison populaire et organisé avec le Collège international de philosophie en collaboration avec le cinéma Le Méliès (Montreuil) dans le cadre de la convention liant ces trois institutions.


En coopération avec la Maison populaire de Montreuil et le cinéma « Le Méliès » à Montreuil, le Collège international de philosophie donne carte blanche à un(e) philosophe pour proposer et présenter un film, qui a pour elle ou lui une résonance singulière en raison de ses recherches ou de ses préoccupations actuelles. Chaque film, diffusé au Méliès, est suivi d’une courte conférence dont l’enjeu est l’approche d’un problème philosophique, et d'un débat avec le public.

Programme des séances :

Jeudi 14 février :
Habiter le monde aujourd'hui
Film : Holy Motors de Léos Carax (France, 2012, 1h55) avec Denis Lavant, Édith Scob, Élise Lhomeau, Eva Mendes, Kylie Minogue, Michel Piccoli, Jeanne Disson, Leos Carax, Jean-François Balmer.
Présenté par Bamchade Pourvali, Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

Cinquième long métrage de Léos Carax, Holy Motors se présente comme une journée de Monsieur Oscar à travers une multitude de personnages interprétés par Denis Lavant. Film mutant sur une époque mutante, le film pose la question de comment habiter le monde aujourd'hui et quel regard porter sur les autres comme autres nous-mêmes. Fable métaphysique autant que film d'action, Holy Motors est une œuvre profondément contemporaine. 

Jeudi 14 mars :
Émietter Rome : L’Éclipse, crise des émotions ou libération du sens ?
Film : L’Éclipse  (L’Eclisse) de Michelangelo Antonioni (Italie / France, 1962, 2h06) avec Alain Delon,  Monica Vitti,  Francisco Rabal,  Lilla Brignone,  Rossana Rory, Mirella Ricciardi,  Louis Seigner.
Présenté par Olivier Gaudin, École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois

Avec L’Éclipse (1962), Antonioni poursuit sa recherche sur les ressources expressives du cinéma : composition architecturale des cadrages statiques et angles de vue picturaux, fragmentation des lieux et des corps, épuisement des plans. Renversant les codes narratifs, la soustraction ou l’évidement – l’éclipse de l’histoire – ouvre sur une libération du sens. L’usage critique du montage, le mouvement ralenti jusqu’à la panne, les discontinuités et les ellipses, le morcellement des corps et la réduction de la visibilité sont autant de procédés qui troublent nos habitudes de perception et esquissent un cinéma des atmosphères. La caméra explore les espaces inachevés de la périphérie romaine, saturés de lumière. Les chantiers de l’EUR, entre ville et campagne, sont des milieux perceptifs fragmentés mais en devenir : des ambiances incertaines où disparaissent les figures humaines, plutôt que des paysages habitables. Sous l’indétermination silencieuse de la matière, frémit peut-être la promesse d’un renouvellement des formes de vie. 

Jeudi 16 mai :
Une maison, microcosme du monde social : l’imaginaire de la violence au Brésil
Film : Les Bruits de Recife  (O Som ao Redor) de Kleber Mendonça Filho (Brésil, 2012, 2h11) avec Irandhir Santos, Gustavo Jahn, Maeve Jinkings.
Présenté par Camila Gui Rosatti, Université de São Paulo

J’ai une idée sur la classe moyenne brésilienne qui est la suivante : ses pieds ne touchent jamais le sol. Ses membres sont toujours ou chez eux, ou dans la voiture avec la clim’, à leur travail avec la clim’. Ils voient en permanence la ville de haut, à travers une vitre. Ils ne marchent pas dans la ville affirme Kleber Mendonça Filho à propos des Bruits de Recife. On cherchera à montrer comment le réalisateur inscrit son film dans une tradition de pensée politique typiquement brésilienne. En effet, depuis l’œuvre fondatrice du sociologue Gilberto Freyre, Casa-Grande e Senzala (1933), l’analyse du fonctionnement de la maison de la classe dominante a été une façon de penser l’ensemble de la société, notamment son antagonisme de classe. La classe aisée aime bien s’isoler, voire se barricader : la peur d’être submergé, envahi par l’autre, le pauvre, participe d’un imaginaire de la violence que développe habilement le film. Un imaginaire qui est malheureusement plus que jamais d’actualité au Brésil.

Cinéma Le Méliès, Montreuil  - Tél. 01 83 74 58 20
Prix de la séance, conférence comprise :
• Plein tarif : 6 euros ;
• Tarif réduit : 4 euros (moins de 26 ans, allocataires des minima sociaux, demandeurs d’emploi, retraités, porteurs d’un handicap (+ place gratuite pour un accompagnateur) ;
• Tarif abonnés : 5 euros.

Programmation coordonnée par Vincent Jacques.

