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Séminaire Philosophie/Politique et société

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen relue à la lumière du XXIe siècle

Jean-Claude MILNER

dateDate : 28/03/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Amphithéâtre Stourdzé, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Au moment de sa conception, la Déclaration s’appuyait sur deux présupposés : 1) une certaine définition de l’homme ; 2) l’invariabilité des droits de cet homme, indépendamment des évolutions constitutionnelles ou changements juridico-politiques. Le citoyen, en revanche, s’inscrit d’emblée dans une formation constitutionnelle déterminée, ce qui exige la variabilité de son statut et de ses droits d’une formation à l’autre. Une première question de ce séminaire serait donc de savoir comment s’articulent désormais l’homme et le citoyen. La question se complique si l’on se rappelle que l’homme de la Déclaration, invention des Lumières, n’existe plus en tant que concept universel. Lire la Déclaration au XXIe siècle exige donc une nouvelle interprétation du mot homme comme point de départ : on appelle homme l’ensemble des droits qu’on lui reconnaît. Ces droits ont un support qui vit et meurt et qui parle : un corps parlant.
La seconde question serait de savoir si l’on ne pourrait pas cerner l’universalité des droits de l’homme dans l’objectivité matérielle de leur support, à savoir le corps et ses facultés ? Au XXe siècle, Hannah Arendt a mis en question cette universalité. En critiquant sa position, on montrera que le point de rupture entre les deux séries de droits est la disparition, au XXe siècle, du droit naturel en tant que leur principe commun. Dans cette nouvelle perspective, des questions plus précises se posent. Celle qui nous intéressera particulièrement : avoir une nationalité, est-ce un droit de l’homme ou du citoyen ? Si c’est un droit de l’homme, qu’en est-il alors de la déchéance de la nationalité ?
Une question que se pose le XXIe siècle nous semble résumer en dernier ressort la problématique des droits de l’homme pour notre époque : s’il est vrai qu’un sujet ne peut être dépouillé, ni par la force ni par le droit, des droits de l’homme, est-il possible qu’il renonce de lui-même à ses droits de corps parlant ? À travers cette question, c’est le rapport/non-rapport entre la sexualité et les droits de l’homme que nous essayerons de mettre en avant. Les trois jalons de notre discussion seront Kant, Lacan et le dernier Foucault.

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