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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 15/12/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

lieu Adresse : Maison de l'Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée aux téléphones portables en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.

Intervenants :
- Vendredi 15 décembre : Emanuele Coccia (EHESS) et Peter Szendy (Brown University) : L’image véhicule

- Mardi 19 décembre : Peter Szendy : Face value, ou les masques de l’argent

- Mercredi 10 janvier : Georges Didi-Huberman (EHESS) et Laura Odello (ancienne directrice de programme au CIPh, Brown University) : Penser les larmes. Un dialogue

- Mercredi 17 janvier : Laura Odello : « Monté sur larmes » : l’œil en excès

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 19/12/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

lieu Adresse : Maison de l'Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée aux téléphones portables en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.

Intervenants :
- Vendredi 15 décembre : Emanuele Coccia (EHESS) et Peter Szendy (Brown University) : L’image véhicule

- Mardi 19 décembre : Peter Szendy : Face value, ou les masques de l’argent

- Mercredi 10 janvier : Georges Didi-Huberman (EHESS) et Laura Odello (ancienne directrice de programme au CIPh, Brown University) : Penser les larmes. Un dialogue

- Mercredi 17 janvier : Laura Odello : « Monté sur larmes » : l’œil en excès

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 10/01/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

lieu Adresse : Maison de l'Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée aux téléphones portables en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.

Intervenants :
- Vendredi 15 décembre : Emanuele Coccia (EHESS) et Peter Szendy (Brown University) : L’image véhicule

- Mardi 19 décembre : Peter Szendy : Face value, ou les masques de l’argent

- Mercredi 10 janvier : Georges Didi-Huberman (EHESS) et Laura Odello (ancienne directrice de programme au CIPh, Brown University) : Penser les larmes. Un dialogue

- Mercredi 17 janvier : Laura Odello : « Monté sur larmes » : l’œil en excès

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 17/01/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

lieu Adresse : Maison de l'Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée aux téléphones portables en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.

Intervenants :
- Vendredi 15 décembre : Emanuele Coccia (EHESS) et Peter Szendy (Brown University) : L’image véhicule

- Mardi 19 décembre : Peter Szendy : Face value, ou les masques de l’argent

- Mercredi 10 janvier : Georges Didi-Huberman (EHESS) et Laura Odello (ancienne directrice de programme au CIPh, Brown University) : Penser les larmes. Un dialogue

- Mercredi 17 janvier : Laura Odello : « Monté sur larmes » : l’œil en excès

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