AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Colloque Philosophie/Arts et littérature

La littérature sans condition

Isabelle ALFANDARY

dateDate : 14/06/2019 heure Début : 9h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Grand amphithéâtre, Institut du Monde anglophone, Université Sorbonne nouvelle, 5 rue de l'École de Médecine, 75006 Paris

Résumé : Colloque organisé en collaboration avec le groupe de recherches en études anglophones 19-21 (PRISMES), Université Sorbonne Nouvelle.


La littérature occupe dans le champ du savoir et l’institution universitaire une place tout à fait singulière. Elle n’est pas réductible à un discours, son rapport au savoir positif est instable, sinon intenable. L’écriture littéraire que Jacques Rancière désigne comme relevant d’un « je de l’énonciation poétique » (Politique des poètes), que Jacques Derrida identifie comme « secret sans secret » (Donner la mort) ne se laisse pas appréhender sans opposer à ses lecteurs une résistance radicale.
La littérature est depuis l’Antiquité un sujet de débat pour une autre discipline, — une autre discipline justement née de la séparation épineuse d’avec elle — la philosophie. À cet égard, la question de la littérature est inséparable d’implications politiques originaires et lancinantes. En effet, à la différence d’autres formes de discursivités positives, assignables, propres, la littérature vient brouiller les frontières ontologiques et catégorielles, rendre indécidables les identités.
La question de la transmission de la littérature sera ainsi au cœur des débats de ce colloque à l’heure où les enseignements de littérature diminuent, où des départements de littérature disparaissent dans le mouvement plus général de recul des sciences humaines. Même dans les lieux où la littérature continue d’être enseignée et lue dans des cadres institutionnels, on pourra se demander si toutes les approches du texte littéraire sont également pertinentes. Comment aborder la littérature ? Qu’en est-il de sa valeur documentaire, culturelle ou historique ?
L’enjeu de ce colloque qui réunira des lecteurs et des enseignants de littérature et de philosophie, venus de France et de l’étranger, issus de contextes et de traditions philologiques et pédagogiques différents, sera d’interroger l’hypothèse d’une littérature entendue dans son inconditionnalité. C’est de l’exceptionnalité de la littérature, de la singularité de son geste, de l’énigme de son impouvoir dont il sera question.

Programme des journées :

Vendredi 14 juin
9h : Accueil des participants et ouverture
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Samuel Weber (Northwestern University) : La littérature sans condition — mais avec des conditions (Kafka)
10h15-11h : Jean-Luc Nancy (Université de Strasbourg) : Ce que je suis en train de t'écrire, serait-ce derrière la pensée ?

Pause

11h15-12h : Ginette Michaud (Université de Montréal) : Lire dans la nuit
12h-12h45 : Jonathan Culler (Cornell University) : Problèmes de l’institution du narrateur

Pause déjeuner

Présidence de séance : Alexandra Poulain (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Mireille Calle-Gruber (Sorbonne Nouvelle) : Se rendre à la littérature. A Feu pensant, à Merveille
14h45-15h30 : Marc Porée (ENS, Sorbonne Nouvelle) : Sans condition... mais pas sans nuance : le cas de D.H. Lawrence

Pause

15h45-16h30 : Marc Amfreville (Sorbonne Université) : La douleur en héritage ou la question de l’origine
16h30-17h15 : Susan Bernstein (Brown University) : La Lucinde Friedrich Schlegel et l’absolu littéraire
17h15-18h : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh) : Fiction et devenir d’une phrase

Samedi 15 juin
Présidence de séance : Marie-Christine Lemardeley (Sorbonne Nouvelle)
9h30-10h15 : Jean-Michel Rabaté (University of Pennsylvania) : Nescio Vos : Littérature entre savoir et non-savoir dans Au Moment Voulu (Blanchot)
10h15-11h : Marie Gil (CIPh) : Pour une pensée littéraire

