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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

L'invention du genre ou les fins des sciences humaines

Anne-Emmanuelle BERGER

dateDate : 12/11/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_berger_s1_2018-19

lieu Adresse : Amphithéâtre Stourdzé, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'UMR 8238 LEGS (Laboratoire d'études de genre et de sexualité, Université Paris Lumières/CNRS, Université Paris 8 et Université Paris Nanterre).


Le genre s’est imposé à partir des années quatre-vingt-dix comme une catégorie et un outil d’analyse majeurs dans le champ des sciences humaines. Sa conceptualisation n’a jamais été homogène, en raison du caractère composite de son élaboration et des différents « foyers  épistémiques » de son émergence et de ses reprises. Il reste que les études de genre constituent à plus d’un titre la pointe la plus avancée des sciences humaines et la conséquence la plus rigoureuse de l’invention des sciences humaines en Occident. Ces dernières sont en effet le fruit d’une interrogation sur la nature, le sens et la place de « l’homme » dont le XVIIIe siècle a proclamé l’urgente nécessité. On peut dire que « l’étude de l’homme » préconisée par Rousseau trouve à la fois sa limite et son accomplissement dans les études de genre. Dans le sillage des women’s studies, celles-ci ont montré que la première ne pouvait être adéquatement poursuivie sans faire droit à l’étude ou aux études des femmes, quoi qu’on entende sous ce terme. Un tel élargissement de l’objet et de la perspective engageait nécessairement dans son sillage une reproblématisation de l’humain, de sa définition et, partant, de ses frontières internes aussi bien qu’externes. Enfin, si les sciences humaines procèdent de la « découverte », elle-même historiquement déterminée, du caractère fondamentalement historique (et/ou culturel, et/ou social) de « l’homme », si elles n’ont pu formuler leur objet et définir leur périmètre qu’en postulant la nécessaire distinction de la « nature » et de la « culture », les études de genre ont bel et bien contribué à radicaliser cette axiomatique, jusqu’à inverser les termes de la relation présumée entre « nature » et « culture ». La distinction entre sexe et genre relève en effet de la même matrice logique et philosophique que la distinction entre nature et culture, avec laquelle elle coïncide plus ou moins. La question se pose aujourd’hui de la pertinence du maintien de ces termes comme horizon ou cadre théorique des sciences humaines en général et des études de genre en particulier.
Intervenants :
- Lundi 12 novembre : Giulia Sissa (historienne de l’Antiquité et philosophe – Laboratoire d’études de genre et de sexualité, UMR LEGS, UPL / CNRS et University of California at Los Angeles) : L’expérience du genre. Sexualité, sensualité, incarnation

- Lundi 17 décembre : Thierry Hoquet (philosophe, professeur à l’Université Paris Nanterre et membre de l’Institut de Recherches Philosophiques) : Un alternaturalisme est-il possible ?

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

L'invention du genre ou les fins des sciences humaines

Anne-Emmanuelle BERGER

dateDate : 17/12/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_berger_s1_2018-19

lieu Adresse : Amphithéâtre Stourdzé, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'UMR 8238 LEGS (Laboratoire d'études de genre et de sexualité, Université Paris Lumières/CNRS, Université Paris 8 et Université Paris Nanterre).


Le genre s’est imposé à partir des années quatre-vingt-dix comme une catégorie et un outil d’analyse majeurs dans le champ des sciences humaines. Sa conceptualisation n’a jamais été homogène, en raison du caractère composite de son élaboration et des différents « foyers  épistémiques » de son émergence et de ses reprises. Il reste que les études de genre constituent à plus d’un titre la pointe la plus avancée des sciences humaines et la conséquence la plus rigoureuse de l’invention des sciences humaines en Occident. Ces dernières sont en effet le fruit d’une interrogation sur la nature, le sens et la place de « l’homme » dont le XVIIIe siècle a proclamé l’urgente nécessité. On peut dire que « l’étude de l’homme » préconisée par Rousseau trouve à la fois sa limite et son accomplissement dans les études de genre. Dans le sillage des women’s studies, celles-ci ont montré que la première ne pouvait être adéquatement poursuivie sans faire droit à l’étude ou aux études des femmes, quoi qu’on entende sous ce terme. Un tel élargissement de l’objet et de la perspective engageait nécessairement dans son sillage une reproblématisation de l’humain, de sa définition et, partant, de ses frontières internes aussi bien qu’externes. Enfin, si les sciences humaines procèdent de la « découverte », elle-même historiquement déterminée, du caractère fondamentalement historique (et/ou culturel, et/ou social) de « l’homme », si elles n’ont pu formuler leur objet et définir leur périmètre qu’en postulant la nécessaire distinction de la « nature » et de la « culture », les études de genre ont bel et bien contribué à radicaliser cette axiomatique, jusqu’à inverser les termes de la relation présumée entre « nature » et « culture ». La distinction entre sexe et genre relève en effet de la même matrice logique et philosophique que la distinction entre nature et culture, avec laquelle elle coïncide plus ou moins. La question se pose aujourd’hui de la pertinence du maintien de ces termes comme horizon ou cadre théorique des sciences humaines en général et des études de genre en particulier.
Intervenants :
- Lundi 12 novembre : Giulia Sissa (historienne de l’Antiquité et philosophe – Laboratoire d’études de genre et de sexualité, UMR LEGS, UPL / CNRS et University of California at Los Angeles) : L’expérience du genre. Sexualité, sensualité, incarnation

- Lundi 17 décembre : Thierry Hoquet (philosophe, professeur à l’Université Paris Nanterre et membre de l’Institut de Recherches Philosophiques) : Un alternaturalisme est-il possible ?

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