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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les fins heureuses

Marie GIL

dateDate : 20/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213974394360

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Il y a eu à l’origine de cette réflexion un sentiment d’inadéquation et de malheur du lecteur face à des « fins heureuses » qui, pour nous, étaient tragiques : des fins sublimes, chrétiennes, absolues, que nous aurions voulu récrire, et nous nous disions qu’il ne devait y avoir de fin heureuse que pour le lecteur, et non pour la morale. Dante et Béatrice, Héloïse et Abelard, Lancelot et Guenièvre, Roméo et Juliette, Garance et Baptiste, Miguel et Anna, Rodrigue et Prouhèze, et surtout Aurélien et Bérénice. Ces amours pures, enfantines, incestueuses, parfaites, nous leur voulions la même fin que les contes de fées. C’est à ce moment-là que nous nous sommes aperçus que les personnages de conte de fée n’existaient pas. Ils n’ont jamais vécu à l’intérieur du lecteur, ils ne sont qu’une structure. Et la structure qu’ils incarnent est celle de l’amour impossible, d’un deus ex machina ironiquement tendu devant le lecteur pour mieux lui rappeler les tragédies de la prédestination. Dès lors, nos histoires chrétiennes sublimant l’amour terrestre en amour mystique étaient les seules capables d’incarner l’idéal amoureux ici-bas, car les mariages de comédies et de contes n’étaient qu’une fin, et non un début. La fin heureuse était donc une fin malheureuse de l’histoire, une fin mystique ou morale, et non un mariage – les deux coïncidant parfois, comme dans Persuasion de Jane Austin. Il nous fallait donc tout reprendre à zéro, sur nouveaux frais, en distinguant les « fins à mariage » et les « fins morales », pour redéfinir le Happy Ending et son essence.
Nous envisagerons cette année les fins heureuses dans la comédie hollywoodienne.
Thème des séances :
- Mercredi 20 décembre : La question de la fin
- Mercredi 17 janvier : Bonheur et mariage
- Mercredi 24 janvier : Catharsis populaire : facilités des fins heureuses ?

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les fins heureuses

Marie GIL

dateDate : 17/01/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71214798194363

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Il y a eu à l’origine de cette réflexion un sentiment d’inadéquation et de malheur du lecteur face à des « fins heureuses » qui, pour nous, étaient tragiques : des fins sublimes, chrétiennes, absolues, que nous aurions voulu récrire, et nous nous disions qu’il ne devait y avoir de fin heureuse que pour le lecteur, et non pour la morale. Dante et Béatrice, Héloïse et Abelard, Lancelot et Guenièvre, Roméo et Juliette, Garance et Baptiste, Miguel et Anna, Rodrigue et Prouhèze, et surtout Aurélien et Bérénice. Ces amours pures, enfantines, incestueuses, parfaites, nous leur voulions la même fin que les contes de fées. C’est à ce moment-là que nous nous sommes aperçus que les personnages de conte de fée n’existaient pas. Ils n’ont jamais vécu à l’intérieur du lecteur, ils ne sont qu’une structure. Et la structure qu’ils incarnent est celle de l’amour impossible, d’un deus ex machina ironiquement tendu devant le lecteur pour mieux lui rappeler les tragédies de la prédestination. Dès lors, nos histoires chrétiennes sublimant l’amour terrestre en amour mystique étaient les seules capables d’incarner l’idéal amoureux ici-bas, car les mariages de comédies et de contes n’étaient qu’une fin, et non un début. La fin heureuse était donc une fin malheureuse de l’histoire, une fin mystique ou morale, et non un mariage – les deux coïncidant parfois, comme dans Persuasion de Jane Austin. Il nous fallait donc tout reprendre à zéro, sur nouveaux frais, en distinguant les « fins à mariage » et les « fins morales », pour redéfinir le Happy Ending et son essence.
Nous envisagerons cette année les fins heureuses dans la comédie hollywoodienne.
Thème des séances :
- Mercredi 20 décembre : La question de la fin
- Mercredi 17 janvier : Bonheur et mariage
- Mercredi 24 janvier : Catharsis populaire : facilités des fins heureuses ?

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les fins heureuses

Marie GIL

dateDate : 24/01/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71214020694346

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Il y a eu à l’origine de cette réflexion un sentiment d’inadéquation et de malheur du lecteur face à des « fins heureuses » qui, pour nous, étaient tragiques : des fins sublimes, chrétiennes, absolues, que nous aurions voulu récrire, et nous nous disions qu’il ne devait y avoir de fin heureuse que pour le lecteur, et non pour la morale. Dante et Béatrice, Héloïse et Abelard, Lancelot et Guenièvre, Roméo et Juliette, Garance et Baptiste, Miguel et Anna, Rodrigue et Prouhèze, et surtout Aurélien et Bérénice. Ces amours pures, enfantines, incestueuses, parfaites, nous leur voulions la même fin que les contes de fées. C’est à ce moment-là que nous nous sommes aperçus que les personnages de conte de fée n’existaient pas. Ils n’ont jamais vécu à l’intérieur du lecteur, ils ne sont qu’une structure. Et la structure qu’ils incarnent est celle de l’amour impossible, d’un deus ex machina ironiquement tendu devant le lecteur pour mieux lui rappeler les tragédies de la prédestination. Dès lors, nos histoires chrétiennes sublimant l’amour terrestre en amour mystique étaient les seules capables d’incarner l’idéal amoureux ici-bas, car les mariages de comédies et de contes n’étaient qu’une fin, et non un début. La fin heureuse était donc une fin malheureuse de l’histoire, une fin mystique ou morale, et non un mariage – les deux coïncidant parfois, comme dans Persuasion de Jane Austin. Il nous fallait donc tout reprendre à zéro, sur nouveaux frais, en distinguant les « fins à mariage » et les « fins morales », pour redéfinir le Happy Ending et son essence.
Nous envisagerons cette année les fins heureuses dans la comédie hollywoodienne.
Thème des séances :
- Mercredi 20 décembre : La question de la fin
- Mercredi 17 janvier : Bonheur et mariage
- Mercredi 24 janvier : Catharsis populaire : facilités des fins heureuses ?

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