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Séminaire Philosophie/Politique et société

Penser le travail après l'entreprise : économie, droit, subjectivités

Massimiliano NICOLI, Luca PALTRINIERI et Muriel PRÉVOT-CARPENTIER

dateDate : 28/05/2018 heure Début : 18h -> Fin : 20h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, CNRS Pouchet, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le LabTop-CRESPPA (UMR 7217, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis,Université Paris Nanterre, CNRS).


Nous nous attacherons cette année aux transformations contemporaines de cette forme spécifique des relations entre capital, travail et subjectivité que nous avons appelée, au cours des années précédentes de notre séminaire, la « forme entreprise ». La question centrale de notre séminaire sera la suivante : si Weber pouvait dire qu’« il y a capitalisme, là où les besoins d’un groupe humain qui sont couverts économiquement par des activités professionnelles le sont par la voie de l’entreprise », l’économie de « plateformes digitales » répond-elle encore aux critères d'une économie capitaliste fondée sur l'entreprise comme noyau minimal de production de biens et de services ? Non seulement, en transformant le rapport au travail et en ouvrant de nouvelles formes de coopération, les plateformes digitales modifient les rôles traditionnels des acteurs de secteurs d’activités traditionnels, mais encore elles se présentent comme des étranges hybrides entre entreprise et marché (Casilli). Plus généralement, il y a quelques raisons de penser que les nouvelles formes de travail et de création de valeur représentent un dépassement d’une série de distinctions qui structuraient l'imaginaire libéral sur lequel s’est constitué le capitalisme : la distinction entre espace public et privé, vie personnelle et professionnelle, consommation et production, production et reproduction. Cette transformation des formes du travail et de l’emploi, est-elle celle de l’activité ou revient-on à des formes anciennes d’exploitation de la main d’œuvre ? Quels nouveaux risques socio-professionnels peut-on discerner dans un contexte de porosité entre les temps de travail et de vie et l’effritement plus général du salariat ? Faut-il penser, que, à travers ces transformations de la condition des travailleurs, la vie elle-même est-elle intégralement « mise au travail » (Fumagalli) ? Et quelle serait, dans ce nouveau contexte, la place pour des oppositions conceptuelles qui structuraient l’approche traditionnelle de la philosophie politique sur la question du travail (praxis/poiésis, homo faber/animal laborans) ? Comme les années précédentes, nous questionnerons la philosophie du travail à partir du regard des sciences sociales, en particulier l’économie et la sociologie.

Intervenants :
- Lundi 12 mars : Patrice Flichy (LATTS, IFRIS, Université Paris-Est)
- Lundi 26 mars : Sarah Abdelnour (IRISSO, UNMR CNRS 7170, Université Paris-Dauphine)
- Lundi 9 avril : Marie-Anne Dujarier (LCSP, Université Paris Diderot)
- Lundi 14 mai : Michel Feher (Zone Books) (sous réserve)
- Lundi 28 mai : Thomas Pasquier (IETL, Université Lumière Lyon 2)
- Lundi 11 juin : Olivia Montel (MAE, DARES)
- Lundi 25 juin : Séance de clôture
(la salle sera indiquée sur place le jour même)

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Penser le travail après l'entreprise : économie, droit, subjectivités

Massimiliano NICOLI, Luca PALTRINIERI et Muriel PRÉVOT-CARPENTIER

dateDate : 11/06/2018 heure Début : 18h -> Fin : 20h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, CNRS Pouchet, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le LabTop-CRESPPA (UMR 7217, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis,Université Paris Nanterre, CNRS).


Nous nous attacherons cette année aux transformations contemporaines de cette forme spécifique des relations entre capital, travail et subjectivité que nous avons appelée, au cours des années précédentes de notre séminaire, la « forme entreprise ». La question centrale de notre séminaire sera la suivante : si Weber pouvait dire qu’« il y a capitalisme, là où les besoins d’un groupe humain qui sont couverts économiquement par des activités professionnelles le sont par la voie de l’entreprise », l’économie de « plateformes digitales » répond-elle encore aux critères d'une économie capitaliste fondée sur l'entreprise comme noyau minimal de production de biens et de services ? Non seulement, en transformant le rapport au travail et en ouvrant de nouvelles formes de coopération, les plateformes digitales modifient les rôles traditionnels des acteurs de secteurs d’activités traditionnels, mais encore elles se présentent comme des étranges hybrides entre entreprise et marché (Casilli). Plus généralement, il y a quelques raisons de penser que les nouvelles formes de travail et de création de valeur représentent un dépassement d’une série de distinctions qui structuraient l'imaginaire libéral sur lequel s’est constitué le capitalisme : la distinction entre espace public et privé, vie personnelle et professionnelle, consommation et production, production et reproduction. Cette transformation des formes du travail et de l’emploi, est-elle celle de l’activité ou revient-on à des formes anciennes d’exploitation de la main d’œuvre ? Quels nouveaux risques socio-professionnels peut-on discerner dans un contexte de porosité entre les temps de travail et de vie et l’effritement plus général du salariat ? Faut-il penser, que, à travers ces transformations de la condition des travailleurs, la vie elle-même est-elle intégralement « mise au travail » (Fumagalli) ? Et quelle serait, dans ce nouveau contexte, la place pour des oppositions conceptuelles qui structuraient l’approche traditionnelle de la philosophie politique sur la question du travail (praxis/poiésis, homo faber/animal laborans) ? Comme les années précédentes, nous questionnerons la philosophie du travail à partir du regard des sciences sociales, en particulier l’économie et la sociologie.

