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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 06/11/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/71213750194350

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 20/11/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/71213981394358

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 27/11/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/71213655394356

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 04/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213662694357

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 11/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213840194350

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 15/01/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

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https://form.jotformeu.com/71214361894356

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Judaïtés de Maurice Blanchot

Gisèle BERKMAN

dateDate : 22/01/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213861594357

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


L’intitulé volontairement provocant de ce séminaire fait référence à un livre fameux de Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », à ceci près que nous rétablissons la majuscule, pour des raisons qui seront explicitées. Il ne s’agit en aucun cas de reprendre l’analogie parfois rencontrée entre Blanchot et Heidegger, mais précisément de la dissoudre. Car, de même qu’il est faux de prétendre que le rapport de Blanchot à ce que l’on appela longtemps « la question juive » soit analogue à celui de Heidegger, on ne saurait faire peser éternellement sur lui le poids des années d’extrême droite, et des articles antisémites écrits à cette époque. Et il est tout aussi fallacieux d’appliquer à Blanchot ce que lui-même formulait à l’encontre du penseur allemand, dans une longue note des Intellectuels en question (1984) : « Il y a eu corruption d’écriture, abus, travestissement et détournement du langage. Sur lui pèsera dorénavant un soupçon ».  Une mutation discrète mais décisive s’amorce dès les références à Kafka, Freud, Thomas Mann, dans les chroniques littéraires que donne Blanchot au Journal des débats, de 1941 à 1944.
À la question : « Comment Blanchot sort-il du discours de l’extrême droite maurrassienne et de tout ce que ce discours entraîne avec lui d’idéologie nationale et de haine antisémite ? », on répondra : « Par la littérature, par le dégagement que son idée et sa pratique comportent ». La littérature, telle que Blanchot n’a cessé d’en défendre l’idée pendant plus d’un demi-siècle, est indissociable chez lui d’une affiliation secrète puis de plus en plus explicite à la cause du peuple juif entendu comme Peuple du Livre, voué à l’écrit, mais aussi à l’exil et à ce qu’il nomme le dehors. C’est ainsi que Blanchot, progressivement, réinvente ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée juive », forgeant en quelque sorte, le mythe d’un peuple sans mythe, comme secrètement délié de la souveraineté de l’Un. Position singulière, hautement hétérodoxe, et qui ne saurait en aucun cas constituer une répétition de celle de Levinas.

Séances avec intervenants :
- Lundi 4 décembre : Marc Goldschmit (Institut des Hautes études en psychanalyse)
- Lundi 15 janvier : Danielle Cohen-Levinas (Université Paris-Sorbonne)
- Lundi 22 janvier : Michael Holland (St Hugh's College, Oxford)

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