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Séminaire Philosophie/Politique et société

Courtoisie sans cour ? Étiquette, mobilité sociale et civilité républicaine depuis les Lumières

Spyridon TEGOS

dateDate : 21/04/2017 heure Début : 17h30 -> Fin : 19h30  Report du 19/04

lieu Adresse : Salle 4, EHESS, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris

Résumé : Les séances de séminaire à Athènes se dérouleront en partenariat avec l'espace Innovathens dans le cadre de l'exposition GR80 : La Grèce des années 80.


Dans ce séminaire, nous explorons trois axes conceptuels : a) l’embarras socio-culturel, et son inscription au plus profond du corps, ressenti par tout nouveau venu – « parvenu », venant d’un milieu social inférieur vers un milieu social perçu comme supérieur. Autrement dit, une histoire de la mobilité sociale du « milieu » racontée à travers les codes de politesse et les « sadismes » que les classes supérieures inventent afin de différencier ou pousser la distinction plus loin ; b) les moyens psychologiques et les discours moraux que développent des individus afin de surmonter  le mépris social ou le snobisme ; c) le déni de l’ascension sociale exprimé parfois comme un rejet pur et simple mais très souvent à travers une politique du rire, autrement dit de satire des codes « naturalisés » de supériorité sociale tournés en dérision. Le séminaire met en œuvre une « historisation » de ces trois axes ayant comme point de départ les Lumières en France et en Écosse dans leur interdépendance.
La quête d'une courtoisie sans cour, mais liée à la ville et au contexte urbain, nous conduira tout d'abord à explorer la nature des manières qui seraient propres au « middle station of life », autre nom des couches d'origine roturière en quête d’auto-affirmation sociale. La Théorie des sentiments moraux, d’Adam Smith, bâtit son concept central de propriety à la fois sur la tradition britannique de civilité socialement inclusive liée au célèbre The Spectator, sur un rousseauisme modéré, et sur l’héritage humien et « mandevilean » de politesse moderne (modern politeness). Dans un second temps, nous explorerons l'introduction en France de cette courtoisie sans cour, de Sophie de Grouchy à Tocqueville, sur fond de républicanisme modéré et de libéralisme naissant. Il faudra ainsi faire la généalogie de la pensée smithienne avant d’examiner son influence assumée ou souterraine sur la civilité républicaine en voie de formation, avant de conclure sur le destin des manières des classes moyennes aux XIXe et XXe siècles. Dans ce cadre de l'histoire des mœurs des classes moyennes dans la dernière modernité, la question méconnue de la mobilité sociale va occuper une place importante, tout particulièrement dans la société grecque de l'après-guerre.
Intervenants :
- à Athènes :
Panayis Panagiotopoulos (professeur assistant, Université d'Athènes), Vasilis Vamvakas (professeur assistant, Université de Thessalonique), Theofilos Tramboulis (commissaire d'expositions).

- à Paris :
Vendredi 21 avril : Daniel Diatkine (professeur, Centre d'Étude des Politiques Économiques de l'Université d'Évry) et Frédérick Brahimi (EHESS)
- Jeudi 11 mai : Étienne Balibar (professeur émérite – philosophie, Université Paris Nanterre, Anniversary Chair in Modern European Philosophy, Kingston University London), Patrice Maniglier (Université Paris Nanterre), Frédérick Brahami (EHESS).

(dates à préciser) Thomas Hippler (Université de Caen), Aris Stylianou (professeur assistant, Université Aristote, Thessalonique, Grèce), Benoit Walraevens (maître de conférences, Université de Caen).

Pour Athènes, consulter le site d'Innovathens
http://www.innovathens.gr/innovathens-en-2/#sited

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Courtoisie sans cour ? Étiquette, mobilité sociale et civilité républicaine depuis les Lumières

Spyridon TEGOS

dateDate : 03/05/2017 heure Début : 17h30 -> Fin : 20h30  O.K.

lieu Adresse : Salle AS, Université de Crète, Gallos Campus, Rethymnon (Crète)

Résumé : Les séances de séminaire à Athènes se dérouleront en partenariat avec l'espace Innovathens dans le cadre de l'exposition GR80 : La Grèce des années 80.


Dans ce séminaire, nous explorons trois axes conceptuels : a) l’embarras socio-culturel, et son inscription au plus profond du corps, ressenti par tout nouveau venu – « parvenu », venant d’un milieu social inférieur vers un milieu social perçu comme supérieur. Autrement dit, une histoire de la mobilité sociale du « milieu » racontée à travers les codes de politesse et les « sadismes » que les classes supérieures inventent afin de différencier ou pousser la distinction plus loin ; b) les moyens psychologiques et les discours moraux que développent des individus afin de surmonter  le mépris social ou le snobisme ; c) le déni de l’ascension sociale exprimé parfois comme un rejet pur et simple mais très souvent à travers une politique du rire, autrement dit de satire des codes « naturalisés » de supériorité sociale tournés en dérision. Le séminaire met en œuvre une « historisation » de ces trois axes ayant comme point de départ les Lumières en France et en Écosse dans leur interdépendance.
La quête d'une courtoisie sans cour, mais liée à la ville et au contexte urbain, nous conduira tout d'abord à explorer la nature des manières qui seraient propres au « middle station of life », autre nom des couches d'origine roturière en quête d’auto-affirmation sociale. La Théorie des sentiments moraux, d’Adam Smith, bâtit son concept central de propriety à la fois sur la tradition britannique de civilité socialement inclusive liée au célèbre The Spectator, sur un rousseauisme modéré, et sur l’héritage humien et « mandevilean » de politesse moderne (modern politeness). Dans un second temps, nous explorerons l'introduction en France de cette courtoisie sans cour, de Sophie de Grouchy à Tocqueville, sur fond de républicanisme modéré et de libéralisme naissant. Il faudra ainsi faire la généalogie de la pensée smithienne avant d’examiner son influence assumée ou souterraine sur la civilité républicaine en voie de formation, avant de conclure sur le destin des manières des classes moyennes aux XIXe et XXe siècles. Dans ce cadre de l'histoire des mœurs des classes moyennes dans la dernière modernité, la question méconnue de la mobilité sociale va occuper une place importante, tout particulièrement dans la société grecque de l'après-guerre.
Intervenants :
- à Athènes :
Panayis Panagiotopoulos (professeur assistant, Université d'Athènes), Vasilis Vamvakas (professeur assistant, Université de Thessalonique), Theofilos Tramboulis (commissaire d'expositions).

