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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

La spéculation : entre philosophie et économie

Gaetano CHIURAZZI

dateDate : 07/12/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71214049094351

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Qu’ont en commun la spéculation philosophique et la spéculation économique ? Pour répondre à cette question, nous proposons une réflexion interdisciplinaire qui porte notamment sur les concepts de spéculation, équivalence, traduction et incommensurabilité. La spéculation (comme l’atteste l’étymologie, de speculum, « miroir », ou specula, « sentinelle ») est caractérisée par deux traits : la réflexion et la capacité de pré-voir, de tirer profit par anticipation, d’« aller au-delà ». Ce mouvement révèle la structure métaphysique de toute spéculation. Sa déconstruction ne peut que partir, alors, de la critique kantienne de la métaphysique, notamment de l’argument ontologique, et de la fonction qu’y jouent les étonnants exemples des « cent thalers » et du « marchand ».
L’économie financière est censée s’émanciper de la logique odysséique de la vérité, c’est-à-dire de la nécessité de revenir à un lieu ou à quelque chose qui arrête la circulation et l’échange. Toutefois, on peut montrer que cela n’implique pas une émancipation de la logique de l’équivalence, cette économie portant sur le principe de l’échangeabilité, ce qui annule dans les faits toute différence. La « Bourse », lieu de spéculation par excellence, s’érige au « dictionnaire absolu » de l’échange, autrement dit de la traduction par la monnaie, unité de mesure universelle. Afin de mettre en lumière la structure différentielle de tout langage – ce qui questionne le concept même de vérité comme adaequatio – nous nous attachons à mener une réflexion sur les défaillances de l’échange linguistique qui émergent dans la pratique de la traduction, c’est-à-dire sur les phénomènes d’incommensurabilité qui rendent impossible toute équivalence. Telle est pour nous la fonction des phénomènes irréductibles au système d’échange tels que les « résiduels » ou « excédants » de la valeur d’usage (Marx), du besoin (Aristote) et du don (Ricœur, Derrida).

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

La spéculation : entre philosophie et économie

Gaetano CHIURAZZI

dateDate : 21/12/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213941194352

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Qu’ont en commun la spéculation philosophique et la spéculation économique ? Pour répondre à cette question, nous proposons une réflexion interdisciplinaire qui porte notamment sur les concepts de spéculation, équivalence, traduction et incommensurabilité. La spéculation (comme l’atteste l’étymologie, de speculum, « miroir », ou specula, « sentinelle ») est caractérisée par deux traits : la réflexion et la capacité de pré-voir, de tirer profit par anticipation, d’« aller au-delà ». Ce mouvement révèle la structure métaphysique de toute spéculation. Sa déconstruction ne peut que partir, alors, de la critique kantienne de la métaphysique, notamment de l’argument ontologique, et de la fonction qu’y jouent les étonnants exemples des « cent thalers » et du « marchand ».
L’économie financière est censée s’émanciper de la logique odysséique de la vérité, c’est-à-dire de la nécessité de revenir à un lieu ou à quelque chose qui arrête la circulation et l’échange. Toutefois, on peut montrer que cela n’implique pas une émancipation de la logique de l’équivalence, cette économie portant sur le principe de l’échangeabilité, ce qui annule dans les faits toute différence. La « Bourse », lieu de spéculation par excellence, s’érige au « dictionnaire absolu » de l’échange, autrement dit de la traduction par la monnaie, unité de mesure universelle. Afin de mettre en lumière la structure différentielle de tout langage – ce qui questionne le concept même de vérité comme adaequatio – nous nous attachons à mener une réflexion sur les défaillances de l’échange linguistique qui émergent dans la pratique de la traduction, c’est-à-dire sur les phénomènes d’incommensurabilité qui rendent impossible toute équivalence. Telle est pour nous la fonction des phénomènes irréductibles au système d’échange tels que les « résiduels » ou « excédants » de la valeur d’usage (Marx), du besoin (Aristote) et du don (Ricœur, Derrida).

