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Séminaire Philosophie/Politique et société

« Dis-moi qui tu aimes » : une autre approche de la sensibilité en politique

Valérie GÉRARD

dateDate : 27/04/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  En cours

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Le séminaire se proposera d’élucider le sens politique profond d’une position à première vue scandaleuse : en politique on peut préférer avoir tort avec ses amis plutôt que d’être dans le vrai avec ceux dont on ne goûte pas la compagnie. Tenir à ses pensées en étant indifférent au fait qu’elles nous placent aux côtés de tels ou tels serait même politiquement irresponsable. L’idée est que les affinités sont premières en politique, où :
- le goût pour la compagnie des gens prime sur la seule logique rationnelle : on adhère à des idées, aussi, par goût pour la manière dont elles sont portées et partagées, et il ne s’agit pas seulement de rhétorique, cela témoigne d’une sensibilité – politique – à la coexistence des hommes ;
- on s’oriente par affinité, le choix d’une compagnie donnant déjà de l’existence à une forme de communauté politique souhaitée.
Il s’agit donc de penser l’ancrage des affections politiques dans les affinités ; et de comprendre que s’orienter politiquement dans la pensée, c’est penser à partir de la coexistence (la politisation crée du lien et de la mise en commun), et en se situant dans le champ des affinités (ce qui produit partialité et conflictualité). La notion de goût, élaborée au XVIIIe siècle et dont nous montrerons la dimension politique, permet de penser cette ambivalence.
Cette approche de la sensibilité politique éclaire le champ politique, mais aussi celui des rapports entre politique et philosophie, et entre raison et sensibilité.
Nous partirons de la manière dont Hannah Arendt problématise ces questions, pour aller voir s’élaborer, au XVIIIe siècle principalement, le rapport entre raison, affection, goût et compagnie, entre politique et rhétorique : depuis la sensibilité politique à la coexistence des hommes et aux affinités, une autre raison que celle dont l’image a été transmise se constitue, non tyrannique, non systématique, et dont l’esquisse permet de penser d’autres Lumières, des Lumières sans prétention impérialiste.
Séance avec intervenante :
- Jeudi 18 mai : Valérie Gérard animera la séance avec Feriel Kaddour (ENS-Ulm, département d'histoire et de théorie des arts)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

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Séminaire Philosophie/Politique et société

« Dis-moi qui tu aimes » : une autre approche de la sensibilité en politique

Valérie GÉRARD

dateDate : 18/05/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

lieu Adresse : Salle de musique, École normale supérieure, Annexe, 46 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé :


Le séminaire se proposera d’élucider le sens politique profond d’une position à première vue scandaleuse : en politique on peut préférer avoir tort avec ses amis plutôt que d’être dans le vrai avec ceux dont on ne goûte pas la compagnie. Tenir à ses pensées en étant indifférent au fait qu’elles nous placent aux côtés de tels ou tels serait même politiquement irresponsable. L’idée est que les affinités sont premières en politique, où :
- le goût pour la compagnie des gens prime sur la seule logique rationnelle : on adhère à des idées, aussi, par goût pour la manière dont elles sont portées et partagées, et il ne s’agit pas seulement de rhétorique, cela témoigne d’une sensibilité – politique – à la coexistence des hommes ;
- on s’oriente par affinité, le choix d’une compagnie donnant déjà de l’existence à une forme de communauté politique souhaitée.
Il s’agit donc de penser l’ancrage des affections politiques dans les affinités ; et de comprendre que s’orienter politiquement dans la pensée, c’est penser à partir de la coexistence (la politisation crée du lien et de la mise en commun), et en se situant dans le champ des affinités (ce qui produit partialité et conflictualité). La notion de goût, élaborée au XVIIIe siècle et dont nous montrerons la dimension politique, permet de penser cette ambivalence.
Cette approche de la sensibilité politique éclaire le champ politique, mais aussi celui des rapports entre politique et philosophie, et entre raison et sensibilité.
Nous partirons de la manière dont Hannah Arendt problématise ces questions, pour aller voir s’élaborer, au XVIIIe siècle principalement, le rapport entre raison, affection, goût et compagnie, entre politique et rhétorique : depuis la sensibilité politique à la coexistence des hommes et aux affinités, une autre raison que celle dont l’image a été transmise se constitue, non tyrannique, non systématique, et dont l’esquisse permet de penser d’autres Lumières, des Lumières sans prétention impérialiste.
Séance avec intervenante :
- Jeudi 18 mai : Valérie Gérard animera la séance avec Feriel Kaddour (ENS-Ulm, département d'histoire et de théorie des arts)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

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Séminaire Philosophie/Politique et société

« Dis-moi qui tu aimes » : une autre approche de la sensibilité en politique

Valérie GÉRARD

dateDate : 08/06/2017 heure Début : 19h -> Fin : 21h  En cours

lieu Adresse :

Résumé :


Le séminaire se proposera d’élucider le sens politique profond d’une position à première vue scandaleuse : en politique on peut préférer avoir tort avec ses amis plutôt que d’être dans le vrai avec ceux dont on ne goûte pas la compagnie. Tenir à ses pensées en étant indifférent au fait qu’elles nous placent aux côtés de tels ou tels serait même politiquement irresponsable. L’idée est que les affinités sont premières en politique, où :
- le goût pour la compagnie des gens prime sur la seule logique rationnelle : on adhère à des idées, aussi, par goût pour la manière dont elles sont portées et partagées, et il ne s’agit pas seulement de rhétorique, cela témoigne d’une sensibilité – politique – à la coexistence des hommes ;
- on s’oriente par affinité, le choix d’une compagnie donnant déjà de l’existence à une forme de communauté politique souhaitée.
Il s’agit donc de penser l’ancrage des affections politiques dans les affinités ; et de comprendre que s’orienter politiquement dans la pensée, c’est penser à partir de la coexistence (la politisation crée du lien et de la mise en commun), et en se situant dans le champ des affinités (ce qui produit partialité et conflictualité). La notion de goût, élaborée au XVIIIe siècle et dont nous montrerons la dimension politique, permet de penser cette ambivalence.
Cette approche de la sensibilité politique éclaire le champ politique, mais aussi celui des rapports entre politique et philosophie, et entre raison et sensibilité.
Nous partirons de la manière dont Hannah Arendt problématise ces questions, pour aller voir s’élaborer, au XVIIIe siècle principalement, le rapport entre raison, affection, goût et compagnie, entre politique et rhétorique : depuis la sensibilité politique à la coexistence des hommes et aux affinités, une autre raison que celle dont l’image a été transmise se constitue, non tyrannique, non systématique, et dont l’esquisse permet de penser d’autres Lumières, des Lumières sans prétention impérialiste.
Séance avec intervenante :
- Jeudi 18 mai : Valérie Gérard animera la séance avec Feriel Kaddour (ENS-Ulm, département d'histoire et de théorie des arts)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
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