Pause

11h15-12h : Axel Nesme (Université Lyon 2) : The Confidence Man : condition(ne)ment
12h-12h45 : Marc Goldschmit (lycée Rabelais, Paris) : La Vita Nova dans le Décaméron de Boccaccio, feinte rhétorique pour une renaissance littéraire

Pause déjeuner
Présidence de séance : Catherine Lanone (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Chantal Delourme (Université de Nanterre) : The Waves : la phrase pour seul pas
14h45-15h30 : Jean Maurel (Université Paris 1) : La littérature, démon du demos

Pause

15h45-16h30 : Hélène Merlin-Kajman (Sorbonne Nouvelle) : Les conditions de la littérature
16h30-17h15 : Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8) : Malaise dans la lecture
17h15-18h : Richard Pedot (Université de Nanterre) : Le sans condition poétique : Emily Dickinson

Dimanche 16 juin
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Laurent Milesi (Shanghai Jiao Tong University) : Le sujet de la littérarité
10h15-11h : Patricia Dailey (Columbia University) : Parenthèses : littérature et la division interne

Pause

11h15-12h : Cécile Wajsbrot : Un objet non identifié
12h-12h45 : Gisèle Berkman (CIPh) : Une seconde fin de la littérature ? Quelques réflexions à partir de Maurice Blanchot

>> Partager

    image philosophie

Colloque Philosophie/Arts et littérature

La littérature sans condition

Isabelle ALFANDARY

dateDate : 15/06/2019 heure Début : 9h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Grand amphithéâtre, Institut du Monde anglophone, Université Sorbonne nouvelle, 5 rue de l'École de Médecine, 75006 Paris

Résumé : Colloque organisé en collaboration avec le groupe de recherches en études anglophones 19-21 (PRISMES), Université Sorbonne Nouvelle.


La littérature occupe dans le champ du savoir et l’institution universitaire une place tout à fait singulière. Elle n’est pas réductible à un discours, son rapport au savoir positif est instable, sinon intenable. L’écriture littéraire que Jacques Rancière désigne comme relevant d’un « je de l’énonciation poétique » (Politique des poètes), que Jacques Derrida identifie comme « secret sans secret » (Donner la mort) ne se laisse pas appréhender sans opposer à ses lecteurs une résistance radicale.
La littérature est depuis l’Antiquité un sujet de débat pour une autre discipline, — une autre discipline justement née de la séparation épineuse d’avec elle — la philosophie. À cet égard, la question de la littérature est inséparable d’implications politiques originaires et lancinantes. En effet, à la différence d’autres formes de discursivités positives, assignables, propres, la littérature vient brouiller les frontières ontologiques et catégorielles, rendre indécidables les identités.
La question de la transmission de la littérature sera ainsi au cœur des débats de ce colloque à l’heure où les enseignements de littérature diminuent, où des départements de littérature disparaissent dans le mouvement plus général de recul des sciences humaines. Même dans les lieux où la littérature continue d’être enseignée et lue dans des cadres institutionnels, on pourra se demander si toutes les approches du texte littéraire sont également pertinentes. Comment aborder la littérature ? Qu’en est-il de sa valeur documentaire, culturelle ou historique ?
L’enjeu de ce colloque qui réunira des lecteurs et des enseignants de littérature et de philosophie, venus de France et de l’étranger, issus de contextes et de traditions philologiques et pédagogiques différents, sera d’interroger l’hypothèse d’une littérature entendue dans son inconditionnalité. C’est de l’exceptionnalité de la littérature, de la singularité de son geste, de l’énigme de son impouvoir dont il sera question.

Programme des journées :

Vendredi 14 juin
9h : Accueil des participants et ouverture
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Samuel Weber (Northwestern University) : La littérature sans condition — mais avec des conditions (Kafka)
10h15-11h : Jean-Luc Nancy (Université de Strasbourg) : Ce que je suis en train de t'écrire, serait-ce derrière la pensée ?

