« Qu’est ce que l’homme ? » La quatrième des grandes interrogations philosophiques notées par Kant, reste et restera incessamment d’actualité. Nous reprendrons la question sous la forme suivante : qu’est-ce que les sciences de l’homme contemporaines disent de l’homme ? Notre réflexion philosophique, qui est celle d’un praticien, ne se situera pas en surplomb des connaissances, mais à l’intérieur, cherchant à les faire avancer en proposant de nouvelles perspectives de travail.
Après un examen de la scientificité classique, et du schisme culturel qu’elle a entraîné, nous reprendrons le paradigme de la complexité tout en maintenant une position néo kantienne inspirée du réel voilé. Nous mettrons en avant le concept d’organisation. Il s’ensuivra une critique du substantialisme et remplacement par une vision organisationnelle du réel. C’est le point clé du projet car, le concept d’organisation s’appliquant au monde comme à l’homme, il apporte la possibilité d’une vision positive sans clivage, ni réduction.
Nous examinerons les méthodologies utilisées dans la psychanalyse, les neurosciences, la linguistique, le cognitivisme, l’anthropologie culturelle. À la suite de cet examen, il apparaîtra que, le propre de l’homme, sous réserve de ne pas réduire le concept, est de traiter et de transmettre de l’information. Du coup le concept d’information peut faire lien entre les différentes sciences traitant de l’homme. Mais désigner la capacité informative de l’homme aboutit à un constat d’insuffisance : les connaissances actuelles n’en donnent aucune explication satisfaisante. À partir de là, nous allons tenterons d’indiquer la nécessité de nouveaux objets de la connaissance.
Il y a derrière ce travail la volonté de donner les conditions d’une étude positive de l’homme tout en évitant les visions parcellaires et réductrices, hélas, toujours renaissantes. Les concepts avancés permettent de concevoir une continuité du biologique au symbolique et rendent envisageable l’articulation des connaissances correspondantes. Les différents champs d’étude positive de l’homme trouvent ainsi une cohérence sur laquelle une anthropologie peut se fonder. Nous en verrons les conséquences le plan de la morale et de l’éthique.
/ Bibliographie
" Le cerveau machine, critique du computationnisme", in ruedescartes.org, rubrique "recherches en cours" 2011.
" L'émergence du représentationnel", in ruedescartes.org, rubrique "recherches en cours" 2011.
La psychanalyse, histoire des idées et bilan des pratiques, Grenoble, PUG, 2005
Manuel de psychopathologie, Grenoble, PUG, 2002.
La psychanalyse, une science de l’homme ?, Paris, Delachaux et Niestlé, 2000.
/ Autres directeurs
/ Les directeurs de programme
L'activité philosophique, scientifique et de recherche est animée par une assemblée collégiale composée de 50 « Directeurs de programme » nommés pour six ans.
Une direction de programme est conçue comme la mise en oeuvre d'un programme de recherche original, cohérent, destiné à se développer sur une période de six ans. Expérimentation, consistance et progressivité sont les caractéristiques de cette activité.
En général, une direction de programme s'articule autour d'un séminaire qui définit la problématique générale de la recherche et assure à celle-ci une certaine publicité. Mais le séminaire ne représente qu'un noyau initial sur lequel se greffent d'autres éléments.
En effet, un Directeur de programme peut :
conduire un séminaire en invitant éventuellement intervenants et conférenciers
écrire des textes destinés à publication ; coordonner un numéro de la revue Rue Descartes
établir des relations tant avec d'autres organismes de recherche (CNRS, EHESS, MSH, ENS, Universités, Collège de France, etc.), qu'avec des institutions culturelles (CIté des Sciences et de l'Industrie, Instituts culturels étrangers, IRCAM, musées, etc.), ouvrir ainsi un espace de réflexion permettant de regrouper des personnes issues de milieux professionnels divers
prendre l'initiative de journées d'étude, de colloques, de samedis du livre
mettre en place un groupe de travail, un atelier (par exemple de lecture collective ou pour préparer des publications)
proposer et conduire des activités de formation continue
animer une activité de traduction et participer à la réflexion générale sur les enjeux philosophiques de la traduction, réflexion qui trouve au Collège une place privilégiée du fait de sa dimension internationale
diriger les travaux de candidats au Diplôme du Collège international de philosophie
participer aux instances du Collège (Conseil, Comité de lecture)
Il appartient à chaque directeur de programme de coordonner un certain nombre de ces activités selon son choix et le déroulement de son programme.
L'ensemble des directeurs de programme forme l'assemblée collégiale, qui définit et met en oeuvre les recherches menées au sein du Collège international de philosophie.
La charge de directeur de programme requiert la participation à la vie et aux tâches collégiales :
assemblées collégiales, commissions, participation éventuelle au conseil, examen des propositions de séminaires.
Les directeurs de programme disposent des moyens suivants :
mise à disposition de salles pour séminaires et conférences ;
accès sous certaines conditions à des crédits de fonctionnement
Une direction de programme peut se tenir à Paris, en province ou à l'étranger.
Le Collège international de philosophie confie aux directeurs de programme installés en province ou à l'étranger le développement de ses relations avec les institutions et collectivités locales.