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dateDate : 16/05/2019 heure Début : 20h30 -> Fin : 23h30  O.K.

lieu Adresse : Cinéma Le Méliès, 12 place Jean Jaurès, 93100 Montreuil

Résumé : Cycle conçu par la Maison populaire et organisé avec le Collège international de philosophie en collaboration avec le cinéma Le Méliès (Montreuil) dans le cadre de la convention liant ces trois institutions.


En coopération avec la Maison populaire de Montreuil et le cinéma « Le Méliès » à Montreuil, le Collège international de philosophie donne carte blanche à un(e) philosophe pour proposer et présenter un film, qui a pour elle ou lui une résonance singulière en raison de ses recherches ou de ses préoccupations actuelles. Chaque film, diffusé au Méliès, est suivi d’une courte conférence dont l’enjeu est l’approche d’un problème philosophique, et d'un débat avec le public.

Programme des séances :

Jeudi 14 février :
Habiter le monde aujourd'hui
Film : Holy Motors de Léos Carax (France, 2012, 1h55) avec Denis Lavant, Édith Scob, Élise Lhomeau, Eva Mendes, Kylie Minogue, Michel Piccoli, Jeanne Disson, Leos Carax, Jean-François Balmer.
Présenté par Bamchade Pourvali, Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

Cinquième long métrage de Léos Carax, Holy Motors se présente comme une journée de Monsieur Oscar à travers une multitude de personnages interprétés par Denis Lavant. Film mutant sur une époque mutante, le film pose la question de comment habiter le monde aujourd'hui et quel regard porter sur les autres comme autres nous-mêmes. Fable métaphysique autant que film d'action, Holy Motors est une œuvre profondément contemporaine. 

Jeudi 14 mars :
Émietter Rome : L’Éclipse, crise des émotions ou libération du sens ?
Film : L’Éclipse  (L’Eclisse) de Michelangelo Antonioni (Italie / France, 1962, 2h06) avec Alain Delon,  Monica Vitti,  Francisco Rabal,  Lilla Brignone,  Rossana Rory, Mirella Ricciardi,  Louis Seigner.
Présenté par Olivier Gaudin, École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois

Avec L’Éclipse (1962), Antonioni poursuit sa recherche sur les ressources expressives du cinéma : composition architecturale des cadrages statiques et angles de vue picturaux, fragmentation des lieux et des corps, épuisement des plans. Renversant les codes narratifs, la soustraction ou l’évidement – l’éclipse de l’histoire – ouvre sur une libération du sens. L’usage critique du montage, le mouvement ralenti jusqu’à la panne, les discontinuités et les ellipses, le morcellement des corps et la réduction de la visibilité sont autant de procédés qui troublent nos habitudes de perception et esquissent un cinéma des atmosphères. La caméra explore les espaces inachevés de la périphérie romaine, saturés de lumière. Les chantiers de l’EUR, entre ville et campagne, sont des milieux perceptifs fragmentés mais en devenir : des ambiances incertaines où disparaissent les figures humaines, plutôt que des paysages habitables. Sous l’indétermination silencieuse de la matière, frémit peut-être la promesse d’un renouvellement des formes de vie. 

Jeudi 16 mai :
Une maison, microcosme du monde social : l’imaginaire de la violence au Brésil
Film : Les Bruits de Recife  (O Som ao Redor) de Kleber Mendonça Filho (Brésil, 2012, 2h11) avec Irandhir Santos, Gustavo Jahn, Maeve Jinkings.
Présenté par Camila Gui Rosatti, Université de São Paulo

J’ai une idée sur la classe moyenne brésilienne qui est la suivante : ses pieds ne touchent jamais le sol. Ses membres sont toujours ou chez eux, ou dans la voiture avec la clim’, à leur travail avec la clim’. Ils voient en permanence la ville de haut, à travers une vitre. Ils ne marchent pas dans la ville affirme Kleber Mendonça Filho à propos des Bruits de Recife. On cherchera à montrer comment le réalisateur inscrit son film dans une tradition de pensée politique typiquement brésilienne. En effet, depuis l’œuvre fondatrice du sociologue Gilberto Freyre, Casa-Grande e Senzala (1933), l’analyse du fonctionnement de la maison de la classe dominante a été une façon de penser l’ensemble de la société, notamment son antagonisme de classe. La classe aisée aime bien s’isoler, voire se barricader : la peur d’être submergé, envahi par l’autre, le pauvre, participe d’un imaginaire de la violence que développe habilement le film. Un imaginaire qui est malheureusement plus que jamais d’actualité au Brésil.

Cinéma Le Méliès, Montreuil  - Tél. 01 83 74 58 20
Prix de la séance, conférence comprise :
• Plein tarif : 6 euros ;
• Tarif réduit : 4 euros (moins de 26 ans, allocataires des minima sociaux, demandeurs d’emploi, retraités, porteurs d’un handicap (+ place gratuite pour un accompagnateur) ;
• Tarif abonnés : 5 euros.

Programmation coordonnée par Vincent Jacques.

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