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Séminaire Philosophie/Politique et société

Le courant souterrain de la temporalité plurielle

Vittorio MORFINO

dateDate : 20/10/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/71215783484360

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Qu’il soit pensé sous la forme grecque du cercle ou sous la forme chrétienne de la ligne orientée vers l’avenir, le temps est un temps unique, avec un fondement métaphysique. En d’autres mots, la pluralité des temps est reconduite à l’unité d’un fondement, qu’il soit cosmologique, métaphysique ou théologique. Peut-on ébaucher une tradition matérialiste capable de se soustraire autant au modèle du cercle qu'à celui de la ligne ?
Dans la philosophe atomiste et chez Épicure, l’infinité des mondes ne consent pas une reductio ad unum des temps. Chaque être est une agrégation temporaire et chaque monde est situé dans un univers infini. Le temps est « accident d’accidents ». La textura rerum, ne peut pas être reconduite à un temps unique : chaque connexion d’atome a un rythme propre, en même temps elle n’existe pas isolément, mais elle est entrelacée à d’innombrables autres. Ce discours est mis en œuvre par Machiavel sur le terrain de la politique et de l’histoire. Dans ses Discours, il déconstruit tout autant l’anacyclosis que la ligne-temps de la narration biblique, en pensant l’histoire de Rome à partir du primat du hasard et du conflit sur la forme mixte à laquelle ils donnent lieu à partir de la pluralité des forces qui sous-tendent l’unité. Chez Spinoza, ce discours est relancé : d’un niveau historico-politique à un niveau ontologique ; de la critique biblique à la déconstruction de la théologie et de la métaphysique de la tradition impliquée dans une théorie de la substance dont l’immanence aux modes rend impensable toute forme d’ancrage à un absolu qui puisse fonder la prétention d’un temps unique. Chez Herder, ce discours est relancé contre la ligne-temps transcendantale de Kant, là où, ouvertement, Herder dans la Métacritique affirme qu’il y a plusieurs temps à la fois. Finalement, chez Darwin, pour l’histoire du vivant, et chez Freud, pour la psychologie, est refusée l’idée d’un temps unique, qu’il soit le temps de l’évolution des formes ou le temps de la biographie, pour privilégier le concept d’un temps pluriel capable de penser la complexité et la stratification des forces.

Intervenants :
- Vendredi 20 octobre : Filippo Del Lucchese (CIPh, Brunel University London) : Du temps monstrueux chez Lucrèce
- Lundi 4 décembre : Laurent Gerbier (Université François-Rabelais de Tours) : Les textures du temps chez Machiavel
- Lundi 29 janvier : Chantal Jaquet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Figures du temps pluriel chez Spinoza

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Le courant souterrain de la temporalité plurielle

Vittorio MORFINO

dateDate : 04/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71216459384360

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Qu’il soit pensé sous la forme grecque du cercle ou sous la forme chrétienne de la ligne orientée vers l’avenir, le temps est un temps unique, avec un fondement métaphysique. En d’autres mots, la pluralité des temps est reconduite à l’unité d’un fondement, qu’il soit cosmologique, métaphysique ou théologique. Peut-on ébaucher une tradition matérialiste capable de se soustraire autant au modèle du cercle qu'à celui de la ligne ?
Dans la philosophe atomiste et chez Épicure, l’infinité des mondes ne consent pas une reductio ad unum des temps. Chaque être est une agrégation temporaire et chaque monde est situé dans un univers infini. Le temps est « accident d’accidents ». La textura rerum, ne peut pas être reconduite à un temps unique : chaque connexion d’atome a un rythme propre, en même temps elle n’existe pas isolément, mais elle est entrelacée à d’innombrables autres. Ce discours est mis en œuvre par Machiavel sur le terrain de la politique et de l’histoire. Dans ses Discours, il déconstruit tout autant l’anacyclosis que la ligne-temps de la narration biblique, en pensant l’histoire de Rome à partir du primat du hasard et du conflit sur la forme mixte à laquelle ils donnent lieu à partir de la pluralité des forces qui sous-tendent l’unité. Chez Spinoza, ce discours est relancé : d’un niveau historico-politique à un niveau ontologique ; de la critique biblique à la déconstruction de la théologie et de la métaphysique de la tradition impliquée dans une théorie de la substance dont l’immanence aux modes rend impensable toute forme d’ancrage à un absolu qui puisse fonder la prétention d’un temps unique. Chez Herder, ce discours est relancé contre la ligne-temps transcendantale de Kant, là où, ouvertement, Herder dans la Métacritique affirme qu’il y a plusieurs temps à la fois. Finalement, chez Darwin, pour l’histoire du vivant, et chez Freud, pour la psychologie, est refusée l’idée d’un temps unique, qu’il soit le temps de l’évolution des formes ou le temps de la biographie, pour privilégier le concept d’un temps pluriel capable de penser la complexité et la stratification des forces.

