Ce projet se propose d’analyser les nouvelles définitions du concept et du fait religieux dans la philosophie contemporaine, l’anthropologie et les études de media (media studies) et d’interroger leur pertinence pour comprendre la relation structurale entre les phénomènes d’une religion globalisée et les nouvelles technologies de la communication. Cette analyse comporte trois axes de réflexion : 1) les théologies du miracle, 2) les philosophies de l’événement, et 3) les théories des effets spéciaux.
Ce projet de recherche s’articule autour de deux hypothèses. D’une part, l’hypothèse que les « effets spéciaux » doivent être situé dans le contexte de la tradition religieuse, notamment celle du miracle et, d’autres part, que le miracle a toujours été caractérisé par une certaine « mécanicité » ou technicité. Parler des effets spéciaux en termes de miracles implique une généralisation de l’usage du terme de religion - de ses concepts, de son imaginaire, de son archive sémantique et figurale -, jusqu’à inclure presque tout ce que, à des moments différents, s’est détaché du religieux (ou ce que la religion a essayé de mettre à distance). De manière analogue, parler de miracles en termes des effets spéciaux revient à problématiser le sens et la portée non seulement de la religion, mais aussi le statut ontologiquement indépendant de ses alternatives supposées (la magie, la technologie). Par conséquent, l’opposition simple entre deux registres – la religion et les media – qu’on voudrait conceptuellement et empiriquement distinguer l’un de l’autre se révèle problématique. Il est donc urgent de poser à nouveau la question du rapport plus complexe entre ces deux termes de l’analyse proposée, en particulier entre ce qu’on appelle un miracle et un effet spécial. Ces deux axes du projet peuvent s’articular avec l’aide d’une philosophie de l’événement – comme dirait Alain Badiou : « laïcisé » - en général.
Minimal Theologies: Critiques of Secular Reason in Theodor W. Adorno and Emmanuel Levinas, trans. Geoffrey Hale (Baltimore and London: The Johns Hopkins University Press, 2005) http://www.press.jhu.edu/books/title_pages/3111.html
L'activité
philosophique, scientifique et de recherche est animée par une
assemblée collégiale composée de 50 « Directeurs de programme » nommés
pour six ans.
Une direction de programme est conçue comme la
mise en oeuvre d'un programme de recherche original, cohérent, destiné
à se développer sur une période de six ans. Expérimentation,
consistance et progressivité sont les caractéristiques de cette
activité. En général, une direction de programme s'articule autour
d'un séminaire qui définit la problématique générale de la recherche et
assure à celle-ci une certaine publicité. Mais le séminaire ne
représente qu'un noyau initial sur lequel se greffent d'autres éléments.
En effet, un Directeur de programme peut :
conduire un séminaire en invitant éventuellement intervenants et conférenciers
écrire des textes destinés à publication ; coordonner un numéro de la revue Rue Descartes
établir
des relations tant avec d'autres organismes de recherche (CNRS, EHESS, MSH, ENS, Universités, Collège de France,
etc.), qu'avec des institutions culturelles (CIté des Sciences et de l'Industrie, Instituts culturels étrangers, IRCAM, musées, etc.), ouvrir ainsi un espace de
réflexion permettant de regrouper des personnes issues de milieux
professionnels divers
prendre l'initiative de journées d'étude, de colloques, de samedis du livre
mettre en place un groupe de travail, un atelier (par exemple de lecture collective ou pour préparer des publications)
proposer et conduire des activités de formation continue
animer
une activité de traduction et participer à la réflexion générale sur
les enjeux philosophiques de la traduction, réflexion qui trouve au
Collège une place privilégiée du fait de sa dimension internationale
diriger les travaux de candidats au Diplôme du Collège international de philosophie
participer aux instances du Collège (Conseil, Comité de lecture)
Il
appartient à chaque directeur de programme de coordonner un certain
nombre de ces activités selon son choix et le déroulement de son
programme. L'ensemble des directeurs de programme forme l'assemblée
collégiale, qui définit et met en oeuvre les recherches menées au sein
du Collège international de philosophie.
La charge de directeur de programme requiert la participation à la vie et aux tâches collégiales :
assemblées collégiales, commissions, participation éventuelle au conseil, examen des propositions de séminaires.
Les directeurs de programme disposent des moyens suivants :
mise à disposition de salles pour séminaires et conférences ;
accès sous certaines conditions à des crédits de fonctionnement ;
d'autre
part, des mises à disposition à temps partiel peuvent être accordées par le
Ministère de l'Éducation nationale aux directeurs de programme qui
enseignent dans le Second degré ;
Une direction de programme peut se tenir à Paris, en province ou à l'étranger.
Le
Collège international de philosophie confie aux directeurs de programme
installés en province ou à l'étranger le développement de ses relations
avec les institutions et collectivités locales.