- à Paris :
Vendredi 21 avril : Daniel Diatkine (professeur, Centre d'Étude des Politiques Économiques de l'Université d'Évry) et Frédérick Brahimi (EHESS)
- Jeudi 11 mai : Étienne Balibar (professeur émérite – philosophie, Université Paris Nanterre, Anniversary Chair in Modern European Philosophy, Kingston University London), Patrice Maniglier (Université Paris Nanterre), Frédérick Brahami (EHESS).

(dates à préciser) Thomas Hippler (Université de Caen), Aris Stylianou (professeur assistant, Université Aristote, Thessalonique, Grèce), Benoit Walraevens (maître de conférences, Université de Caen).

Pour Athènes, consulter le site d'Innovathens
http://www.innovathens.gr/innovathens-en-2/#sited

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Courtoisie sans cour ? Étiquette, mobilité sociale et civilité républicaine depuis les Lumières

Spyridon TEGOS

dateDate : 11/05/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Les séances de séminaire à Athènes se dérouleront en partenariat avec l'espace Innovathens dans le cadre de l'exposition GR80 : La Grèce des années 80.


Dans ce séminaire, nous explorons trois axes conceptuels : a) l’embarras socio-culturel, et son inscription au plus profond du corps, ressenti par tout nouveau venu – « parvenu », venant d’un milieu social inférieur vers un milieu social perçu comme supérieur. Autrement dit, une histoire de la mobilité sociale du « milieu » racontée à travers les codes de politesse et les « sadismes » que les classes supérieures inventent afin de différencier ou pousser la distinction plus loin ; b) les moyens psychologiques et les discours moraux que développent des individus afin de surmonter  le mépris social ou le snobisme ; c) le déni de l’ascension sociale exprimé parfois comme un rejet pur et simple mais très souvent à travers une politique du rire, autrement dit de satire des codes « naturalisés » de supériorité sociale tournés en dérision. Le séminaire met en œuvre une « historisation » de ces trois axes ayant comme point de départ les Lumières en France et en Écosse dans leur interdépendance.
La quête d'une courtoisie sans cour, mais liée à la ville et au contexte urbain, nous conduira tout d'abord à explorer la nature des manières qui seraient propres au « middle station of life », autre nom des couches d'origine roturière en quête d’auto-affirmation sociale. La Théorie des sentiments moraux, d’Adam Smith, bâtit son concept central de propriety à la fois sur la tradition britannique de civilité socialement inclusive liée au célèbre The Spectator, sur un rousseauisme modéré, et sur l’héritage humien et « mandevilean » de politesse moderne (modern politeness). Dans un second temps, nous explorerons l'introduction en France de cette courtoisie sans cour, de Sophie de Grouchy à Tocqueville, sur fond de républicanisme modéré et de libéralisme naissant. Il faudra ainsi faire la généalogie de la pensée smithienne avant d’examiner son influence assumée ou souterraine sur la civilité républicaine en voie de formation, avant de conclure sur le destin des manières des classes moyennes aux XIXe et XXe siècles. Dans ce cadre de l'histoire des mœurs des classes moyennes dans la dernière modernité, la question méconnue de la mobilité sociale va occuper une place importante, tout particulièrement dans la société grecque de l'après-guerre.
Intervenants :
- à Athènes :
Panayis Panagiotopoulos (professeur assistant, Université d'Athènes), Vasilis Vamvakas (professeur assistant, Université de Thessalonique), Theofilos Tramboulis (commissaire d'expositions).

- à Paris :
Vendredi 21 avril : Daniel Diatkine (professeur, Centre d'Étude des Politiques Économiques de l'Université d'Évry) et Frédérick Brahimi (EHESS)
- Jeudi 11 mai : Étienne Balibar (professeur émérite – philosophie, Université Paris Nanterre, Anniversary Chair in Modern European Philosophy, Kingston University London), Patrice Maniglier (Université Paris Nanterre), Frédérick Brahami (EHESS).

(dates à préciser) Thomas Hippler (Université de Caen), Aris Stylianou (professeur assistant, Université Aristote, Thessalonique, Grèce), Benoit Walraevens (maître de conférences, Université de Caen).

Pour Athènes, consulter le site d'Innovathens
http://www.innovathens.gr/innovathens-en-2/#sited

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