Intervenants :
- Vendredi 20 octobre : Filippo Del Lucchese (CIPh, Brunel University London) : Du temps monstrueux chez Lucrèce
- Lundi 4 décembre : Laurent Gerbier (Université François-Rabelais de Tours) : Les textures du temps chez Machiavel
- Lundi 29 janvier : Chantal Jaquet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Figures du temps pluriel chez Spinoza

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Le courant souterrain de la temporalité plurielle

Vittorio MORFINO

dateDate : 29/01/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71216079584360

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Qu’il soit pensé sous la forme grecque du cercle ou sous la forme chrétienne de la ligne orientée vers l’avenir, le temps est un temps unique, avec un fondement métaphysique. En d’autres mots, la pluralité des temps est reconduite à l’unité d’un fondement, qu’il soit cosmologique, métaphysique ou théologique. Peut-on ébaucher une tradition matérialiste capable de se soustraire autant au modèle du cercle qu'à celui de la ligne ?
Dans la philosophe atomiste et chez Épicure, l’infinité des mondes ne consent pas une reductio ad unum des temps. Chaque être est une agrégation temporaire et chaque monde est situé dans un univers infini. Le temps est « accident d’accidents ». La textura rerum, ne peut pas être reconduite à un temps unique : chaque connexion d’atome a un rythme propre, en même temps elle n’existe pas isolément, mais elle est entrelacée à d’innombrables autres. Ce discours est mis en œuvre par Machiavel sur le terrain de la politique et de l’histoire. Dans ses Discours, il déconstruit tout autant l’anacyclosis que la ligne-temps de la narration biblique, en pensant l’histoire de Rome à partir du primat du hasard et du conflit sur la forme mixte à laquelle ils donnent lieu à partir de la pluralité des forces qui sous-tendent l’unité. Chez Spinoza, ce discours est relancé : d’un niveau historico-politique à un niveau ontologique ; de la critique biblique à la déconstruction de la théologie et de la métaphysique de la tradition impliquée dans une théorie de la substance dont l’immanence aux modes rend impensable toute forme d’ancrage à un absolu qui puisse fonder la prétention d’un temps unique. Chez Herder, ce discours est relancé contre la ligne-temps transcendantale de Kant, là où, ouvertement, Herder dans la Métacritique affirme qu’il y a plusieurs temps à la fois. Finalement, chez Darwin, pour l’histoire du vivant, et chez Freud, pour la psychologie, est refusée l’idée d’un temps unique, qu’il soit le temps de l’évolution des formes ou le temps de la biographie, pour privilégier le concept d’un temps pluriel capable de penser la complexité et la stratification des forces.

Intervenants :
- Vendredi 20 octobre : Filippo Del Lucchese (CIPh, Brunel University London) : Du temps monstrueux chez Lucrèce
- Lundi 4 décembre : Laurent Gerbier (Université François-Rabelais de Tours) : Les textures du temps chez Machiavel
- Lundi 29 janvier : Chantal Jaquet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Figures du temps pluriel chez Spinoza

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