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

La spéculation : entre philosophie et économie

Gaetano CHIURAZZI

dateDate : 11/01/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71213851094351

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


Qu’ont en commun la spéculation philosophique et la spéculation économique ? Pour répondre à cette question, nous proposons une réflexion interdisciplinaire qui porte notamment sur les concepts de spéculation, équivalence, traduction et incommensurabilité. La spéculation (comme l’atteste l’étymologie, de speculum, « miroir », ou specula, « sentinelle ») est caractérisée par deux traits : la réflexion et la capacité de pré-voir, de tirer profit par anticipation, d’« aller au-delà ». Ce mouvement révèle la structure métaphysique de toute spéculation. Sa déconstruction ne peut que partir, alors, de la critique kantienne de la métaphysique, notamment de l’argument ontologique, et de la fonction qu’y jouent les étonnants exemples des « cent thalers » et du « marchand ».
L’économie financière est censée s’émanciper de la logique odysséique de la vérité, c’est-à-dire de la nécessité de revenir à un lieu ou à quelque chose qui arrête la circulation et l’échange. Toutefois, on peut montrer que cela n’implique pas une émancipation de la logique de l’équivalence, cette économie portant sur le principe de l’échangeabilité, ce qui annule dans les faits toute différence. La « Bourse », lieu de spéculation par excellence, s’érige au « dictionnaire absolu » de l’échange, autrement dit de la traduction par la monnaie, unité de mesure universelle. Afin de mettre en lumière la structure différentielle de tout langage – ce qui questionne le concept même de vérité comme adaequatio – nous nous attachons à mener une réflexion sur les défaillances de l’échange linguistique qui émergent dans la pratique de la traduction, c’est-à-dire sur les phénomènes d’incommensurabilité qui rendent impossible toute équivalence. Telle est pour nous la fonction des phénomènes irréductibles au système d’échange tels que les « résiduels » ou « excédants » de la valeur d’usage (Marx), du besoin (Aristote) et du don (Ricœur, Derrida).

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La spéculation : entre philosophie et économie

Gaetano CHIURAZZI

dateDate : 18/01/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

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lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

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Qu’ont en commun la spéculation philosophique et la spéculation économique ? Pour répondre à cette question, nous proposons une réflexion interdisciplinaire qui porte notamment sur les concepts de spéculation, équivalence, traduction et incommensurabilité. La spéculation (comme l’atteste l’étymologie, de speculum, « miroir », ou specula, « sentinelle ») est caractérisée par deux traits : la réflexion et la capacité de pré-voir, de tirer profit par anticipation, d’« aller au-delà ». Ce mouvement révèle la structure métaphysique de toute spéculation. Sa déconstruction ne peut que partir, alors, de la critique kantienne de la métaphysique, notamment de l’argument ontologique, et de la fonction qu’y jouent les étonnants exemples des « cent thalers » et du « marchand ».
L’économie financière est censée s’émanciper de la logique odysséique de la vérité, c’est-à-dire de la nécessité de revenir à un lieu ou à quelque chose qui arrête la circulation et l’échange. Toutefois, on peut montrer que cela n’implique pas une émancipation de la logique de l’équivalence, cette économie portant sur le principe de l’échangeabilité, ce qui annule dans les faits toute différence. La « Bourse », lieu de spéculation par excellence, s’érige au « dictionnaire absolu » de l’échange, autrement dit de la traduction par la monnaie, unité de mesure universelle. Afin de mettre en lumière la structure différentielle de tout langage – ce qui questionne le concept même de vérité comme adaequatio – nous nous attachons à mener une réflexion sur les défaillances de l’échange linguistique qui émergent dans la pratique de la traduction, c’est-à-dire sur les phénomènes d’incommensurabilité qui rendent impossible toute équivalence. Telle est pour nous la fonction des phénomènes irréductibles au système d’échange tels que les « résiduels » ou « excédants » de la valeur d’usage (Marx), du besoin (Aristote) et du don (Ricœur, Derrida).

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