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Séminaire Philosophie/Sciences et techniques

L'espace comme carrefour épistémologique et phénoménologique (VI)

Carlos LOBO

dateDate : 17/11/2017 heure Début : 14h -> Fin : 16h30  O.K.

lieu Adresse : Salle de Réunion du Pavillon Pasteur, 1er étage, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Laboratoire Disciplinaire « Pensée des Sciences », dans le cadre de la convention avec l'École normale supérieure.


Le parallèle entre espace et probabilité est aussi ancien que profond. Mais avec l’introduction des probabilités au cœur de la physique et des sciences modernes, le problème de l’espace s’approfondit et se transforme. Le caractère combinatoire de son noyau mathématique s’impose désormais. L’individuation et la localisation physiques perdent de leur caractère « absolu ». Une particule ne s'individue plus au sein d’un medium absolument déterminé, mais au sein d’un agrégat, non pas d’individus, mais de combinaisons virtuelles et possibles, dont la totalité forme un « espace de jeu ». Le concept de probabilité subit également une mutation : la mesure de probabilité d'un événement ne repose plus sur un quadrillage préalable d’un « espace » ou une répartition préalable d’entités « rigides » placées dans un espace (homogène ou inhomogène, isotope ou non), mais suppose un « espace de jeu » (Raumspiel) dont l’essence mathématique reste encore à saisir et constitue l’objet et l’enjeu de la science et de la philosophie contemporaines. En suivant le parallèle dans ses profondeurs, nous sommes reconduits à une dimension de l’intersubjectivité totalement nouvelle, dont la formalisation relèverait, selon Weyl, d'une « authentique logique des communications » mettant en forme un nouveau concept de la possibilité, celui de la « potentialité », dont nous trouvons deux manifestations remarquables dans deux ordres fort hétérogènes : la géométrie et l’histoire. Tandis que la première, partant du continu considéré comme le « milieu des modes de partition possibles » a débouché sur la constitution de l’espace-temps comme « milieu des localisations possibles », la seconde, qui considère le monde historique comme réservoir des « éventualités redoutées ou espérées », est encore en attente de sa « logique ». Suivant ces indications et les prolongements de ce parallèle entre science physique et sciences humaines, entre autres chez Husserl, Schrödinger, Bachelard, Rota, Châtelet ou Desanti, nous risquerons quelques propositions sur ce que pourrait être cette « logique intrinsèque (et symbolique) de l’histoire ».
Intervenants :
- Vendredi 13 octobre : Bernard Guy (Département Sciences des processus industriels et naturels/SPIN, École des Mines de Saint-Étienne) : Espace, temps, probabilité : quelques étapes d’une réflexion en cours
- Vendredi 17 novembre : Bernard Ancori (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie/IRIST, Université de Strasbourg)
- Vendredi 15 décembre : Carlos Lobo (CIPh)
- Vendredi 19 janvier : Pedro Alves (Faculté de philosophie, Université de Lisbonne)

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Séminaire Philosophie/Sciences et techniques

L'espace comme carrefour épistémologique et phénoménologique (VI)

Carlos LOBO

dateDate : 15/12/2017 heure Début : 14h -> Fin : 16h30  O.K.

lieu Adresse : Salle de Réunion du Pavillon Pasteur, 1er étage, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Laboratoire Disciplinaire « Pensée des Sciences », dans le cadre de la convention avec l'École normale supérieure.