Intervenants :
- Lundi 12 mars : Patrice Flichy (LATTS, IFRIS, Université Paris-Est)
- Lundi 26 mars : Sarah Abdelnour (IRISSO, UNMR CNRS 7170, Université Paris-Dauphine)
- Lundi 9 avril : Marie-Anne Dujarier (LCSP, Université Paris Diderot)
- Lundi 14 mai : Michel Feher (Zone Books) (sous réserve)
- Lundi 28 mai : Thomas Pasquier (IETL, Université Lumière Lyon 2)
- Lundi 11 juin : Olivia Montel (MAE, DARES)
- Lundi 25 juin : Séance de clôture
(la salle sera indiquée sur place le jour même)

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Penser le travail après l'entreprise : économie, droit, subjectivités

Massimiliano NICOLI, Luca PALTRINIERI et Muriel PRÉVOT-CARPENTIER

dateDate : 25/06/2018 heure Début : 18h -> Fin : 20h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, CNRS Pouchet, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le LabTop-CRESPPA (UMR 7217, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis,Université Paris Nanterre, CNRS).


Nous nous attacherons cette année aux transformations contemporaines de cette forme spécifique des relations entre capital, travail et subjectivité que nous avons appelée, au cours des années précédentes de notre séminaire, la « forme entreprise ». La question centrale de notre séminaire sera la suivante : si Weber pouvait dire qu’« il y a capitalisme, là où les besoins d’un groupe humain qui sont couverts économiquement par des activités professionnelles le sont par la voie de l’entreprise », l’économie de « plateformes digitales » répond-elle encore aux critères d'une économie capitaliste fondée sur l'entreprise comme noyau minimal de production de biens et de services ? Non seulement, en transformant le rapport au travail et en ouvrant de nouvelles formes de coopération, les plateformes digitales modifient les rôles traditionnels des acteurs de secteurs d’activités traditionnels, mais encore elles se présentent comme des étranges hybrides entre entreprise et marché (Casilli). Plus généralement, il y a quelques raisons de penser que les nouvelles formes de travail et de création de valeur représentent un dépassement d’une série de distinctions qui structuraient l'imaginaire libéral sur lequel s’est constitué le capitalisme : la distinction entre espace public et privé, vie personnelle et professionnelle, consommation et production, production et reproduction. Cette transformation des formes du travail et de l’emploi, est-elle celle de l’activité ou revient-on à des formes anciennes d’exploitation de la main d’œuvre ? Quels nouveaux risques socio-professionnels peut-on discerner dans un contexte de porosité entre les temps de travail et de vie et l’effritement plus général du salariat ? Faut-il penser, que, à travers ces transformations de la condition des travailleurs, la vie elle-même est-elle intégralement « mise au travail » (Fumagalli) ? Et quelle serait, dans ce nouveau contexte, la place pour des oppositions conceptuelles qui structuraient l’approche traditionnelle de la philosophie politique sur la question du travail (praxis/poiésis, homo faber/animal laborans) ? Comme les années précédentes, nous questionnerons la philosophie du travail à partir du regard des sciences sociales, en particulier l’économie et la sociologie.

Intervenants :
- Lundi 12 mars : Patrice Flichy (LATTS, IFRIS, Université Paris-Est)
- Lundi 26 mars : Sarah Abdelnour (IRISSO, UNMR CNRS 7170, Université Paris-Dauphine)
- Lundi 9 avril : Marie-Anne Dujarier (LCSP, Université Paris Diderot)
- Lundi 14 mai : Michel Feher (Zone Books) (sous réserve)
- Lundi 28 mai : Thomas Pasquier (IETL, Université Lumière Lyon 2)
- Lundi 11 juin : Olivia Montel (MAE, DARES)
- Lundi 25 juin : Séance de clôture
(la salle sera indiquée sur place le jour même)

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