Pause

11h15-12h : Ginette Michaud (Université de Montréal) : Lire dans la nuit
12h-12h45 : Jonathan Culler (Cornell University) : Problèmes de l’institution du narrateur

Pause déjeuner

Présidence de séance : Alexandra Poulain (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Mireille Calle-Gruber (Sorbonne Nouvelle) : Se rendre à la littérature. A Feu pensant, à Merveille
14h45-15h30 : Marc Porée (ENS, Sorbonne Nouvelle) : Sans condition... mais pas sans nuance : le cas de D.H. Lawrence

Pause

15h45-16h30 : Marc Amfreville (Sorbonne Université) : La douleur en héritage ou la question de l’origine
16h30-17h15 : Susan Bernstein (Brown University) : La Lucinde Friedrich Schlegel et l’absolu littéraire
17h15-18h : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh) : Fiction et devenir d’une phrase

Samedi 15 juin
Présidence de séance : Marie-Christine Lemardeley (Sorbonne Nouvelle)
9h30-10h15 : Jean-Michel Rabaté (University of Pennsylvania) : Nescio Vos : Littérature entre savoir et non-savoir dans Au Moment Voulu (Blanchot)
10h15-11h : Marie Gil (CIPh) : Pour une pensée littéraire

Pause

11h15-12h : Axel Nesme (Université Lyon 2) : The Confidence Man : condition(ne)ment
12h-12h45 : Marc Goldschmit (lycée Rabelais, Paris) : La Vita Nova dans le Décaméron de Boccaccio, feinte rhétorique pour une renaissance littéraire

Pause déjeuner
Présidence de séance : Catherine Lanone (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Chantal Delourme (Université de Nanterre) : The Waves : la phrase pour seul pas
14h45-15h30 : Jean Maurel (Université Paris 1) : La littérature, démon du demos

Pause

15h45-16h30 : Hélène Merlin-Kajman (Sorbonne Nouvelle) : Les conditions de la littérature
16h30-17h15 : Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8) : Malaise dans la lecture
17h15-18h : Richard Pedot (Université de Nanterre) : Le sans condition poétique : Emily Dickinson

Dimanche 16 juin
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Laurent Milesi (Shanghai Jiao Tong University) : Le sujet de la littérarité
10h15-11h : Patricia Dailey (Columbia University) : Parenthèses : littérature et la division interne

Pause

11h15-12h : Cécile Wajsbrot : Un objet non identifié
12h-12h45 : Gisèle Berkman (CIPh) : Une seconde fin de la littérature ? Quelques réflexions à partir de Maurice Blanchot

>> Partager

    image philosophie

Colloque Philosophie/Arts et littérature

La littérature sans condition

Isabelle ALFANDARY

dateDate : 16/06/2019 heure Début : 9h -> Fin : 13h  O.K.

lieu Adresse : Salle Pupey-Girard, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Code porte

Résumé : Colloque organisé en collaboration avec le groupe de recherches en études anglophones 19-21 (PRISMES), Université Sorbonne Nouvelle.


La littérature occupe dans le champ du savoir et l’institution universitaire une place tout à fait singulière. Elle n’est pas réductible à un discours, son rapport au savoir positif est instable, sinon intenable. L’écriture littéraire que Jacques Rancière désigne comme relevant d’un « je de l’énonciation poétique » (Politique des poètes), que Jacques Derrida identifie comme « secret sans secret » (Donner la mort) ne se laisse pas appréhender sans opposer à ses lecteurs une résistance radicale.
La littérature est depuis l’Antiquité un sujet de débat pour une autre discipline, — une autre discipline justement née de la séparation épineuse d’avec elle — la philosophie. À cet égard, la question de la littérature est inséparable d’implications politiques originaires et lancinantes. En effet, à la différence d’autres formes de discursivités positives, assignables, propres, la littérature vient brouiller les frontières ontologiques et catégorielles, rendre indécidables les identités.
La question de la transmission de la littérature sera ainsi au cœur des débats de ce colloque à l’heure où les enseignements de littérature diminuent, où des départements de littérature disparaissent dans le mouvement plus général de recul des sciences humaines. Même dans les lieux où la littérature continue d’être enseignée et lue dans des cadres institutionnels, on pourra se demander si toutes les approches du texte littéraire sont également pertinentes. Comment aborder la littérature ? Qu’en est-il de sa valeur documentaire, culturelle ou historique ?
L’enjeu de ce colloque qui réunira des lecteurs et des enseignants de littérature et de philosophie, venus de France et de l’étranger, issus de contextes et de traditions philologiques et pédagogiques différents, sera d’interroger l’hypothèse d’une littérature entendue dans son inconditionnalité. C’est de l’exceptionnalité de la littérature, de la singularité de son geste, de l’énigme de son impouvoir dont il sera question.