Le parallèle entre espace et probabilité est aussi ancien que profond. Mais avec l’introduction des probabilités au cœur de la physique et des sciences modernes, le problème de l’espace s’approfondit et se transforme. Le caractère combinatoire de son noyau mathématique s’impose désormais. L’individuation et la localisation physiques perdent de leur caractère « absolu ». Une particule ne s'individue plus au sein d’un medium absolument déterminé, mais au sein d’un agrégat, non pas d’individus, mais de combinaisons virtuelles et possibles, dont la totalité forme un « espace de jeu ». Le concept de probabilité subit également une mutation : la mesure de probabilité d'un événement ne repose plus sur un quadrillage préalable d’un « espace » ou une répartition préalable d’entités « rigides » placées dans un espace (homogène ou inhomogène, isotope ou non), mais suppose un « espace de jeu » (Raumspiel) dont l’essence mathématique reste encore à saisir et constitue l’objet et l’enjeu de la science et de la philosophie contemporaines. En suivant le parallèle dans ses profondeurs, nous sommes reconduits à une dimension de l’intersubjectivité totalement nouvelle, dont la formalisation relèverait, selon Weyl, d'une « authentique logique des communications » mettant en forme un nouveau concept de la possibilité, celui de la « potentialité », dont nous trouvons deux manifestations remarquables dans deux ordres fort hétérogènes : la géométrie et l’histoire. Tandis que la première, partant du continu considéré comme le « milieu des modes de partition possibles » a débouché sur la constitution de l’espace-temps comme « milieu des localisations possibles », la seconde, qui considère le monde historique comme réservoir des « éventualités redoutées ou espérées », est encore en attente de sa « logique ». Suivant ces indications et les prolongements de ce parallèle entre science physique et sciences humaines, entre autres chez Husserl, Schrödinger, Bachelard, Rota, Châtelet ou Desanti, nous risquerons quelques propositions sur ce que pourrait être cette « logique intrinsèque (et symbolique) de l’histoire ».
Intervenants :
- Vendredi 13 octobre : Bernard Guy (Département Sciences des processus industriels et naturels/SPIN, École des Mines de Saint-Étienne) : Espace, temps, probabilité : quelques étapes d’une réflexion en cours
- Vendredi 17 novembre : Bernard Ancori (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie/IRIST, Université de Strasbourg)
- Vendredi 15 décembre : Carlos Lobo (CIPh)
- Vendredi 19 janvier : Pedro Alves (Faculté de philosophie, Université de Lisbonne)

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Séminaire Philosophie/Sciences et techniques

L'espace comme carrefour épistémologique et phénoménologique (VI)

Carlos LOBO

dateDate : 19/01/2018 heure Début : 14h -> Fin : 16h30  O.K.

lieu Adresse : Salle de Réunion du Pavillon Pasteur, 1er étage, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Laboratoire Disciplinaire « Pensée des Sciences », dans le cadre de la convention avec l'École normale supérieure.


Le parallèle entre espace et probabilité est aussi ancien que profond. Mais avec l’introduction des probabilités au cœur de la physique et des sciences modernes, le problème de l’espace s’approfondit et se transforme. Le caractère combinatoire de son noyau mathématique s’impose désormais. L’individuation et la localisation physiques perdent de leur caractère « absolu ». Une particule ne s'individue plus au sein d’un medium absolument déterminé, mais au sein d’un agrégat, non pas d’individus, mais de combinaisons virtuelles et possibles, dont la totalité forme un « espace de jeu ». Le concept de probabilité subit également une mutation : la mesure de probabilité d'un événement ne repose plus sur un quadrillage préalable d’un « espace » ou une répartition préalable d’entités « rigides » placées dans un espace (homogène ou inhomogène, isotope ou non), mais suppose un « espace de jeu » (Raumspiel) dont l’essence mathématique reste encore à saisir et constitue l’objet et l’enjeu de la science et de la philosophie contemporaines. En suivant le parallèle dans ses profondeurs, nous sommes reconduits à une dimension de l’intersubjectivité totalement nouvelle, dont la formalisation relèverait, selon Weyl, d'une « authentique logique des communications » mettant en forme un nouveau concept de la possibilité, celui de la « potentialité », dont nous trouvons deux manifestations remarquables dans deux ordres fort hétérogènes : la géométrie et l’histoire. Tandis que la première, partant du continu considéré comme le « milieu des modes de partition possibles » a débouché sur la constitution de l’espace-temps comme « milieu des localisations possibles », la seconde, qui considère le monde historique comme réservoir des « éventualités redoutées ou espérées », est encore en attente de sa « logique ». Suivant ces indications et les prolongements de ce parallèle entre science physique et sciences humaines, entre autres chez Husserl, Schrödinger, Bachelard, Rota, Châtelet ou Desanti, nous risquerons quelques propositions sur ce que pourrait être cette « logique intrinsèque (et symbolique) de l’histoire ».
Intervenants :
- Vendredi 13 octobre : Bernard Guy (Département Sciences des processus industriels et naturels/SPIN, École des Mines de Saint-Étienne) : Espace, temps, probabilité : quelques étapes d’une réflexion en cours
- Vendredi 17 novembre : Bernard Ancori (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie/IRIST, Université de Strasbourg)
- Vendredi 15 décembre : Carlos Lobo (CIPh)
- Vendredi 19 janvier : Pedro Alves (Faculté de philosophie, Université de Lisbonne)

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