Programme des journées :

Vendredi 14 juin
9h : Accueil des participants et ouverture
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Samuel Weber (Northwestern University) : La littérature sans condition — mais avec des conditions (Kafka)
10h15-11h : Jean-Luc Nancy (Université de Strasbourg) : Ce que je suis en train de t'écrire, serait-ce derrière la pensée ?

Pause

11h15-12h : Ginette Michaud (Université de Montréal) : Lire dans la nuit
12h-12h45 : Jonathan Culler (Cornell University) : Problèmes de l’institution du narrateur

Pause déjeuner

Présidence de séance : Alexandra Poulain (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Mireille Calle-Gruber (Sorbonne Nouvelle) : Se rendre à la littérature. A Feu pensant, à Merveille
14h45-15h30 : Marc Porée (ENS, Sorbonne Nouvelle) : Sans condition... mais pas sans nuance : le cas de D.H. Lawrence

Pause

15h45-16h30 : Marc Amfreville (Sorbonne Université) : La douleur en héritage ou la question de l’origine
16h30-17h15 : Susan Bernstein (Brown University) : La Lucinde Friedrich Schlegel et l’absolu littéraire
17h15-18h : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh) : Fiction et devenir d’une phrase

Samedi 15 juin
Présidence de séance : Marie-Christine Lemardeley (Sorbonne Nouvelle)
9h30-10h15 : Jean-Michel Rabaté (University of Pennsylvania) : Nescio Vos : Littérature entre savoir et non-savoir dans Au Moment Voulu (Blanchot)
10h15-11h : Marie Gil (CIPh) : Pour une pensée littéraire

Pause

11h15-12h : Axel Nesme (Université Lyon 2) : The Confidence Man : condition(ne)ment
12h-12h45 : Marc Goldschmit (lycée Rabelais, Paris) : La Vita Nova dans le Décaméron de Boccaccio, feinte rhétorique pour une renaissance littéraire

Pause déjeuner
Présidence de séance : Catherine Lanone (Sorbonne Nouvelle)
14h-14h45 : Chantal Delourme (Université de Nanterre) : The Waves : la phrase pour seul pas
14h45-15h30 : Jean Maurel (Université Paris 1) : La littérature, démon du demos

Pause

15h45-16h30 : Hélène Merlin-Kajman (Sorbonne Nouvelle) : Les conditions de la littérature
16h30-17h15 : Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8) : Malaise dans la lecture
17h15-18h : Richard Pedot (Université de Nanterre) : Le sans condition poétique : Emily Dickinson

Dimanche 16 juin
Présidence de séance : Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle, CIPh)
9h30-10h15 : Laurent Milesi (Shanghai Jiao Tong University) : Le sujet de la littérarité
10h15-11h : Patricia Dailey (Columbia University) : Parenthèses : littérature et la division interne

Pause

11h15-12h : Cécile Wajsbrot : Un objet non identifié
12h-12h45 : Gisèle Berkman (CIPh) : Une seconde fin de la littérature ? Quelques réflexions à partir de Maurice Blanchot

>> Partager

    image philosophie